Les producteurs de la banque de données Inspec innovent

La banque de données Inspec est l’un des grands classiques dans le domaine des références de littérature scientifique. Elle  couvre les domaines de la physique, de l’énergie électrique, de l’électronique, de l’informatique, des technologies de l’information et de l’ingénierie de production.


Elle vient de célébrer son quarantième anniversaire, ce qui est rare dans le monde des banques de données, mais ses producteurs sont remontés à la création du bulletin d’abstracts sous forme papier et ont donc intégré les références de documents remontant à 1898.
             
ONZE MILLIONS DE REFERENCES
             
On illustrera la taille respectable de cette banque de données par le chargement en décembre dernier de la onze millionième référence, qui concerne une conférence sur les “Cognitive radio networks”, donnée par un chercheur de Beijing University of Post & Telecommunication, et un autre de l’université de Corée du Sud.
            
Inspec est l’une des rares banques de données toujours produite par la société savante qui l’a créée, The Institution of Engineering and Technology (IET).
            
En effet, beaucoup de banques de données de cette nature ont été récupérées par CSA, qui a réuni un catalogue impressionnant de telles bases.
             
Rappelons que CSA s’est baptisé Proquest, après avoir racheté cette dernière société.
             
Faire partie des grands classiques n’empêche pas d’innover.
             
INTRODUCTION DE LA CIB DANS LES REFERENCES
            
Inspec va ainsi rajouter à une indexation déjà très riche, avec un thesaurus, la version 8 de la CIB (Classification internationale des brevets, IPC8), à la fois sous la forme des codes IPC de différentes longueurs et des libellés en anglais.
            
Pour cela, une table de conversion a été établie entre la classification Inspec et la CIB.
             
Les tests indiquent que 50 à 75 % des références contiendront au moins un code IPC et en moyenne deux.
             
C’est, à notre connaissance, la première fois qu’une banque de données de littérature scientifique et technique introduit cette indexation.
             
Cela facilitera certainement les recherches d’art antérieur  puisque, dans les domaines couverts par Inspec, on pourra utiliser les mêmes codes pour chercher dans la littérature et dans les brevets.
             
On pourra affiner la recherche en utilisant par exemple un code IPC et des “treatment codes” tels que General Review ou Bibliography, pour identifier des documents dressant un état de l’art.
             
Le chargement des codes IPC va se faire en deux temps :
            
- à partir des mises à jour de janvier 2010, les codes IPC vont être intégrés dans les documents. Les premiers serveurs à avoir répercuté ce changement sont Dialog et DataStar, mais les autres vont suivre.
             
C’est ainsi que STN les intègrera le 1er février ;
            
- à la fin mars de cette année, les références des mises à jour de 1969 à 2009 vont être modifiées pour introduire les codes et seront transmises aux nombreux serveurs qui proposent Inspec.
             
Inspec présente par ailleurs, et cela n’est pas nouveau, un autre intérêt en matière de brevets.
            
Cette base contient en effet plus de 20 600 références de brevets publiés de 1968 à 1976 au Royaume-Uni et aux USA, ainsi que leurs équivalents (ils peuvent avoir une priorité non anglaise et non américaine).
             
Cela est donc un complément très intéressant à World Patents Index de Derwent, avec également résumé et indexation, cette dernière banque de données ne couvrant l’ensemble des technologies que depuis 1974.
           


François Libmann
Publié dans le n° 267 de Bases (Janvier 2010)

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