Les brevets australiens

STN a annoncé récemment le chargement, avec une mise à jour hebdomadaire, de la banque de données AUPATFULL, supposée proposer le texte intégral des brevets australiens depuis 1964, avec une centaine de documents antérieurs.
  
Une note sur STN prévient qu’un changement de format opéré à l’office australien des brevets a interrompu la fourniture des données après le 16 juin 2011, sans pour autant préciser à quel moment la fourniture des documents reprendrait.
   

On notera que cette banque de données est la deuxième chargée sur STN – après PCTFULL – à permettre la recherche sur les valeurs de plus de 30 propriétés physiques ou chimiques dans près de 400 unités, la troisième étant CANPATFULL, chargée quelques semaines plus tard.
  
Nous avons parlé de cette nouvelle possibilité de PCTFULL dans le n°280 (mars 2011) de Bases et, surtout, Martine Michel de Capadoc, représentant de STN, a proposé dans le numéro spécial de Bases (n°285) dédié aux «Meilleures stratégies de recherche» et publié à l’occasion du MIS, une stratégie détaillée exploitant cette propriété.
  
On notera que dans AUPATFULL, les troncatures gauches et droites sont disponibles.
 
Il y a longtemps que nous n’avions pas comparé la même base présente sur plusieurs serveurs ; il nous a paru intéressant de nous livrer à cet exercice pour cette base.
  
Plutôt que d’analyser le nombre de documents par année, nous avons choisi de comparer les résultats obtenus, avec une stratégie générant un nombre de documents suffisamment important pour que l’on puisse tirer des conclusions raisonnablement justes, mais restant néanmoins «gérable».
  
Nous avons choisi la stratégie seaweed au singulier ou au pluriel, limité au champ titre.
  
- Dans STN, on obtient 29 réponses sur l’ensemble de la base, qui est produite par LexisNexis Univentio appartenant au groupe Reed Elsevier, comme … Total Patent, qui dispose des mêmes données.
  
Dans cette dernière base, 36 documents répondent à la question.
La différence s’explique par le fait que STN regroupe dans un même document les données de chaque étape d’un brevet (A1 et B2 par exemple).
  
En revanche, sur les 29 inventions ou 36 documents, contrairement à ce que laissent entendre STN dans le nom de la base et Total Patent dans son classement des brevets australiens dans les brevets Fulltext, seuls huit documents sont présents en texte intégral (avec description et revendications) et quelques autres le sont avec un résumé en anglais, en plus des éléments bibliographiques.
  
Même si l’échantillon n’est pas significatif au sens statistique du terme, la tendance n’est pas contestable.
  
Nous avons fini par apprendre qu’un chargement complémentaire était prévu dans le futur.
  
Acceptons-en l’augure, car l’un des intérêts des brevets australiens est que – proximité géographique oblige – un certain nombre ont une priorité chinoise, ce qui est un bon moyen d’accéder à une traduction de qualité de ces brevets.
  
- Chez Questel, il n’y a pas de texte intégral mais il est prévu à terme, et on trouve les références bibliographiques accompagnées d’un résumé en anglais quand il y a un équivalent qui en possède un (EP par exemple).
  
- Chez Patbase, il n’y a pour le moment que titre et résumé ; un chargement avec résumé et texte intégral avec des documents remontant à 1904 est prévu d’ici à la fin de l’année.
  
On voit que ce petit exercice de comparaison n’est pas sans intérêt ; il montre les différences entre les produits et fait apparaître dans le même temps quelques «anticipations».




François Libmann
Publié dans le n° 287 de Bases (Novembre 2011)

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