Actualité "Googlienne"


GOOGLE ET TWITTER
            
Eu  égard au succès impressionnant de l’outil de microblogging, il était inéluctable que Google s’intéresse de près au “phénomène” Twitter.
            
Depuis décembre dernier, le moteur indexe ainsi les tweets  en temps quasi-réel et permet de les suivre via le lien “Mise à jour”  (Updates dans Google.com), proposé dans la colonne “Afficher les options” de la page de résultats (voir Netsources n°83).

             
En cliquant sur ce lien, on obtient une page sur laquelle les derniers messages indexés par Google – issus de sites comme Twitter, mais aussi de Facebook, Google Buzz, FriendFeed, etc. –, défilent en continu, dans les secondes qui suivent leur indexation.
             
• Les archives de Twitter
            
Depuis quelques semaines, une nouvelle possibilité a été ajoutée à la version américaine de ce service : celle de rechercher sur les archives des tweets, via un graphique chronologique (Timeline) offert en haut de l’écran.
             
Pour le moment, l’antériorité des tweets remonte à février 2010, mais Google annonce qu’il compte étendre ses archives à mars 2006.
            
On peut penser que cette possibilité sera prochainement ajoutée à l’interface française.
             
• Follow Finder
            
Un autre service utilisant Twitter est également disponible depuis peu  et peut être testé dans les laboratoires de Google.
             
Follow Finder fonctionne un peu sur le principe des “pages similaires” et suggère, pour un compte twitter donné, une liste d’autres comptes de même type.
            
Plus précisément, il analyse les listes des “followings” et des “followers” des différents comptes twitters, ce qui lui permet de proposer, pour un compte donné, deux listes générées automatiquements : celle des “tweeps you might like” – à partir d’une analyse des followings – et celle des “tweeps with similar followers”, autrement dit des comptes ayant des followers similaires.
             
A titre d’illustration, une requête sur “adbsfr” – le nouveau compte twitter de l’ADBS – propose une page de résultats composée de deux colonnes :
             
Tweeps you might like, qui suggère notamment les comptes (Tweeps) de Michèle Battisti, Olivier Tassel (expert SEO), Altiref (agence de référencement), etc. ;
            
Tweeps with similar followers, qui propose en particulier les comptes de Silvère Mercier (Bibliobsession...), Bibliofrance, Figoblog, Jean-Luc Raymond (consultant en projets numériques), etc.
             
Pour chaque compte, l’outil affiche le dernier tweet posté, ainsi qu’un bouton Follow on Twitter qui permet à l’internaute – déjà inscrit sur Twitter – d’ajouter d’un simple clic le profil proposé à la liste de ses “followings”.
            
 //followfinder.googlelabs.com
             
GOOGLE MARCHAND D’ELECTRICITE
             
Google indexe aujourd’hui une centaine de milliards de pages, accessibles dans une trentaine de “data centers” dans le monde, regroupant près de deux millions de serveurs, ceci afin de répondre à près de 3 milliards de requêtes par jour !
             
Pour ce faire, il doit alimenter en électricité toute la chaîne des équipements nécessaires, qui comprend notamment – outre les serveurs et data centers eux-mêmes, employés pour le stockage des données – les divers équipements utilisés pour le refroidissement des installations.
             
La facture énergétique de Google est donc à la mesure de son succès, ce qui explique que le moteur, par l’intermédiaire de sa filiale Google Energy, ait demandé – et obtenu en février dernier – de la FERC (Federal Energy Regulatory Commission) l’autorisation d’acheter et de revendre sur le marché de gros de l’électricité aux Etats-Unis. Il rajoute ainsi à ses multiples casquettes celle de "marchand d'électricité" (1 500 structures bénéficient de ce droit aux Etats-Unis).
             
Pour autant, son objectif annoncé n’est pas – pour le moment du moins – de devenir distributeur, mais d’avoir plus de souplesse pour s’approvisionner en énergie, notamment renouvelable, pour ses propres activités.
             
Cette diversification peut surprendre de prime abord les afficionados du moteur, car beaucoup n’ont pas conscience que la consommation en énergie d’une entreprise comme Google est tout simplement considérable.
            
Pour en prendre conscience, il suffit de lire des articles tels que “Les serveurs informatiques, ogres énergivores”, publié le 16 mars dernier sur LeFigaro.fr, dans lequel Fabrice Nodé-Langlois indique que “En un petit clic pour effectuer une recherche sur Google, vous consommez autant qu'une ampoule pendant une heure ! Une requête sur Internet fait en effet intervenir une cascade d'appareils électriques, depuis votre PC jusqu'aux serveurs de Google, réunis par milliers dans d'immenses hangars, les data centers, où se traitent les données par milliards de milliards d'octets.”
             
Certes, le journaliste indique un peu plus loin que d’après Adrien Porcheron, directeur général de Dotgreen, “L'anecdote sur la voracité énergétique d'une recherche sur Google relève de la légende urbaine (...) car il est très difficile de calculer l'énergie utilisée par un consommateur sur des équipements partagés par des milliers de personnes”.
            
Mais légende ou non, nul ne conteste que les data centers sont, d’une façon générale, de très gros consommateurs d’électricité.
             
Le ministre américain de l’énergie Steven Chu a d’ailleurs récemment annoncé l’attribution de 47 millions de dollars à des projets destinés à améliorer l’efficacité énergétique des data centers, car la consommation de ces derniers représentent 3% de la consommation totale d’électricité du pays, et qu’ils émettrons d’ici deux ans autant de CO2 que les avions aux Etats-Unis...
             
Google est conscient de ce problème et a considérablement investi pour optimiser le fonctionnement de ses data centers, en utilisant notamment l’énergie renouvelable.
             
Depuis 2007 déjà, il s’est engagé à réduire ses émissions de CO2, avec pour objectif de devenir “neutre” en émission de gaz à effet de serre.
           
L’entreprise a investi en particulier dans l’énergie solaire thermique – qui utilise la chaleur du soleil pour créer de la vapeur permettant d’alimenter des générateurs électriques –, et dans la géothermie profonde, qui cherche à exploiter la chaleur stockée naturellement dans la croûte terrestre. Les toits du GooglePlex sont quant à eux équipés de plus de 9 200 panneaux solaires, produisant plus de 1,6 MegaWatts d’électricité, ce qui fait du site le plus important parc privé de panneaux solaires aux Etats-Unis.
            
Au final, l’introduction de Google sur le marché de l’énergie apparaît comme une suite logique de ses efforts dans ce domaine... Et son féroce appétit en terme de diversification laisse penser qu’un Google distributeur d’électricité verra peut-être le jour, dans un futur pas si lointain que cela...
             
PUBLIC DATA EXPLORER : POUR EXPLORER EN IMAGES DES DONNEES PUBLIQUES (www.google.com/publicdata/home)
             
Proposé par les Google Labs depuis mars 2010, l’outil Public Data Explorer de Google permet d’explorer de façon graphique des données statistiques, issues d’organismes comme la Banque mondiale, l’OCDE, Eurostat, ainsi que d’organismes américains (US Census Bureau, US Bureau of Economic Analysis...).
            
La page d’accueil du service propose une “List of all available datasets” qui permet de choisir, parmi 13 ensembles de données, celui sur lequel on souhaite travailler.
            
On citera, parmi les modules proposés : un panorama des statistiques 2009 de l’OCDE, des indicateurs de la Banque mondiale, l’indice des prix à la consommation en Europe (Eurostat), les salaires minimum en Europe (Eurostat), le taux de chômage aux Etats-Unis (US Bureau of Labor Statistics), etc.
            
Après avoir sélectionné son “datasets”, on choisi les données que l’on veut comparer et le type de représentation que l’on désire (courbe, histogramme, carte, etc.).
             
L’outil utilise la technologie de Trendalyzer, rachetée par Google en 2007.
            
Il ravira sans aucun doute les amateurs de cartes et de statistiques...
             
NOMBREUSES AMELIORATIONS POUR GOOGLE MAPS
            
Le service Google Maps fait l’objet ces temps-ci de toutes les attentions de Google ; preuve en est le nombre de billets publiés en un mois sur le blog officiel du service*, pour annoncer des nouveautés.
             
On trouvera ci-après la description de celles que nous avons jugées les plus intéressantes.
            
• La vue “Earth” dans Google Maps

Lancé en 2005, le logiciel Google Earth a très vite rencontré un impressionnant succès, grâce aux nombreuses possibilités d’affichage qu’il propose.
             
Depuis quelques jours, l’imagerie 3D et le relief de Google Earth peuvent être utilisés avec Google Maps. Il suffit pour cela d’installer simplement le plugin Google Earth pour tirer parti de ces possibilités et découvrir les différents angles de vue de la Terre, les bâtiments 3D, les vues panoramiques que l’on peut zoomer, etc.
            
Concrètement, on dispose désormais dans la fenêtre Google Maps d’un onglet supplémentaire baptisé Earth.
             
Un clic sur cet onglet permet, après installation du plugin, d’indiquer l’endroit que l’on souhaiter explorer et d’utiliser les curseurs sur la droite pour zoomer, changer les angles de vue, etc.
            
• Google Maps explore les boutiques
             
Pour permettre aux professionnels d’améliorer leur visibilité sur Google Maps, le moteur avait lancé il y a quelques mois l’outil “Local Business Center”, qui affichait sur la carte, dans une petite fenêtre pop-up, des informations pratiques comme l’adresse du professionnel, les horaires d’ouverture, des photos, etc.
             
Google vient d’annoncer que le service était rebaptisé Google Places – Google Adresses en français –, et qu’il serait possible prochainement d’y ajouter des photographies de l’intérieur des commerces (magasins, restaurants...).
            
Mais à la différence des photographies qu’il est d’ores et déjà possible d’intégrer, il s’agira là de photos panoramiques prises par des photographes de Google.
            
Ces dernières viendront compléter les vues panoramiques des Street View.                     
Pour le moment, le service est lancé en test dans une trentaine de ville des Etats-Unis, du Japon et d’Australie.
            
On notera d’autre part que ces informations sur les commerces sont depuis peu affichées également dans les vues à 360° des Street Views.
             
• Google Maps intègre les suggestions de recherche
            
Le formulaire de recherche de Google Maps est devenu plus “intelligent”, grâce à l’intégration de l’outil d’autocomplétion et de suggestion, ajouté il y a déjà plusieurs mois sur le module de recherche Web.
             
On notera que les suggestions fournies sont fonction du pays demandé.
            
* //google-latlong.blogspot.com/


Béatrice Foenix-Riou
Publié dans le n°85 de Netsources (Mars/Avril 2010)

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