Une banque de données dédiée à l'intelligence territoriale

Il n’est pas très surprenant qu’un spécialiste des investissements et de l’aménagement du territoire crée une banque de données proche du concept d’intelligence territoriale.
C’est le cas de David Cousquer, dont le cabinet baptisé Trendeo, spécialisé dans la veille, à créé un observatoire de l’investissement à coté de  ses activités de conseils.
Il s’agit en fait d’une banque de données qui, sur le territoire français, recense depuis début 2009 toutes les opérations d’investissement ou de désinvestissement annoncées, entraînant la création ou la suppression d’au moins dix emplois.

             
Ces informations sont repérées par une surveillance de plus de 3 000 sites web, gratuits pour l’essentiel : presse nationale, presse quotidienne régionale, presse économique, sites internet des médias radio et TV, sites des fédérations professionnelles, etc.
             
Ces informations font l’objet d’une fiche comportant une vingtaine de champs : nom de l’entreprise, activité, secteur Insee, activité du site, nom de la maison mère le cas échéant, description du projet, type d’opération, localisation précise, adresse du site internet de l’entreprise, date de l’information, URL de cette information et, souvent, une URL donnant des renseignements complémentaires.
             
On observe – et cela n’est pas surprenant – qu’à mesure que le temps passe, certains liens d’une fiche ne fonctionnent plus ou renvoient à une page devenue payante.
             
La structuration en champs multiples et précis est une aide à la recherche, mais aussi un moyen pour les producteurs de la base de bien veiller à ce qu’on ne leur reproche pas d’avoir recopié les textes.
             
Une colonne sur la gauche de l’écran permet de sélectionner une série de critères : période, localisation, détail sur le type d’opération, nombre d’emplois... Une recherche par mots-clés ou nom de société/société mère est également proposée.
             
DE MULTIPLES POSIBILITES DE VISUALISATION
            
En cliquant sur Géolocalisation, on obtient une carte où sont situés les sites des opérations sélectionnées, la couleur verte étant réservée aux créations d’emplois et la couleur rouge aux emplois supprimés.
            
Quant à la synthèse géographique, elle donne pour chaque région le solde des emplois créés / perdus.
             
On peut aussi obtenir toute une série de graphes, représentant par exemple les créations d’emplois par secteurs détaillés, par départements, régions... On découvre ainsi qu’au cours du dernier trimestre, c’est dans les Hauts de Seine que les créations d’emplois ont été les plus nombreuses et c’est le Cher qui a connu le plus de suppressions.
            
L’originalité de ce site tient au fait qu’il n’est pas du tout créé à partir d’informations – retraitées ensuite – émanant d’un organisme public.
             
En tout état de cause, le secret statistique empêcherait d’atteindre le niveau de précision qui est donné ici pour les diverses opérations.
            
On peut considérer aujourd’hui qu’avec l’information régionale et locale disponible sur le Web, peu d’opérations échappent au screening. Il faut néanmoins considérer les deux limites de l’exercice :
            
- la première est que seules les opérations concernant au moins dix emplois sont prises en compte ;
            
- la seconde est que dans les secteurs à très fort turnover (30 % par exemple, comme cela peut être le cas dans certains secteurs de l’informatique), une embauche même importante qui compense ce turnover n’est pas prise en compte.
             
Cette banque de données peut intéresser en particulier deux types de clients : les collectivités locales et territoriales bien sûr, mais aussi toutes les sociétés ayant des activités liées à l’embauche (construction, restauration collective...) ou aux licenciement (aide au reclassement...).
            
Le service est disponible sur une base annuelle forfaitaire de 3490 € HT pour le premier poste, et de 650 € HT pour les suivants.



François Libmann

Publié dans le n° 263 de Bases (Septembre 2009)

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