Actualité "Googlienne"


GOOGLE INSTANT : LES RESULTATS DE RECHERCHE INSTANTANES
             
Pour aider l’utilisateur dans la formulation de sa question, Google a ajouté à son interface, en août 2008 sur la version américaine et en mai 2009 sur Google.fr, l’outil Google Suggest ; ce dernier affiche – sous la forme d’un menu déroulant – des suggestions de requêtes, au fur et à mesure de la saisie des mots dans le formulaire.
           
Ces suggestions sont proposées automatiquement, en fonction des termes les plus souvent utilisés par les internautes – Google a d’ailleurs fait l’objet de poursuites judiciaires relatives à ces suggestions, qui ont un temps fait ressortir le mot “arnaque” notamment, accolé au nom d’une entreprise ...

Depuis septembre 2010, le moteur va plus loin dans la “suggestion” avec son système “Google Instant”, offert à tous sur la version internationale – sur les navigateurs compatibles tout au moins – et pour le moment réservé, sur Google.fr en particulier, aux utilisateurs identifiés avec leur compte Google.
            
Lorsque le service est activé, la page se met à jour dynamiquement et affiche des résultats au fur et à mesure de la frappe sur le clavier, sans même qu’il soit nécessaire de cliquer sur le bouton “Recherche”.

Concrètement, le service prend en compte ce que l’internaute a déjà tapé, prévoit la complétion la plus probable et transfert en temps réel les résultats de ses “prédictions”. D’après le communiqué du moteur, ce système – qui peut être désactivé d’un simple clic – permet aux utilisateurs de gagner 2 à 5 secondes en moyenne sur chaque recherche.
 
Eu égard au nombre de requêtes sur Google, le gain de temps, si tous les utilisateurs de Google se servaient du procédé, serait de 11 heures par seconde !
 
Il est probable que cette nouvelle fonction aura un impact non négligeable, tant sur le volume et la fréquence des recherches effectuées que sur les stratégies de référencement.
            
Il est certain en tout cas que cette fonctionnalité – qui n’est pas innovante, puisque Yahoo! en avait proposé une similaire en 2005, avant de l’abandonner – permet à Google de prendre une avance notable sur ses concurrents, pour ce qui concerne notamment l’accès à Internet depuis les smartphones et autres tablettes cellulaires.
 
Sur un mobile en effet, la saisie de la requête est indiscutablement moins aisée qu’avec un clavier classique – sauf peut-être pour la “Génération Y”, capable d’envoyer des SMS en effectuant une autre tâche –, et les services permettant de la simplifier – voire de l’éviter – seront sans doute appréciés.
            
Google Instant devrait être disponible cet automne pour les téléphones cellulaires ; il complètera l’application Google Mobile App, qui permet de lancer des recherches vocales sur Google depuis un certain nombre de mobiles (Android, Blackberry, iphone...) et qui comprend le français depuis peu.
             
GOO.GL, POUR RACCOURCIR LES URL

Les services dédiés au “raccourcissement d’URL” – tel TinyURL.com, Tourl.fr ou Bit.ly – bénéficient du succès du microblogging et les outils se multiplient sur la Toile.
 
Ces derniers permettent en effet de transformer une URL telle que “http://www.bases-publications.com/revues/netsources/e-docs/00/00/05/2A/ document_article.phtml” en “http://tourl.fr/qgl” ce qui, on le reconnaîtra, est une aide précieuse lorsque l’adresse doit être publiée dans un message de 140 caractères maximum...

Google proposait jusqu’ici l’outil Google URL Shortener, mais celui-ci n’était utilisable que via sa barre d’outils et Feedburner, ou encore grâce à des plugins Firefox ou Chrome. Pour rendre cette application autonome, il offre aujourd’hui une interface dédiée à cette fonctionnalité, à l’adresse http://goo.gl.
 
Outre le racourcissement d’URL – la page de Bases Publications citée plus haut devient http://goo.gl/ii1E – l’outil fournit aux utilisateurs identifiés des statistiques pour chaque URL raccourcie, telles que le trafic au cours du temps, les plus gros sites référents et les profils des visiteurs.
 
DES PHOTOS DE PANORAMIO DANS GOOGLE STREET VIEW
 
Le service Google Street View, qui propose des photos en mode panoramiques, prises au ras du sol par des voitures équipées de caméras haute définition, est depuis quelques mois sous les feux de l’actualité pour des raisons bien différentes.

Des centaines de milliers de particuliers en Allemagne ont ainsi demandé à ce que la photo de leur maison n’apparaisse pas, des enquêtes judiciaires relatives aux données personnelles collectées par les Google cars sont menées dans plusieurs pays et dans le même temps, le lancement de Google Street View Irlande vient d’être inauguré par le ministre du Tourisme, depuis les locaux de la multinationale à Dublin – les images couvrent déjà la quasi-totalité du pays.
 
Parallèlement, des photos prises par le vice-president of Engineering, Google Earth and Maps, lors d’un voyage dans l’Antarctique – plus précisément sur l’île de Half Moon – viennent d’être ajoutées, et ont permis au moteur d’annoncer que Google Street View couvrait désormais les sept continents – si tant est que l’appellation soit adaptée pour la banquise ! –.
 
Ces photos ne sont pas les premières à être intégrées dans l’outil puisque depuis juin dernier, Google a ajouté aux images prises par les Google cars un certain nombre de photos ; celles-ci sont issues notamment du site de partage de photographies Panoramio – racheté par Google en 2007 – et sont choisies pour leur qualité documentaire.

Quand on glisse Pegman – le bonhomme jaune symbolisant les street view, en haut du curseur – sur la carte du monde, on voit désormais des points bleu couvrir les pays ; il suffit alors de lacher le curseur pour afficher la photo en mode panoramique, de la même façon que les street view. Dans le haut de l’écran, un lien permet d’accéder à la galerie du photographe, d’apporter un commentaire, etc.

La quasi-totalité des photos concerne des paysages, mais nous avons néanmoins identifié quelques images dans lesquelles les visages des personnes présentes n’étaient pas floutées...
 
D’autre part, le géopositionnement de Panoramio est infiniment moins exact que celui des street view, ce qui conduit à des erreurs manifestes, comme la photo d’un stade de football localisé en Antartique, au lieu d’être positionné à Buenos Aires !
 
C’est fâcheux pour la crédibilité du service...
 
QUOI DE NEUF GOOGLE ? Google.com/newproducts      

Suivre l’actualité du moteur de recherche relève souvent de la gageure, tant celle-ci est foisonnante. Certes, Google dispose d’une multitude de blogs sur lesquels il communique, mais il est difficile de tous les suivre et, si les actualités majeures sont généralement reprises par la presse, il n’en est pas de même des améliorations et annonces de nouvelles fonctionnalités.
            
On appréciera donc particulièrement le service Google New – conçu par un Googler, dans les 20 % de temps accordés pour la réalisation de projets personnels –, qui récapitule les nouveautés, lancements et mises à jour de Google et dispose par ailleurs de diverses possibilités de tri et de recherche.
             
Sous un large bandeau de présentation du service, la page d’accueil est constituée de neuf petits encadrés de type “widgets”, classés par ordre ante-chronologique ; chaque “widget” présente une nouveauté –  concernant par exemple YouTube, Docs, Mobile, AdWords.. –, et indique pour chacune son titre, le début de la description et une image. En cliquant sur le titre, on obtient la page décrivant le nouveau service.
             
Un menu déroulant propose de limiter la sélection aux actualités concernant un service particulier (Search...) ou un domaine (business, developers, education...). On peut aussi lancer une recherche par mot sur les descriptions.

NOUVELLE INTERFACE POUR LA VERSION INTERNATIONALE DE GOOGLE IMAGES
            
Google a lancé cet été, très discrètement, une nouvelle interface pour la version internationale de son module Images.
            
C’est en fait la première véritable refonte de ce service, qui existe depuis 2001 et qui permet d’effectuer des recherches sur plus de 10 milliards d’images.
 
Plusieurs nouveautés sont à signaler, parmi lesquelles :
           
- la page de résultats affiche des images plus grandes et moins espacées, ce qui donne une impression de “pêle-mêle” plutôt agréable et apporte une meilleure visibilité aux images ;
           
- le texte descriptif qui apparaissait sous chaque image – et mentionnait le nom, la taille, le poids en ko, le format et le nom du site – a disparu. Il suffit pour l’afficher de glisser le curseur sur une image ; celle-ci passe alors au premier plan, avec toutes les informations utiles ;
            
- la page de résultats affichait par défaut les dix premières images et il fallait cliquer sur les liens de pagination pour voir les autres. Désormais, jusqu’ici 1000 images peuvent s’afficher en descendant simplement l’ascenseur ;
            
- lorsque l’on cliquait sur une image, on obtenait un écran composé de deux parties : un bandeau supérieur contenait une vignette de l’image avec un lien pour revenir au résultat, et la partie centrale affichait l’image dans son contexte (sur le site qui la proposait). Désormais, lorsque l’on clique sur l’image, on obtient un écran composé d’une colonne sur la droite reprenant les informations et, dans la partie centrale, d’une copie d’écran de l’image en grand format avec, en arrière plan, la page dont elle est issue.
             
Les multiples possibilités de recherche sur les images – par taille, type d’image, couleur dominante, etc – sont bien sûr conservées.
             
Cette nouvelle interface, que nous trouvons très agréable à utiliser, n’est pour le moment disponible que depuis Google.com.
            
GOOGLE S’INTERESSE A LA VOIX SUR IP
            
Le service de messagerie GMail dispose depuis le mois d’août d’une nouvelle fonctionnalité, à savoir la possibilité d’effectuer des appels téléphoniques directement depuis l’interface de la messagerie, grâce au service de voix sur IP Google Voice.
            
Cette fonctionnalité est réservée pour le moment aux utilisateurs américains et canadiens détenteurs d’un compte Google Voice ; les appels sont gratuits vers les correspondants de ces deux pays et payants pour les autres, sur une base inférieure à celle du marché puisque le prix d’un appel vers la France est, par exemple, de 0,02 $/mn vers un fixe et de 0,15 $/mn vers un mobile.
            
Lancé le 26 août, ce service a remporté dès le départ un important succès, puisqu’un million d’appels ont été effectués en 24 heures...
             
Google entre ici en concurrence frontale avec Skype, qui compte à lui seul plus de 60 millions d’abonnés
 
  
Béatrice Foenix-Riou
Publié dans le n°87 de Netsources (Juillet/Août 2010)
 

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