Actualité "Googlienne"


GOOGLE TRADUCTION : PLUSIEURS AMELIORATIONS
             
Utilisant au départ la technologie Systran, Google a très vite pris son indépendance pour développer son propre outil de traduction. Depuis son émancipation en octobre 2007 (il offrait alors 25 paires de langues), il n’a eu de cesse d’étoffer son service et permet aujourd’hui de choisir indifféremment une langue source et une langue cible, dans une liste de 50 langues, de l’afrikaans au yiddish, soit 2 500 combinaisons de langues !

             
A titre de comparaison, Babelfish de Yahoo! – qui utilise Systran – propose la traduction de 38 couples de langues source/cible, dont 14 de ou vers le français.
             
Accessible à l’adresse Translate.google.fr, le service Traduction de Google s’est doté fin novembre d’un nouveau design et de possibilités supplémentaires.
            
La page d’accueil de Google Traduction offre ainsi une grande zone de saisie, dans laquelle on peut inscrire du texte, une URL (pour traduire une page) ou encore importer un fichier.
           
Sous cette zone figure deux listes déroulantes, utilisées pour choisir la langue source et cible.
            
L’une des nouveautés est la traduction en temps réel.
           
Concrètement, au fur et à mesure que l’on écrit le texte, celui-ci est traduit automatiquement dans la langue cible choisie (à la condition toutefois que l’on ait préalablement indiqué les langues ; il aurait été plus judicieux de positionner les menus déroulants au-dessus de la zone de saisie...).
             
Pour les traductions en anglais, on dispose par ailleurs d’une synthèse vocale permettant d’écouter, à l’aide d’une voix synthétique, la prononciation de la phrase. D’autre part, et selon les langues source ou cible, Google peut afficher des données issues d’un dictionnaire, suggérant par exemple des synonymes, les diverses traductions lorsque le mot est un adjectif, un adverbe, un nom, une interjection...
            
Enfin, lorsque l’on choisit de traduire du texte vers une langue utilisant un alphabet spécifique (le russe, le chinois...), une option propose d’afficher la “traduction en écriture latine” – c’est à dire phonétique –, de façon à savoir comment prononcer les mots.
           
Outre les améliorations du service de traduction, deux outils ont été ajoutés et sont accessibles depuis le lien Outils et ressources, proposé dans la colonne sur la gauche de l’écran :
            
- le premier est intégré à la barre d’outils Google et permet, lors de sa navigation sur des pages en anglais, de simplement pointer le curseur de sa souris sur un mot pour afficher sa traduction dans sa langue ;
           
- le second offre la possibilité d’obtenir la traduction de pages – ou d’extraits de page – d’un simple clic, sans se connecter au service de Google Traduction ; pour l’utiliser, il suffit de glisser un bouton dans la barre d’outils de son navigateur, puis de cliquer sur ce bouton lors de sa navigation.
             
On notera que le lien “Outils linguistiques” disponible à droite de la zone de saisie, donne accès aux mêmes possibilités de traduction, mais avec l’ancienne interface.
            
“AFFICHER LES OPTIONS” DISPONIBLE SUR GOOGLE.FR
             
Nous avions présenté dans le n°80 de Netsources les nouvelles possibilités offertes par l’interface Google.com pour préciser sa recherche, en limitant notamment la sélection aux pages découvertes à une date donnée, ou en utilisant les outils “Wonder Wheel” ou “Timeline”.
            
Comme l’on pouvait s’y attendre, ces options ont été intégrées à l’interface française ; il suffit, pour les utiliser, de cliquer sur le lien “Afficher les options”, qui est désormais présent dans le haut de la page de résultats, sous la zone de saisie.
           
Ces options, qui ont été enrichies depuis leur lancement, constituent un réel atout pour l’internaute, qu’il soit néophyte ou professionnel de l’information.
             
On appréciera en particulier :
             
- la possibilité de retrouver des pages découvertes par Google à une date ou au cours d’une période donnée, fort utile pour mesurer notamment l’impact sur le Web d’un événement ; il fallait auparavant utiliser l’opérateur dateranges datedébut-datefin, aux réserves près que les dates devaient être indiquées ... dans le calendrier Julien ! (voir Netsources n°81) ;
             
- la “Roue magique” qui affiche, sous la forme d’une roue, les concepts proches des termes de la recherche.
             
On retrouve ici une fonctionnalité similaire aux termes associés, proposés depuis des années par Exalead.
             
Pour une requête avec “alicaments” par exemple, la Roue magique suggère les termes : bifidus actif, chewing gums, compléments alimentaires, réglementation alicament, forum alicaments, etc.
             
En cliquant sur l’un des termes, on relance la “Roue magique” sur ce terme et non, comme c’est le cas sur Exalead, sur le terme initial + le terme associé.
             
Si Google offre là un service similaire à celui d’Exalead, les résultats des deux outils sont en revanche très différents. Ainsi, pour la même requête sur les alicaments, Exalead propose les termes acide aminé, additif alimentaire, complément alimentaire, hygiène de vie, maladie coeliaque, matière grasse, régime alimentaire, etc.
             
- l’outil Chronologie enfin, est peut-être l’un des plus intéressants.
           
La recherche est ici lancée non plus sur l’ensemble du Web, mais sur un petit ensemble de sources sélectionnées par Google pour leur pertinence.
             
Rien n’est indiqué quant aux critères de sélection, mais on remarque que les résultats (sur “alicaments” par exemple) sont issus de sites de presse (MoneyWeek, Capital, Les Echos...), de sites institutionnels (l’UHP de Nancy, Ipsos, INA...), de banques de données (Cairn...), d’ouvrages (Google Books...), etc. Le nombre de résultats quant à lui est très sérieusement restreint, puisqu’il passe dans cet exemple de 53 400 sur Google Web à ... 524 (!) avec l’outil Chronologie.
            
Une autre différence tient aux critères de classements. Avec l’outil Chronologie, les résultats sont classés “chronologique-ment”, selon les dates présentes dans la page et sont surmontés d’un “histogramme chronologique” indiquant le nombre d’articles par date (voir Netsources n°80).
             
Si l’on ne peut bien sûr faire une recherche exhaustive ou très précise avec cet outil, il permet en revanche d’obtenir en quelques clics des dates importantes sur un sujet.
           
A titre d’illustration, les premiers résultats d’une recherche avec “alicaments” nous apprennent ainsi que “Dans les années 1920, les yaourts Danone étaient vendus en pharmacie...”, “C'est ainsi qu'est né au Japon, au début des année 1980, le concept d'aliment fonctionnel, de nutraceutique ou encore d'alicament.”, ou encore que “Chez nous, Danone a lancé son yaourt au bifidus actif dès 1987.”
             
Des informations que l’on aurait pu trouver via Google Web, mais qui auraient été noyées sous les messages issus de forums, les présentations commerciales, etc.
             
LA RECHERCHE EN TEMPS REEL
             
La fraîcheur de l’index d’un moteur – qui prend en compte, à la fois, le délai avec lequel un robot indexe de nouvelles pages, et la fréquence avec laquelle il les met à jour – a, de tout temps, été considérée comme un élément capital dans l’évaluation de sa qualité.
             
Plusieurs études ont d’ailleurs été menées pour mesurer “l’indice de fraîcheur” des index des grands moteurs, dont celle de Dirk Lewandowski qui concluait, après des tests portant sur 3 ans et sur les trois grands (Google, Yahoo!, MSN), que le moteur ayant l’index le plus à jour – pour les pages testées – variait selon les années, et qu’aucun de ces moteurs ne semblait avoir une solution idéale en terme de rafraîchissement  (voir “La qualité des moteurs en question”, Netsources n°73).
             
Avec le développement du microblogging et des différents réseaux sociaux (Facebook...), la mise à jour des informations a pris une autre dimension.
             
Les “conversations” sur ces réseaux ayant lieu de façon presque continue, il est en effet devenu important de pouvoir suivre ce qui se dit en temps réel, ou presque.
             
Des outils spécifiques ont bien sûr été créés et permettent d’interroger simultanément, en temps quasi réel, des sources comme Twitter, YouTube, Facebook, etc.*
            
Les moteurs quant à eux ont compris l’importance de l’enjeu et ont rapidement intégré des données de Twitter dans leurs résultats.
             
Mais Google va plus loin que ses concurrents et a annoncé, le 7 décembre dernier sur son blog, que des partenariats avaient été conclus avec des services tels Twitter, Facebook, MySpace, FriendFeed, Jaiku..., ce qui lui permettait d’intégrer, dans ses résultats, des informations en temps réel issues de ces divers services.
             
Ces résultats ne sont, pour le moment, accessibles que sur l’interface américaine de Google. Pour les visualiser, il suffit de lancer la requête sur le Web depuis Google.com, puis de cliquer sur “Show options” et de choisir le lien Latest.
             
Les premiers résultats peuvent alors dater  (selon les recherches bien sûr) de quelques secondes seulement.
             
Mais la nouveauté vient aussi de la présentation de ces résultats ; dorénavant, les derniers messages défilent alors en continu, sans qu’il soit nécessaire de cliquer ou de rafraîchir la page...
             
GOOGLE STREET VIEW ETEND SA COUVERTURE
             
Le service Street View, proposé par Google Maps, a incontestablement la faveur des internautes, même si des détracteurs se font régulièrement entendre, gagnant – ou perdant – des procès pour atteinte à la vie privée.
            
Lancé en France en 2008 avec les 21 étapes du Tour de France, le service couvrait relativement mal l’Hexagone, à l’exception des grandes agglomérations. Il vient d’étoffer considérablement son offre et propose désormais ses photos panoramiques prises au ras du sol – depuis des voitures ou des vélos – pour une grosse partie de la France, même si certaines zones restent encore à couvrir.
             
Google et l’Unesco ont d’autre part annoncé en décembre dernier un accord qui permettra des visites virtuelles – via Google Street View – de plusieurs sites du patrimoine mondial. Pour le moment, 19 des 890 sites du patrimoine mondial sont disponibles, dont le Palais et le parc de Versailles, les rives de la Seine à Paris, la vieille ville de Saint Jacques de Compostelle, le centre historique de Prague, de San Gimignano, de Sienne, etc.
             
Rappelons que pour naviguer dans les Street View, il suffit de faire la recherche dans Google Maps (par exemple “Chateau de Versailles”), puis  de glisser-déposer la silhouette jaune qui se trouve en haut du curseur à l’endroit souhaité ; lors du transfert, les rues couvertes apparaissent alors encadrées de bleu, puis la photo 3D occupe tout l’écran.
            
* On trouvera dans l’article “Comparatif de 14 moteurs de recherche "temps réel", paru le 23 juin 2009 sur le blog Outils Froids, une comparaison des principaux outils
           
www.outilsfroids.net/news/comparatif-de-14-moteurs-de-recherche-temps-reel





Béatrice Foenix-Riou
Publié dans le n°83 de Netsources (Novembre/Décembre 2009)

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