Questel fait l'acquisition de Research Disclosure

Questel poursuit sa politique d’acquisitions ciblées dans le domaine de la propriété intellectuelle.
  
Cette politique est permise d’une façon évidente par l’opération de LBO réalisée en 2007 avec le soutien du fond d’investissement Syntegra Capital et, de façon plus ponctuelle et plus récente, par la vente d’Edital.
  

Nous avons parlé à plusieurs reprises de la banque de données Research Disclosure (RDISC sur Questel, RDISCLOSURE sur STN), dont le contenu remonte à l’origine (1960), tandis que l’antériorité dans World Patents Index ne remonte qu’à 1978.

Research Disclosure est un recueil de ce que l’on appelle des «publications défensives».
  
Faire une publication défensive consiste à publier la description d’une invention que l’on ne souhaite pas breveter – quelle qu’en soit la raison (stratégique, financière) –, afin d’empêcher quiconque de le faire en créant une antériorité, comme l’explique Piers Mason, CEO de Kenneth Mason Publications Ltd, qui a créé cette banque de données.
  
Il existe, par ailleurs, une autre source de publications défensives, que l’on trouve à l’adresse ip.com et qui offre en particulier sa «priorart database» (//priorart.database.com), alimentée par des sociétés comme IBM, Siemens, Motorola et bien d’autres.
  
L’acquisition de l’éditeur de Research Disclosure par Questel aura bien sûr comme conséquence, à terme, l’inclusion de son contenu dans Fampat, ce qui contribuera ainsi à renforcer sa position d’alternative à World Patents Index.
  
Questel précise, par ailleurs, que les contrats de fourniture des données de Research Disclosure à des partenaires extérieurs, ne seront pas remis en cause.



François Libmann
Publié dans le n° 286 de Bases (Octobre 2011)

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