Le troisième concours de stratégies de recherche - Un partenariat BASES-i-expo


Voici le numéro spécial de Bases présentant les stratégies candidates pour la troisième édition du concours des meilleures stratégies de recherche, organisé par Bases et i-expo.
             
Ce concours a, depuis son origine, le soutien de l’ADBS, rejointe cette année par le CFIB (Club francophone de l’information brevet).
            
L’ensemble des stratégies proposées confirme qu’il y a, plus que jamais, une valeur ajoutée dans la recherche d’information elle-même, avant celle qui se situe dans le traitement des informations.
            
Pour s’exprimer pleinement, cette valeur ajoutée dans la recherche a d’abord besoin de serveurs/agrégateurs, offrant à la fois un large contenu et des outils sophistiqués et performants, permettant d’extraire les informations les plus pertinentes.
             
Elle a évidemment besoin de professionnels de l’information aguerris et convaincus que, s’il est des cas où une recherche sur Google avec un ou deux mots peut convenir, réaliser une recherche performante ne se limite pas à cela, pas plus qu’à recueillir un gros volume d’informations sur le Net et à charger un outil d’en extraire le sens.
             
On observera cette année que les candidats se répartissent à parts égales entre les utilisateurs et les serveurs.
            
Parmi les utilisateurs, on saluera tout particulièrement la candidature de deux étudiants de l’INTD, amenés par leur professeur. C’est en effet la première fois que des étudiants en infodoc participent à ce concours. On espère que ce mouvement s’amplifiera lors des prochaines éditions.
             
On notera aussi l’utilisation par un candidat de Scopus et Thomson- Innovation, produits de nouvelle génération dont les possibilités sont très proches des serveurs classiques, mais avec des options complémentaires.
            
L’anonymisation quasi-totale de cette stratégie sur un sujet considéré comme confidentiel – qui n’enlève ni à sa compréhension, ni à son intérêt – illustre parfaitement, s’il en était besoin, que l’objectif de ce concours n’est pas de percer les secrets de certaines entreprises par des moyens détournés.
             
On espère que cela permettra à des candidats hésitants pour ce type de raison à franchir le pas l’an prochain, et à d’autres de convaincre leur hiérarchie que l’on est plus dans une démarche “Web 2.0” – bien que n’utilisant pas le Web –, que d’intelligence économique offensive.
             
Du côté des serveurs, on retrouve la plupart des fidèles, TotalPatent rejoignant l’équipe.
             
Manquent EINS pour raison de disparition et Europresse pour raison officielle d’absence de temps, vraisemblablement liée à un changement de stratégie marketing.
            
On le regrettera, comme pour Questel d’ailleurs, ce dernier ayant néanmoins fait un geste significatif en direction de ses clients voulant participer au concours.
             
Sachant que la participation à ce concours est gratuite, on a toujours un peu de mal à imaginer que la visibilité qu’il offre à un serveur ne justifie pas le minimum d’investissement nécessaire à la présentation d’une stratégie qui, de plus, n’a même pas besoin d’avoir été créée pour l’occasion.
             
Rappelons enfin que ce numéro de Bases, comme ceux des éditions précédentes (n°237-238 et 248-249), est très largement diffusé à i-expo et peut être un outil de sensibilisation “œcuménique” à l’intérêt qu’il y a à utiliser les grands serveurs, mais également un outil pédagogique dans les école d’infodoc.
             
Quant aux participants utilisateurs, leur contribution à cette œuvre collective d’échange et de promotion du métier ne peut que valoriser leurs compétences.
             
Les prix sont attribués en prenant en compte le vote des visiteurs d’i-expo (le premier jour) et d’un jury d’utilisateurs composé de :
 
• Président : François Libmann, Bases Publications ;
• Anne-Cécile Bourneuf, KPMG ;
• Véronique Clot,Cabinet Lavoix ;
• Caroline Fayolle,Air Liquide ;
• Anne-Marie Libmann,Rio Tinto Alcan ;
• Mireille Lamouroux, représentant l’ADBS ;
• Annick Marquet, représentant le CFIB.
            
LA PREMIERE VALEUR EST DANS LA RECHERCHE
            
Il est de bon ton de valoriser analystes et autres consultants effectuant la noble tâche de traiter l’information mise à leur disposition d’une façon ou d’une autre, qu’ils aient eux-même effectué des recherches rapides sur Google par exemple ou qu’ils aient sous-traité la requête à un stagiaire.
             
Sans nier, bien entendu, la valeur ajoutée qui existe dans le traitement de l’information, il ne faut pas oublier que cette valeur ajoutée est fortement dépendante de la qualité des informations à partir desquelles le traitement est effectué.
             
En fait, on oublie beaucoup trop souvent que la première valeur ajoutée est dans la recherche.
            
Or, si des moteurs de recherche comme Google représentent indéniablement un moyen simple d’accéder à de multiples sources d’information gratuites, il n’en demeure pas moins que parallèlement à ces sources, les grands serveurs donnent la possibilité d’interroger de façon extrêmement sophistiquée de multiples gisements d’informations professionnelles et qualifiées.
             
C’est l’objet de ce numéro spécial que de montrer un échantillonnage de ce que les professionnels de l’information peuvent réaliser sur les grands serveurs ... mais ni sur Google ni sur des bases brevet gratuites !
 
 
 
François Libmann
Publié dans le n° 260-261 de Bases (Mai-Juin 2009)
 

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