i-expo en croissance malgré la crise


Compte tenu du contexte économique général, et plus particulièrement de celui des salons professionnels, les organisateurs d’i-expo ont nourri de légitimes inquiétudes avant la manifestation qui s’est tenue les 17 et 18 juin derniers.
             
Ces inquiétudes se sont finalement révélées vaines, dans la mesure où tant le nombre d’exposants que celui de visiteurs ont augmenté en comparaison des chiffres de l’an dernier.

             
On peut penser que cela tient à plusieurs raisons :
             
• le secteur de l’information électronique professionnelle, sa production, sa diffusion, sa gestion, est devenu suffisamment fondamental pour que malgré le contexte économique difficile – et, dans certains cas, grâce à lui –, les acteurs restent suffisamment en bonne santé et les utilisateurs, clients et consommateurs, continuent de s’y intéresser.
             
On ne sait si l’activité générée pour les exposants ou au gré des contacts entre les visiteurs a elle aussi progressé, mais nul doute qu’au moins des “graines” ont été semées ;
               
• la formule de regroupement de trois salons plus un, à la Porte de Versailles, a confirmé son intérêt. Le lieu est agréable et se situe de plus dans Paris intra muros. Ce regroupement a permis d’élargir à la fois le public et les thématiques prises en compte, faisant éclater le centrage des manifestations anciennes sur le seul monde de la documentation ;
            
• la présence des salles de conférences et de présentation de produits au sein même de l’exposition a confirmé, malgré quelques inévitables nuisances sonores, tout l’intérêt qu’il y avait à établir une vraie synergie entre conférences et exposition ;
             
• le programme de communication était plus développé que les années précédentes, tant au niveau des annonces presse que de la part des exposants, auxquels les organisateurs avaient fourni des outils clés en main.
             
En terme d’exposants, il est intéressant de noter la présence de nouveaux arrivants.
             
Certains étaient complètement nouveaux – comme Knowledge Plaza (une plate-forme collaborative de gestion de l’information et des connaissances), Infotrieve (spécialiste des solutions d’acquisition et de gestion de contenu), Indexpresse (qui produit et commercialise depuis quelques années la banque de données Delphes) ou l’e-vidal (base de données sur les médicaments commercialisés en France) –, d’autres étaient venus il y a quelques années, comme Cybion ou Arisem. Sur le total de 140 exposants, 25 n’étaient pas présents en 2008, tandis que la surface de l’exposition augmentait de 15%
             
On  remarquera aussi que certains ne participent plus tous les ans, comme EDD ou Europresse, privilégiant une année où ils ont une nouveauté à présenter.
            
On  a noté enfin la présence de nombreux éditeurs français de logiciels spécialisés, confirmant la vitalité du secteur, ainsi qu’un nombre important de sociétés non françaises, certaines déjà présentes en France – comme Elsevier – et d’autres non, comme l’OEB, Springer ou le Groupe Taylor & Francis.
            
En termes de visiteurs, sans disposer de statistiques précises, on peut penser que compte tenu des restrictions des budgets déplacement, le nombre de provinciaux était plus faible qu’à l’accoutumée et qu’à l’inverse, l’augmentation du chômage et du développement de l’auto-entreprenariat a multiplié le nombre des consultants désireux d’intervenir dans ce secteur.
            
En tout état de cause, le nombre de visiteurs annoncés par les organisateurs est de 5 676, en augmentation de 7% par rapport à 2008.

La prochaine édition d’i-expo aura lieu les 9 et 10 juin 2010.



François Libmann
Publié dans le n° 262 de Bases (Juillet/Août 2009)


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