L'impact des mauvaises informations du Web : une enquête SLA/Dow Jones

La mauvaise information du Web génère mauvaises décisions et opportunités manquées.

L’association à dominante américaine SLA (Special Libraries Association) et Dow Jones ont mené une enquête en ligne sur la thématique “L’impact de la mauvaise information sur les décisions dans l’entreprise”.


177 personnes ont répondu à cette enquête, dont plus des deux tiers situés en Amérique du Nord et 12% en Europe ;  les participants se répartissent de façon à peu près égale entre professionnels de l’information et utilisateurs finaux.

Les catégories de mauvaises informations sont réparties ainsi :
• opinions présentées comme des faits : 72 %
• sources biaisées : 69 %
• erreurs factuelles, affirmations inexactes : 59 %
• légendes urbaines, rumeurs : 36 %
• informations volontairement erronées : 24 %.

Les deux-tiers considèrent que la présence de ces mauvaises informations est un problème important.

Quant à l’impact de ces mauvaises informations, il se répartit ainsi :
• temps nécessaire à la vérification des informations : 69 %
• temps perdu à contrôler les sources : 49 %
• mauvaises décisions prises sur la base de mauvaises informations : 41 %
• opportunités d’affaires manquées : 17 %.

Sans surprise, les professionnels de l’information sont les moins à même de se laisser abuser par de la mauvaise information, contrairement aux autres personnes dans les entreprises ou aux étudiants.

Les sources de mauvaise information sont classées ainsi :
• blogs et autres sites de médias sociaux : 61 %
• sites web en général : 57 %
• documents marketing : 35 %
• sites web de news : 30 %

On trouvera l’ensemble des résultats à l’adresse : 

Si l’on peut déplorer la petite taille de l’échantillon et la limite due au fait qu’il s’agit d’une enquête sur le Web, les résultats sont sans équivoque et l’on peut regretter que de telles informations ne soient pas plus diffusées en France.

Le mot de la fin reviendra à Anne Caputo de Dow Jones, qui a dit “Les personnes dans les entreprises découvrent que l’information gratuite peut souvent avoir un coût, si la source n’est pas crédible ou précise”. 

Cela rappelle une publicité qu’avait faite Factiva il y a quelques années et que l’on a pu voir dans Bases, disant “L’information sur le Web est gratuite et vous en avez pour votre argent”...

François Libmann
Publié dans le n°274 de Bases (septembre 2010)

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