Les atouts de Twitter pour les veilleurs

Présentée en décembre 2011 lors du salon LeWeb, il aura fallu attendre le 16 février pour que la nouvelle interface de Twitter soit déployée sur l’ensemble des comptes. L’occasion pour nous de revenir sur cet outil de microblogging, dont l’usage ne cesse de croître mais pour lequel de nombreux professionnels ont encore des réticences.

Beaucoup craignent en effet – à juste titre d’ailleurs – d’avoir à gérer un flot de tweets surabondant, pour lequel le ratio «nombre d’informations intéressantes / nombre de tweets» reste bien plus faible que sur d’autres supports, puisque Twitter est à la fois un support d’«information» et de «conversation»...

Mais si la veille sur Twitter est indéniablement chronophage, elle reste indispensable pour qui veut suivre en temps réel l’actualité de son domaine, ou encore pour qui souhaite développer sa présence sur Internet et gérer sa «e-réputation».


TWITTER : UNE CROISSANCE QUI NE SE RALENTIT PAS


D’après une étude menée par Semiocast (http://goo.gl/ucTpG), l’outil de microblogging comptait au 1er janvier 2012 plus de 383 millions d’utilisateurs dans le monde et 5,2 millions en France – près d’un million de ces derniers s’étant inscrits au cours du quatrième trimestre 2011 –.


La croissance de Twitter ne semble pas se ralentir puisque, si l’on en croit le site Twopcharts.com, la barre des 500 millions d’utilisateurs a été franchie à la fin du mois de février 2012 (http://goo.gl/moLIG).


Il est vrai qu’avec plus de 980 000 nouveaux twittos* enregistrés chaque jour ces derniers temps et plus de 250 millions de tweets quotidiens échangés sur le réseau, les chiffres donnent vite le tournis...


Cela étant, ces chiffres sont à relativiser car tous les utilisateurs ne sont pas actifs, loin s’en faut.


Ainsi, Dick Costolo, le CEO de Twitter, estimait en septembre 2011 (http://goo.gl/aLVnd) que Twitter comptait 100 millions de membres «actifs» – sur 200 millions d’inscrits à l’époque –, c’est à dire se connectant au site au moins une fois par mois (une fréquence de connexion incompatible avec une veille efficace !). Il indiquait d’autre part que 40% des utilisateurs «actifs» allaient sur Twitter pour suivre leurs flux, et non pour tweeter.


Ces chiffres sont cohérents avec ceux de Semiocast, qui estimait dans son étude qu'entre le 1er septembre et le 30 novembre 2011 en France, 47% seulement des twittos s’étaient connectés et avaient modifié leur compte, et seuls 24% avaient posté au moins un tweet...


Il est intéressant de mettre en parallèle la popularité de Twitter avec celle des autres réseaux sociaux et notamment de Facebook et de Google+.


Facebook revendique aujourd’hui 845 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, dont plus de 23 millions sont en France. En moyenne, chaque utilisateur passe 700 minutes par mois sur le réseau social et 60 millions de statuts sont postés chaque jour. Mais la vocation première de l’outil est surtout l’échange avec ses «amis» (famille, amis...).


Quant à Google+, lancé sur invitation en juin 2011 (voir Netsources n° 92) et ouvert à tous en septembre, il impressionne par la rapidité de sa croissance ; les dernières analyses estiment en effet que Google+ compte aujourd’hui plus de cent millions de membres et qu’il devrait atteindre 400 millions d’utilisateurs en décembre 2012... Mais dans le même temps, un article du Wall Street Journal laisse entendre que les utilisateurs de Google+ sont inactifs et que le réseau ressemble à une ville fantôme... (voir page 12).


QUOI DE NEUF SUR L’INTERFACE DE TWITTER


La nouvelle interface de Twitter se décline de la même façon sur le Web (fixe et mobile) et sur les applications dédiées et a été conçue pour rénover les fonctions essentielles du site et simplifier la navigation des utilisateurs.


Concrètement, le design de l’interface est plus épuré, plus «professionnel» peut-être. Le changement le plus apparent est le déplacement de la colonne d’outils à gauche de la Timeline (TL) – c’est à dire du flux d’informations –, les fonctionnalités de ce flux ayant été enrichies.


Pour chaque tweet, on dispose désormais de quatre liens, qui apparaissent lorsque l’on fait glisser le curseur dans le corps du tweet.


Mais bizarrement, le nom et l’emplacement de ces liens diffèrent si l’on consulte Twitter en étant «logué» ou lorsque l’on se connecte directement au profil d’un twittos (via une adresse de type www.twitter.com/nom_du_twittos).


Cela étant, si le nom et l’emplacement des liens changent, les fonctions restent les mêmes.


Outre les classiques liens Répondre, Retweeter et Favori, on trouve désormais une fonction Expand (lorsque l’on est logué) ou Ouvrir (en connexion directe) qui a une double fonctionnalité :


• un clic sur le lien Expand ou Ouvrir affiche le nombre de fois et les comptes des utilisateurs qui ont retweeté ou mis en favori le tweet en question.


Cette fonction s’avère fort utile pour mesurer le succès d’une information et suivre les interactions avec les autres twittos ;


• elle permet d’autre part de visualiser directement dans le corps du tweet les images et vidéos ajoutées aux messages, sans qu’il y ait ouverture d’une fenêtre pop-up.


Lorsqu’il y a un fichier joint au tweet, la mention Afficher le média ou Voir la photo apparaît alors, et a la même fonction qu’Expand ou Ouvrir ;


• on trouve enfin sous certains messages la mention Afficher la conversation ; un clic sur ce lien ouvre alors le fil de la discussion sous le message, à l’intérieur de la timeline. Indispensable pour comprendre le sens de certains tweets...


La circulation dans l’outil a également été revue. L’interface s’articule désormais autour de trois grands axes, symbolisés par des icônes dans la barre de navigation :


• Accueil correspond à la partie «privée» d’un compte twitter et donne accès à la timeline du twittos, c’est à dire à l’ensemble des tweets postés par les personnes que l’utilisateur suit.


Ces tweets sont classés chronologique-ment et leur antériorité est de quelques jours seulement.


Un encadré sur la gauche rappelle le nom du twittos et permet d’accéder à sa page de profil – avec l’ensemble des tweets qu’il a postés –, ainsi qu’à la liste de ses abonnements – personnes qu’il suit – ou de ses abonnés (ceux qui le suivent).


Cette page de profil est accessible à tous les internautes, sans qu’il soit nécessaire de disposer d’un compte twitter (ex.: www.twitter.com/BFoenix) ;


• @Connecter permet à l’utilisateur de lister les différentes interactions des autres twittos avec son compte, et de savoir quels sont les comptes qui l’ont suivi ou mentionné, ainsi que ceux qui ont retweeté un message ou l’ont mis en favori ;


• #Découvrir enfin propose depuis un encadré en haut à gauche différents modules comme Histoires – actualités populaires sélectionnées selon les centres d’intérêt de l’internaute –, Activité – qui signale les activités (tweets mis en favoris, nouvel abonnement ...) des comptes suivis, etc., et Suggestions de comptes twitter basées sur les abonnements...


TWITTER : QUELS USAGES POUR LES PROFESSIONNELS


Le site de microblogging a longtemps été un outil de lien social plus que d’information. Une étude publiée sur le site Mashable avait ainsi conclu qu’en mars 2010, près de 70 % des échanges étaient composés de conversations, souvent inutiles (http://goo.gl/r4pct).


Mais Twitter a depuis gagné ses lettres de noblesse et est devenu un réel outil professionnel, notamment dans le cadre d’une veille ou pour gérer une situation de crise.


Il s’est taillé une place de choix parmi les médias et constitue un point d’accès incontournable à l’actualité mondiale en temps réel.


Et il est vrai qu’il a plusieurs fois été le premier média à diffuser des informations – accompagnées le cas échéant de photos – quelques secondes seulement après un événement, que ce soit lors des attentats de Bombay, des manifestations en Iran ou de la mort de Michael Jackson. Son rôle lors des événements du «Printemps arabe» a mis en lumière les atouts et la puissance de cet outil.


Ce positionnement de «partage d’information» au sein d’une communauté est renforcé par l’usage de Twitter qu’ont de nombreux profes-sionnels et experts du domaine, qui se servent de la plateforme pour faire connaître à leurs lecteurs les articles, sites et ressources qu’ils découvrent au fil de leur navigation sur le Web. Il est facilité également par les innombrables applications – plus d’un million ! – qui gravitent autour de la «Galaxie Twitter» et facilitent les statistiques, la curation, la publication, etc.


Twitter représente à ce titre une formidable source d’information pour les veilleurs.


Mais outre cette fonction d’information, l’outil s’avère indispensable dès lors qu’il s’agit de gérer son e-réputation.


QUAND TWITTER FAIT CAISSE DE RESONNANCE : AUTOPSIE D’UN BUZZ…


En rendant accessible mondialement et instantanément une information, sans passer par le filtre des médias traditionnels, Twitter fait office de caisse de résonnance et fait émerger une «conscience collective» qui réagit instantanément aux événements extérieurs, participe à leur diffusion et leur donne de l’importance.


A titre d’illustration, on citera l’affaire qui s’est déroulée essentiellement le vendredi 17 février 2012, et qui a opposé la – petite – maison d’édition numérique Publie.net aux éditions Gallimard.


A l’origine du désaccord : la traduction par François Bon – responsable de Publie.net – de l’ouvrage d’Ernest Hemingway Le Vieil homme et la mer, et sa diffusion sous forme numérique via plusieurs plateformes – ces dernières ayant vendu au total une vingtaine d’ouvrages –.


Pour de sombres histoires de transmission des droits d’auteur – nous ne reviendrons pas ici sur les revendications des deux parties, celles-ci ayant été finement analysées dans plusieurs articles, dont Hemingway est-il dans le domaine public, publié sur Slate.fr (http://goo.gl/h4hU3) –, les éditions Gallimard ont interdit cette diffusion le 17 février et ont demandé aux diverses plateformes de procéder au retrait immédiat de l’ouvrage, ceci sans avertir préalablement François Bon et les éditions Publie.net.


Prévenu bien sûr par ses diffuseurs, ce dernier a immédiatement obtempéré, mais a critiqué sur Twitter la façon de faire de Gallimard, allant jusqu’à envisager d’arrêter totalement l’activité de Publie.net, estimant ne pas pouvoir «continuer dans un contexte de telle hostilité».


De très nombreux twittos ont alors relayé le message et ont vertement critiqué les éditions Gallimard ; un hashtag – mot-clé choisi pour caractériser le sujet d’une discussion – pour le moins violent a même été créé : #Gallimerde...


Le buzz s’est amplifié et a pris en quelques heures des proportions considérables.


Des messages et tweets quelquefois virulents ont été postés sur la page facebook ou adressés au compte twitter des éditions Gallimard.


Des internautes ayant acheté la version numérique ont mis leur exemplaire du «Vieil homme et la mer» sur le Net et l’ebook a été proposé au téléchargement – gratuitement et en toute illégalité – depuis des sites, des blogs, des forums...


Une pétition en faveur de la traduction de François Bon a fait son apparition et a récolté plusieurs centaines de signatures. De multiples blogs ont publié des billets sur l’affaire – le plus souvent en faveur de Francois Bon –, avec des titres évocateurs comme Gallimard l’a amer, Qui se gallimarrera le dernier, ou encore Stupide Gallimardise.


On trouvera une liste (non exhaustive) de ces billets dans l’article de François Bon Gallimard versus Publie.net, publié sur le blog Le Tiers Livre (//goo.gl/X1V4s).


Dans cet article justement, François Bon évoque «cette étonnante et dispropor-tionnée boule de neige sur le Web» : alors que l’article posté la veille avait bénéfié de 454 lectures, le billet relatant l’affaire en avait eu 12 600 en moins de 48 heures


– il en totalisera 20 000 en dix jours – !


Un tel exemple – il y en aurait beaucoup d’autres – illustre bien la nécessité qu’il y a pour une entreprise à ne pas oublier Twitter lors d’une veille e-réputation.


Car il est nécessaire de réagir au plus vite – et de façon appropriée – au moindre départ de rumeur ou de «bad buzz» sur la twittosphère.


Mais si Twitter est un outil très efficace pour effectuer une veille en temps réel, il ne permet ni de filtrer les tweets reçus ni de différer leur surveillance.


Plus de 250 millions de tweets étant échangés chaque jour, la plateforme ne conserve en effet les données que quelques jours ; l’information sur Twitter est donc éphémère* ; certaines études ont d’ailleurs estimé que la moitié du trafic généré par un tweet se faisait dans les trois heures suivant sa publication (http://goo.gl/FG4uG).


Pour pallier ces inconvénients, on disposait auparavant de flux RSS proposés par Twitter pour chaque profil, comme pour les recherches effectuées depuis le moteur Search.twitter.com.


Mais ces flux ont été supprimés en juin 2011, pour inciter les utilisateurs à se connecter à la plateforme.


Des méthodes et astuces existent heureusement et permettent de créer un flux pour suivre un compte, une recherche ou une timeline.


Nous en avons sélectionné plusieurs, parmi celles utilisant des outils très simples (mais néanmoins très efficaces) ou parmi les méthodes de «fabrication manuelle» de flux...


Ces dernières se basent sur l’analyse de la page de résultats d’une requête sur Search.twitter.com ou, plus précisément, sur l’analyse de l’URL de cette page...


COMMENT RECUPERER UN FLUX RSS DEPUIS TWITTER


• Un flux pour un mot-clé


Le besoin le plus fréquent en termes de veille concerne le suivi des tweets qui contiennent un mot-clé dans leur contenu (titre ou URL citée).


Pour obtenir un flux RSS qui réponde à ce besoin, il faut que l’adresse du flux soit construite sous la forme http://search.twitter.com/search. atom?q=motcle.


Si l’on souhaite que plusieurs mots-clés soient recherchés, il faut – au choix – inscrire un + entre les deux mots (sans espace), ou bien inscrire %20 entre les deux termes. Il suffit ensuite de coller l’URL ainsi obtenue dans son lecteur de flux RSS.


A titre d’exemple, les deux adresses :


http://search.twitter.com/search.atom?q=recherche+eveillee et


http://search.twitter.com/search.atom?q=recherche%20eveillee


permettent de suivre les nouveaux tweets qui citent l’ouvrage «Recherche éveillée sur Internet» ou le blog éponyme Recherche-eveillee.com.


On notera que les mots doivent être écrits sans accents (le mot «éveillée» sous sa forme accentuée doit sinon être traduit par «%C3%A9veill%C3%A9e»).


Pour aller plus loin dans la précision du flux, on peut aussi restreindre la veille aux tweets écrits dans une langue donnée.


Il faut dans ce cas rajouter dans l’URL l’extension liée à la langue (lang=fr pour le français, lang=en pour l’anglais...), sous la forme : http://search.twitter.com/ search.atom?lang=fr&q=motcle.


On signalera que lang=fr peut indifféremment être remplacé par q=fr dans l’URL du flux.


• UN FLUX POUR UN #HASHTAG


Les «hashtags» – mots-clés précédés du symbole #– sont couramment utilisés par les twittos pour mettre en évidence le sujet de leurs tweets. Des hashtags sont d’autre part créés de plus en plus souvent pour une manifestation, une émission, un salon... et permettent de suivre en temps réel le compte-rendu de l’événement.


Si l’on souhaite un fil RSS dédié à un hashtag précis, il faudra qu’il ait la forme :


http://search.twitter.com/search.atom?q=%23hashtag.


(par exemple : http://search.twitter.com/ search.atom?q=%23adbs).


Si la création «manuelle» d’un flux RSS semble de prime abord réservée aux «geeks», ces exemples montrent qu’il suffit simplement d’un peu de méthode pour mettre en place une veille par mots – que ce soient des mots-clés ou des hashtags – sur le contenu des tweets.


• UN FLUX PUR UN COMPTE


Lorsque la veille porte sur un domaine en général (l’e-réputation, la santé, le tourisme, le droit..), il peut être intéressant de suivre des twittos experts de leur domaine, que l’on aura sélectionnés.


Pour identifier des twittos à suivre, deux méthodes sont à conseiller.


La première est comparable à l’analyse de la «blogroll» d’un blogueur, et consiste à consulter la liste des «Abonnements» suivis par un expert que l’on aura repéré.


La seconde est d’analyser les «Listes» dans lesquelles l’expert a été ajouté (voir page suivante) ; ces listes sont en quelque sorte une transposition des «pages de liens» sur la twittosphère...


On trouvera dans l’encadré page suivante une liste de twittos – sélectionnés pour leur expertise – dont les tweets couvrent le large domaine de l’information, de la veille à l’e-réputation, en passant par les bases de données ou le Web social...


Cette sélection, forcément subjective et très partielle, s’est faite avec deux critères principaux : les tweets publiés devaient être très majoritairement informatifs (liens vers des sites ou des articles) et non conversationnels et, lorsque le twittos éditait également un blog ou un site, ils devaient apporter un complément aux informations publiées sur celui-ci (et non seulement signaler la parution d’articles).


Une fois que l’on a identifié les experts de son domaine, on peut décider de suivre leur compte via un fil RSS, afin d’exploiter plus facilement les informations.


Nous présenterons ici deux méthodes permettant de créer un tel flux (mais il en existe d’autres...).


La première consiste à «fabriquer manuellement» le flux, qui doit avoir la forme http://twitter.com/statuses/user_timeline/nomutilisateur.rss (par exemple : http://twitter.com/statuses/user_timeline/bfoenix.rss). Mais lors de nos tests, le flux ainsi créé n’était pas toujours reconnu par l’agrégateur.


La deuxième méthode, plus simple, est de saisir directement dans l’agrégateur le nom du compte, via la fonction «Ajouter un flux», sous la forme @nomutilisateur (ex.: @flateam ou @bfoenix).


En matière de veille sur Twitter, deux autres options peuvent également être utiles : récupérer un flux RSS pour sa timeline – afin de recevoir dans son agrégateur l’ensemble des tweets publiés par les personnes que l’on suit – ou récupérer un flux RSS pour une «liste» de twittos. Pour ces deux méthodes, la fabrication du flux RSS se fait en utilisant des sites ou outils complémentaires.


• UN FLUX POUR UNE LISTE


Pour permettre de mieux filtrer et prioriser l’information, Twitter offre la possibilité de créer des «listes» de comptes twitter, généralement publiques, que l’on peut classer par typologie, secteur d’activité, type de relation, etc. Dans le profil de chaque twittos figure ainsi la rubrique «Listes», qui indique les listes auxquelles le twittos est abonné et celles dont il est membre. Il s’avère alors utile d’explorer les listes dans lesquelles les experts que l’on a repérés ont été ajoutés, et voir si certaines ne couvrent pas son champ d’investigation.


Si l’on souhaite ensuite créer un flux RSS pour la liste en question, il suffit d’utiliser un outil tel que Twitter Lists 2 RSS (http://goo.gl/x433t).


La manœuvre est simplissime : on entre l’URL de la liste choisie dans la zone de saisie, et l’on clique sur le bouton «Get an RSS?Feed».? Et l’outil affiche immédiate-ment l’adresse d’un flux, que l’on pourra utiliser dans son navigateur...


• UN FLUX POUR SA TIMELINE


On peut enfin souhaiter recevoir dans son agrégateur l’ensemble des tweets de sa timeline (postés par les personnes que l’on suit) afin de pouvoir, si l’on utilise Google Reader par exemple, les conserver en archives et effectuer des recherches par mots sur leur contenu.


Là encore, il suffit d’utiliser un outil comme Sgrunwald (http://goo.gl/sT645), puis d’autoriser l’application à se connecter à son compte twitter, et de récupérer le flux proposé pour le coller dans son lecteur...


Comme on le voit, diverses méthodes et outils permettent de créer des fils RSS pour suivre ce qui se dit sur la twittosphère. Les flux RSS ainsi créés pourront ensuite, le cas échéant, être mixés avec des outils tels RSSMix.com, ou encore être mixés et filtrés grâce à Yahoo! Pipes (voir Netsources n°93).


LA DIVERSITE INFORMATIONNELLE DES RESEAUX SOCIAUX


En guise de conclusion, nous reviendrons sur une étude que viennent de mener des chercheurs de ... Facebook, sur le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de l’information (http://goo.gl/8BCmj).


Alors que beaucoup s’accordent à penser qu’en favorisant les liens entre personnes qui se ressemblent, les réseaux sociaux tendent à faire «chambre d’écho» et «rétrécissent» la taille du Web que nous fréquentons, cette étude conclut au contraire que les réseaux nous incitent à partager les informations de nos liens faibles et par là-même, propulsent les données nouvelles et les fait voyager.


Qui croire ? Les réseaux sociaux sont-ils promoteurs de diversité ... ou de distraction ?


Pour mieux comprendre les implications de cette question, on conseillera la lecture de deux articles publiés en février 2012, sur le site InternetActu pour le premier («Les liens faibles, moteurs de notre diversité informationnelle ?», Hubert Guillaud, http://goo.gl/XAnKd) et sur le blog Affordance pour le second («De la conquête du far-web à celle du nearme», Olivier Ertzscheid, http://goo.gl/fnuPc).


Récupérer un flux RSS depuis Twitter ...


RECUPERER UN FLUX RSS DEPUIS TWITTER…


QUELQUES ARTICLES POUR ALLER PLUS LOIN


• Blueboat.fr : «Créer des flux RSS depuis Twitter» (16 février 2012)


http://goo.gl/BKn2H


• CaddeRéputation : Twitter : 10 astuces pour les flux RSS (17 janvier 2012)


http://goo.gl/hcei0


• Actulligence.com : «Twitter et les flux RSS : faciliter la veille sur Twitter»


(17 octobre 2011) http://goo.gl/LMn1n


• Ballajack.com : «Comment transformer une liste Twitter en flux RSS»


(23 août 2011) http://goo.gl/zd4Lu


• Presse Citron : «Suivre des membres de Google+ et Twitter par RSS»


(14 juillet 2011) http://goo.gl/rk5h0


• CaddeRéputation : «Comment filtrer un compte Twitter par mots-clés ?»


(10 mai 2011) http://goo.gl/dhVwS


QUELQUES TWITTOS A SUIVRE POUR LES PROFESSIONNELS DE L’INFORMATION


@ActuaLitte : Les univers du livre.


@adbsfr : Association des professionnels de l’information et de la documentation


@archiveilleurs : veille collaborative sur les archives et le records management


@asselin : Christophe Asselin (blog Influx) ; veille, e-réputation...


@BFoenix : Béatrice Foenix-Riou (Recherche-eveillee.com) ; Rédac’ chef de Bases et Netsources


@Bibliogrance : Fil coopératif de bibliothécaires.


@Bouillon : Le Bouillon des Bibliobsédés ; veille collaborative sur le numérique.


@CaddeReputation : Camille Alloing (blog CaddeRéputation) ; veille, e-réputation...


@Collaboratif : La revue en ligne des pratiques collaboratives ; Entreprise 2.0...


@crid : Christophe Deschamps (blog Outils Froids) ; veille, outils du PKM...


@demainlaveille : Aref Jdey (Demain la Veille) ; veille, Web 2.0...


@echosdoc : actualités du monde de l'information et de la documentation


@FlaTeam : équipe de FLA?Consultants (société sœur de Bases Publications).


@fmolinaro : Fabrice Molinaro (Les Infostratèges) ; e-réputation, veille stratégique...


@FredCavazza : Frédéric Cavazza (MediasSociaux.fr, Entreprise20.fr...) ; médias sociaux.


@hervebasset : blog Intelligence scientifique et Veille ; veilleur scientifique.


@Lirographe : Christophe Robert (blog Lirographe) ; musique, littérature, bibliothèques.


@mbattisti64 : Michele Battisti (blog Paralipomènes) ; veille sur le droit de l'information.


@NetPublic : Délégation aux usages de l’Internet.


@precisement : Emmanuel Barthe (Precisement.org) ; documentaliste, juriste, veilleur.


@tendancesveille : Les tendances de la veille.


@terryzim : Terry Zimmer (blog Intelligences Connectées) ; veille, e-réputation...




Béatrice Foenix-Riou
Publié dans le n° 96 de Netsources (Janvier-Février 2012)

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