Actualité "Googlienne"


GOOGLE JAZZ, DE NOUVELLES PAGES DE RESULTATS
 
C’est en mai dernier que Google a lancé, dans 37 pays, sa nouvelle interface baptisée “Jazz”, qui affiche fièrement dans la page de résultats une colonne d’outils sur la gauche, permettant d’être déployée.
            
Ce “déploiement” peut d’ailleurs s’effectuer à deux niveaux :
            
- un premier “niveau” permet de restreindre la requête à l’un des modules de Google. Par défaut, Google interroge “Tout”  (en fait, essentiellement le Web, avec quelques données issues des autres modules) et offre un lien vers quelques modules parmi ceux qui répondent le mieux à la question. En cliquant sur “Plus”, on affiche l’intégralité des modules disponibles (Vidéos, Images, Maps, Actualités, etc.), disponibles par ailleurs via des liens en haut de la classique page d’accueil.
             
Le choix Mises à jour est un peu différent, et affiche en temps quasi-réel les informations indexées par Google sur des sites comme Twitter, Facebook, etc. ;
            
- la deuxième partie de la colonne est quant à elle composée d’outils, qui étaient en fait disponibles depuis mai 2009 sur la version américaine (voir Netsources n°80) et depuis novembre 2009 sur l’interface française (voir Netsources n°83), mais auxquels on accédait par un très discret lien “Afficher les options”, situé en haut de la page de résultats.
            
L’objectif premier de cette colonne est donc de mettre en évidence toute une série de fonctionnalités, qui représentent une véritable avancée dans les possibilités de recherche du moteur, puisqu’elles permettent notamment :
            
- de savoir ce qui s’est dit sur le Web à un moment donné : on peut en effet limiter la requête aux pages découvertes par Google à une date donnée, depuis le choix Date > Période personnalisée ;
            
- de connaître les grandes dates concernant un sujet donné : la fonction Chronologie limite la recherche à une sélection de sources pertinentes et affiche un histogramme chronologique, à partir des dates présentes dans les pages ;
            
- d’élargir ou d’affiner sa requête, grâce aux termes suggérés par les Recherches associées ou la Roue magique.
           
GOOGLE.CN CENSURE, MAIS REDIRECTION SUGGEREE
            
Pour avoir l’autorisation de commercialiser Google en Chine, le moteur avait accepté, dès 2006, les conditions sine qua non du gouvernement chinois et censurait les résultats des recherches effectuées depuis la Chine.
            
Puis en janvier dernier, après une tentative de piratage de ses serveurs pour accéder aux comptes Gmail des opposants au régime, Google avait annoncé qu’il souhaitait mettre un terme au filtrage des résultats et menacé de quitter la Chine.
            
Il avait ensuite trouvé une parade et, depuis mars 2010, redirigeait automatiquement les visiteurs de Google.cn vers Google.com.hk, basé à Hong-Kong, où ils pouvaient faire des recherches non filtrées en chinois simplifié.
             
Cette redirection a été jugée, on s’en doute, inacceptable par les autorités chinoises.
           
Celles-ci ont donc profité de l’arrivée à terme, le 30 juin dernier, de la licence de fournisseur internet du moteur, pour exiger la suppression de la redirection automatique.
             
Si les recherches depuis la Chine se font désormais par défaut sur une version censurée de Google, la page d’accueil de Google.cn offre néanmoins aux visiteurs un lien vers Google.com.hk.
            
GOOGLE SCHOLAR : AJOUT D’ALERTES PAR MOTS-CLES
             
Lancé en 2004 – et toujours en version bêta –, Google Scholar permet de faire des recherche par mots sur les références bibliographiques ou le texte intégral d’articles, thèses, ouvrages, résumés analytiques... issus majoritairement d’éditeurs scientifiques, de sociétés savantes et d’universités.
             
Après avoir lancé une recherche sur ce service, on obtient une page affichant les références bibliographiques des documents pertinents (titre, nom d’auteur, date de publication, source et résumé), et l’on peut affiner la sélection selon la date de publication, grâce à un menu déroulant offert en haut de la page.
             
Depuis peu, le symbole d’une enveloppe a été ajouté et permet de créer une alerte email sur la requête effectuée.
             
Un clic sur l’enveloppe affiche une page où l’on peut indiquer l’adresse email à laquelle on souhaite recevoir les alertes – cette adresse est, par défaut, celle de son compte Google si l’on est déjà “loggé” –, et une zone de saisie rappellant la “requête d’alerte”, que l’on peut modifier.
             
Il suffit alors de cliquer sur “Créer l’alerte” pour l’enregistrer.
             
Si l’on ne peut que se réjouir de ce nouveau service, on s’étonnera que Google ne l’ait pas inclus dans Google Alerts (www.google.fr/alerts ou www.google.com/ alerts), qui permet de surveiller une requête par mots-clés dans les actualités, les blogs, les discussions – et, sur la version internationale, les vidéos –, ou encore  dans “tout”.
            
Outre que la gestion des alertes en aurait  été simplifiée – une page “Gérer vos alertes” rassemble les différentes alertes mises en place avec ce service –, on aurait pu, le cas échéant, décider de recevoir l’alerte au format RSS et directement l’intégrer dans un lecteur de flux, ce que ne propose pas Google Scholar.
            
GOOGLE AQUIERT METAWEB
             
Google vient d’annoncer sur son blog l’acquisition de Metaweb, une société californienne fondée en 2005 qui édite notamment Freebase.com, une banque de données collaborative gratuite contenant plus de 12 millions d’informations sur des livres, des films, des personnalités, des lieux, des entreprises...
             
Google explique qu’avec ce rachat, il compte améliorer sa recherche et fournir de meilleures réponses aux questions des internautes, en enrichissant encore sa “compréhension” des requêtes des utilisateurs.
             
Il est vrai que le moteur “interprète” de plus en plus souvent les questions et propose des pages contenant des synonymes, ou des mots proches, ou l’un des mots seulement..., quand il le juge utile (voir Netsources n°74).
             
Il lui arrive également, sur sa version américaine, d’offrir directement la réponse à certaines questions, en haut de la page de résultats.
             
Une requête sur Barack Obama birthday par exemple affiche – depuis Google.com uniquement –, au-dessus des résultats tirés de son index, la mention Barack Obama date of birth — 4 August, 1961
            
According to answers.com, wikipedia.org, imdb.com and 1 other.
            
En cliquant sur le lien Show sources, on peut alors voir les extraits pertinents des sources retenus.
            
C’est ce même principe qui est utilisé par Google Squared, proposé dans les laboratoires de Google (voir Netsources n°82).
             
Mais dans les deux cas, cette réponse directe ne fonctionne que pour des questions relativement simples.
            
Comme l’indique Google dans son communiqué, le rachat de Metaweb, spécialisé dans le domaine du Web sémantique, lui permettra peut-être de répondre à des questions complexes incluant plusieurs variables, comme “collèges sur la côte est dont les frais d'inscription ne dépassent pas 30 000 $” ou “acteurs de plus de 40 ans qui ont gagné un oscar”...
 
 
Béatrice Foenix-Riou
Publié dans le n°86 de Netsources (Mai/Juin 2010)

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