Brevets : Questel à l'offensive sur tous les fronts


Questel a présenté récemment ses nouveautés brevets. C’est un exercice auquel se livre régulièrement ce serveur, de même que STN, et ces journées connaissent toujours une forte fréquentation. C’est la preuve, s’il en était besoin, qu’il existe encore un nombre significatif de spécialistes de l’interrogation des bases de brevets toujours soucieux d’améliorer leurs pratiques.
             
Cette réunion a été bien loin d’une simple révision ou d’une présentation de nouveautés d’ordre cosmétique.

            
Tant sur le plan du contenu offert que sur celui de la plateforme, le nombre de nouveautés était en effet assez impressionnant.
             
Nous nous concentrerons dans cet article sur les enrichissements en terme de contenu et parlerons dans un prochain numéro de la nouvelle plateforme QPAT, dont la version bêta nous a été présentée.
             
Bien que la démonstration de la version bêta ait montré l’étendue des nouvelles possibilités, nous préférons, comme à l’habitude, tester une version réellement lancée et avec au moins la première génération des améliorations.
             
Sur le plan du contenu donc, on peut dire que le lancement – il y a quelques années déjà – de Pluspat puis de Fampat a été une décision stratégique majeure, permettant à Questel de devenir producteur d’une base de données se posant clairement en alternative à World Patents Index de Derwent, à un coût inférieur.
            
La deuxième étape a consisté à augmenter le nombre de bases de données brevet en texte intégral, en allant au-delà des classiques – européens, PCT, français, anglais et allemands – et en étendant la couverture, par exemple, vers la Belgique ou la Suisse.
             
La troisième étape consiste maintenant à élargir cette offre de bases de données en texte intégral à des pays plus “exotiques” : l’Asie bien sûr, avec le Japon, la Chine, la Corée du Sud et Taiwan, mais aussi la Russie, le Canada et plusieurs pays d’Amérique latine.
             
L’autre dimension de cette troisième étape est le chargement des traductions machine en anglais pour la plupart des langues exotiques, les langues asiatiques et également le russe.
             
Toutes les bases en texte intégral resteront indépendantes, mais verront également leur contenu intégré à Fampat ; cette base a vocation à accueillir de plus en plus de texte intégral et à devenir une base d’une très grande taille, les performances de la nouvelle plateforme permettant de digérer ce changement d’échelle. Sont déjà disponibles les brevets US, européens et PCT.
             
Ces dernières nouveautés rapprochent Questel de services spécialisés dans les brevets, tels que MineSoft ou TotalPatent ; l’avantage concurrentiel de ces derniers est sérieusement grignoté en terme de couverture brevet, d’autant que Questel offre en plus quelques grandes banques de données d’information scientifique et technique et un langage d’interrogation très puissant.
           
Cela confirme, s’il en était besoin, le positionnement de Questel sur les brevets – ainsi que, pour mémoire, sur les marques et modèles –, qui l’éloigne encore plus de serveurs comme STN et Dialog.
           
L’offre brevets de ces derniers est classique mais peu évolutive, à côté d’un nombre très significatif de banques de données de littérature scientifique et, pour Dialog, également business.
             
Au moment de boucler ce numéro, Pierre Buffet nous précise que le terme qui va être utilisé est “portail” plutôt que “plateforme” – ce qui ne change rien au principe –, mais surtout que pour faire un clin d’œil à l’histoire, ce portail va s’appeler ... Orbit !
            
Pour les “nouveaux” dans la profession, rappellons qu’Orbit fut l’un des premiers serveurs créés aux Etats-Unis, à peu près en même temps que Dialog.
Questel a racheté ce serveur en 1994.
             
Après avoir quelque peu changé dans le temps sa façon de positionner ses marques, l’entreprise va maintenant considérer Questel comme sa marque chapeau, Orbit et Edital étant utilisés, respectivement, pour les deux portails brevets et marques.
             
Ceux que l’histoire d’Orbit intéresse pourront se reporter au numéro 91 (janvier 1994) de Bases
           
APERCU DES NOUVEAUX CONTENUS CHARGES RECEMMENT - OU EN COURS DE CHARGEMENT - SUR QUESTEL
            
Il y a d’abord une série de banques de données avec le texte intégral de brevets, et une traduction machine en anglais du texte.
             
Cela concerne :
              
- le Japon : JPFULL, depuis 2004, avec 1,5 million de documents ;
           
- la Chine : CNFULL, depuis 1985 pour les demandes, les brevets délivrés et les modèles d’utilité, avec 2 millions de documents ;
            
- l’Espagne : ESFULL, les demandes depuis 1980 ;
             
- la Scandinavie : SCANFULL, les brevets délivrés de trois pays : Suède (1885), Danemark (1895) et Finlande (1944), 800 000 documents ;
           
- le Brésil : BRFULL, demandes publiées et modèles d’utilité depuis 2000, 300 000 documents ;
            
- la Russie : RUFULL, demandes de brevets, modèles d’utilité et brevets délivrés depuis 1924, 500 000 documents ;
            
- l’Amérique latine (LATIFULL, avec l’Argentine, le Chili et le Mexique) doit suivre, ainsi que l’Inde (INFULL).
            
D’autres projets sont en cours pour un lancement en 2010.
            
On prendra garde au fait qu’on ne peut faire de recherches sur les termes des langues non latines. Les recherches en russe pourraient devenir disponibles, mais  à moyen terme seulement.
            
Par ailleurs, une banque de données concerne le Canada (CACLMS, avec les informations bibliographiques et les revendications en français et en anglais depuis 1978, 1 million de documents.).
             
D’autre part, les PCT non latins avec traduction machine (Japon, Corée et Russie) sont intégrés dans PCT FULL.
             
Enfin, une collection de PDF est maintenant recherchable (FR, JP, GB, US, WO et EP, avec des antériorités variables).



François Libmann

Publié dans le n° 264 de Bases (Octobre 2009)

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