La banque de données Inis sur un nouveau site performant... et gratuit


Pour certains organismes publics producteurs ou détenteurs d’information, la mode est de donner gratuitement accès aux informations qu’ils détiennent, et ce avec des outils de recherche de plus en plus performants.
             
On l’a vu il y a quelques années déjà, pour les informations juridiques – en particulier européennes et françaises – et pour les informations sur les brevets et marques déposées. Sauf pour ces dernières, les offices de brevets s’autofinançaient en général ; cela revient, au nom de la liberté d’accès à l’information, à faire payer à tous les citoyens contribuables la mise en place d’un service destiné essentiellement aux professionnels.

Cela étant, dans bien des cas, ces informations restent disponibles de façon payante dans de larges bouquets comme Factiva, ou dans des services sophistiqués comme Questel, Edital ou STN.
            
La banque de données INIS (International Nuclear Information System) est loin d’être une nouvelle venue, ne proposant qu’un nombre limité d’informations.
             
C’est en effet dès 1970 que l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique, IAEA en anglais) créa cette banque de données bibliographique, dédiée aux applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires.
             
Elle est alimentée par les 143 pays et organisations membres  de l’AIEA, le CEA assurant son alimentation pour la France.
          
Elle est disponible depuis fort longtemps sur le serveur STN. Son contenu est par ailleurs intégré à la banque de données Energy sur STN et Dialog, mais seulement pour les utilisateurs des pays membres de l’ETDE (International Energy Agency’s Energy Technology Data Exchange), qui produit la base.
             
Mais il se trouve que la France a rompu ses accords avec cet organisme et, par conséquent, les utilisateurs français se voient refuser l’accès à cette base sur l’un et l’autre serveur.
             
Par ailleurs et depuis longtemps, l’AIEA offre un accès à la base sur son site. Cet accès, payant pendant un temps pour certains utilisateurs, est désormais libre et gratuit pour les internautes du monde entier. On peut aussi acquérir la base sur cédérom (extrait limité aux notices), afin de garantir la confidentialité des recherches.
             
La base compte aujourd’hui plus de 3 millions de documents ; le trois millionième, un document d’origine hongroise, a été chargé en  novembre 2008, sachant que, sur l’ensemble de l’année, 123 536 documents ont été ajoutés à la base.
             
Sur ce total, 27 227 sont qualifiés de “non conventional literature” et sont constitués essentiellement de littérature grise : rapports, actes de conférences, thèses, preprints et aussi brevets.
             
Ce type de littérature représente environ 30 % du contenu de la base – soit un total de 900 000 documents environ – avec, pour moitié, accès vers le texte intégral.
            
 On notera par ailleurs que plus de 250 000 documents sont disponibles en PDF directement depuis la banque de données, dont une bonne partie de littérature non conventionnelle.
             
A la connexion, une recherche simple est proposée via une zone de saisie et semble rechercher dans l’ensemble des champs.
             
Un lien Advanced Search permet de préciser sa requête en limitant à un ou plusieurs champs ; attention, la recherche sur “tous les champs” inclut par exemple les auteurs et leurs affiliations, ce qui n’est pas le cas dans le Basic Index de STN.
             
On peut préciser que les mots doivent être cherchés avec l’opérateur AND, OR, comme une phrase ou dans l’ordre.
             
On peut utiliser masques et troncatures (même à gauche), et un opérateur de proximité simplifié.
            
Il existe par ailleurs deux catégories de descripteurs : les DEC (Computer Assigned Descriptors) et les DEI (Indexes Assigned Descritors).
             
On peut, enfin, combiner les recherches avec ET, OU, SAUF.
             
Les résultats apparaissent sous forme de titres ; un clic permet de visualiser une référence complète ou toutes celles de la page, les termes de la requête étant surlignés.
             
Selon les cas, on accède directement au document PDF ou au site de l’éditeur ; on peut quelquefois se procurer le document auprès du producteur.
             
On saluera pour conclure la qualité du travail des producteurs de la base, qui illustre – on s’en réjouira – que des approches professionnelles existent toujours pour la création de banque de données.
             
On peut se connecter sans mot de passe à Inis sur le Web via l’adresse http://inisdb2.iaea.org.
            
 L’inscription permet par ailleurs d’établir un profil personnalisé et de sauvegarder des stratégies.
            
INFORMATIONS

http://inisdb2.iaea.org



François Libmann
Publié dans le n° 259 de Bases (Avril 2009)

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