La boîte à outils de l'"infochercheur"

Le Web regorge de petits outils et services souvent gratuits, qui facilitent la vie quotidienne des internautes et leur font gagner un temps précieux, aussi bien au niveau de la recherche, que de la mise en page, de l’impression ou encore de la diffusion des informations.
             
Au cours de nos multiples pérégrinations sur le Web, nous avons eu l’occasion de repérer et d’utiliser un certain nombre de ces outils, qui peuvent avoir un intérêt certain pour les professionnels et ce, quel que soir leur fonction ou leur secteur d’activité.

             
QUELQUES DICTIONNAIRES EN LIGNE
             
Tout le monde ou presque connaît le système de traduction Google Translate.                   
S’il est effectivement très utile pour comprendre le sens général d’une phrase, d’un paragraphe ou même d’une page web, ses compétences laissent quelque peu à désirer lorsqu’il s’agit d’avoir la traduction exacte d’un mot.
             
Dans ce cas, il est primordial de se tourner vers d’autres services.
             
Lexilogos est un service qui existe depuis de très nombreuses années (depuis 2002), mais qui reste une valeur sûre en matière de traduction.
             
Il propose des dictionnaires pour plus de 150 langues, parmi lesquelles on trouvera bien évidemment l’anglais, l’allemand, l’espagnol, mais également des langues plus rares comme l’auvergnat, le comorien, etc. Depuis la page d’accueil, il suffit de choisir une langue (l’anglais par exemple) afin d’arriver sur une interface spécifique.
             
L’internaute entre alors le mot qu’il souhaite traduire puis choisit le dictionnaire dans lequel il souhaite effectuer la recherche. Pour l’anglais, plusieurs dizaines de dictionnaires sont proposés, de l’anglais vers le français, du français vers l’anglais, ou de l’anglais vers l’anglais (Reverso, Collins, Larousse, WordReference...). L’internaute se retrouve alors redirigé vers le site web du dictionnaire choisi.
             
Dans un autre genre, Dicovia est un moteur simple et rapide qui permet de trouver une traduction dans plus de deux millions de mots, répartis dans 190 dictionnaires. La traduction peut s’effectuer du français vers une centaine de langues et vice et versa.
             
Pour les professionnels nomades, on n’oubliera pas de mentionner l’existence d’une application récente mais prometteuse : Snapanda.
            
Il s’agit d’un dictionnaire d’anglais disponible sous forme d’application mobile (pour téléphones Android uniquement). Le principe est simple : il suffit de lancer l’application, de braquer la caméra de son téléphone vers un texte en anglais (feuille papier, magazine, livre, etc), et de pointer du doigt sur l’écran le mot que l’on ne comprend pas. L’application reconnaît alors automatique-ment le mot et affiche sa définition.
            
www.lexilogos.com/
www.dicovia.com/
www.snapanda.com
             
FRAMAPAD : L’ECRITURE COLLABORATIVE
             
Il n’est pas rare d’être confronté à l’écriture collaborative, que ce soit lors de la rédaction d’un rapport, d’un compte-rendu de conférence, de la préparation d’une réunion, etc. Réalisée avec des outils classiques, cette tâche peut vite devenir complexe, voire même irritante, dès lors que chacun travaille sur le document sans forcément avoir la dernière version.
            
Pour pallier cette difficulté, il existe depuis plusieurs années des éditeurs de texte collaboratifs disponibles gratuitement en ligne.
             
On pensera notamment à Collabedit, Etherpad (racheté par Google et désormais inaccessible) et plus récemment à Framapad, qui a l’avantage de proposer une interface en français.
             
Le principe est simple : l’internaute créé un compte, choisit d’ouvrir un document (appelé «Pad») public ou privé, commence à rédiger le texte et invite des collaborateurs à participer à la rédaction.
             
Chacun peut modifier, ajouter, rayer du texte et les utilisateurs peuvent communiquer entre eux grâce à la présence d’un tchat. Chaque utilisateur dispose d’une couleur, ce qui permet de connaître la contribution de chaque personne. A l’issue de la rédaction, le document peut être exporté aux formats texte, html, pdf, open documents ou Word.
            
 http://framapad.org/
             
MINDMEISTER : LA CARTOGRAPHIE EN QUELQUES CLICS
             
Pour illustrer une idée, une cartographie vaut parfois mieux qu’un long rapport.
             
Depuis quelques années, on a vu fleurir une offre pléthorique d’outils de cartographie ou de «Mind Mapping» online ou offline, à tous les prix.
            
Nous avons eu l’occasion d’utiliser Mindmeister, un outil online très intuitif qui offre un excellent rapport qualité-prix.
            
 Il existe en version gratuite (limitée à trois cartes) et payante (39 € par an pour la version premium et 72 € par an pour la version Business).
             
On commence par créer une nouvelle carte composée d’un premier élément, puis l’on ajoute autant de ramifications qu’on le souhaite.
             
On peut ensuite exporter la carte dans différents formats, la publier directement sur un site web, la partager avec un nombre restreint de collaborateurs, etc.
            
www.mindmeister.com
             
ENVOYER DES FICHIERS VOLUMINEUX
             
L’envoi de fichier très volumineux sur une boîte mail professionnelle peut vite devenir un casse-tête, car certains fournisseurs d’accès limitent drastiquement la taille des fichiers autorisés en pièce jointe (souvent 5 ou 10 Mo, et parfois même 3Mo).
            
Si l’on a la chance d’avoir accès à un ftp, le problème peut être vite résolu sinon, il existe heureusement de nombreux services sur le Web permettant de contourner ces limites.
             
On pourra penser notamment à :
            
Free, qui propose un service gratuit d’envoi de fichiers (jusqu’à 1Go - http://dl.free.fr/) ;
             
NextSend (jusqu’à 2 Go - www.nextsend.com/)  ;
             
- ou encore YouSendIt (jusqu’à 100 Mo dans la version gratuite - www.yousendit.com). 
             
JOLIPRINT : POUR IMPRIMER JOLIMENT UNE PAGE WEB
             
Même si l’impression de pages web sur papier est généralement déconseillée pour des raisons écologiques, il est des cas où l’on ne résiste pas. Et l’on se retrouve alors devant deux cas de figure : le premier, idéal mais relativement rare, où la page s’imprime impeccablement ; et l’autre, très courant, où la page n’est absolument pas formatée pour une impression au format A4, ce qui fournit un résultat des plus médiocre : mise en page désastreuse, bouts de texte coupés, pages blanches qui s’intercalent… 
             
Joliprint est alors la solution !
             
On se rendra sur la page d’accueil de Joliprint et l’on entrera l’URL de la page que l’on souhaite imprimer.
             
L’outil fournit alors un document PDF avec le texte réparti sur deux colonnes, tout en supprimant les éléments inutiles (menu, publicité, etc.). Le résultat est très réussi, parfois même mieux que l’original.
            
 http://joliprint.com
            
CITEBITE : POUR POINTER VERS UN EXTRAIT DE PAGE
            
Citebite est un petit outil très utile qui permet de créer un lien direct vers une portion de texte située à l’intérieur d’une page web. Plus besoin d’envoyer un lien vers l’intégralité d’une page, alors que ce qui peut intéresser son destinataire se situe tout en bas.
             
Pour l’utiliser, rien de plus simple : on se rend sur Citebite.com, on colle dans la zone prévue le morceau de texte – préalablement copié – vers lequel on souhaite faire le lien et l’on renseigne l’URL de la page en question. Citebite fournit alors une URL qui va pointer directement sur le texte dans la page, qui plus est en le surlignant. Petit plus : Citebite est disponible sous forme de module Firefox ou bookmarklet.
             
http://citebite.com/
            
FIRESHOT : CAPTURER UNE PAGE OU UNE PARTIE DE PAGE
            
Pour compléter la boîte à outils du professionnel, il ne manque plus que Fireshot, un outil de capture de pages web.
           
Là où la fonctionnalité «ctrl+ Impr ecran» de son ordinateur oblige à retravailler dans un autre outil l’image obtenue (dans Paint par exemple), pour supprimer les contenus inutiles (telle que la barre Windows...), Fireshot y parvient d’un seul clic.
             
Avant toute chose, il faut télécharger l’extension Fireshot sur son navigateur (Mozilla, IE ou Chrome).
             
Puis, lorsque que l’on souhaite effectuer une copie d’une page web, on clique sur l’icône installée dans la barre du navigateur, et l’on indique si l’on souhaite copier uniquement ce que l’on voit sur son écran ou bien l’intégralité de la page, puis on sélectionne le format d’enregistrement (PNG, GIF, JPEG, BMP).
            
Si la capture seule ne suffit pas, on peut indiquer les détails à repérer en ajoutant des cadres ou des ellipses, des notes de la couleur de son choix, des flèches, etc.
             
On regrettera néanmoins qu’il soit impossible de naviguer simultanément sur l’image et sur la page web.
            
http://fireshot.softonic.fr




Carole Barthole

Publié dans le n°91 de Netsources (Mars/Avril 2011)

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