TotalPatent : pionnier de l'information brevets

On connaît surtout LexisNexis pour son offre juridique – notamment pour le monde anglo-saxon – et pour la presse (Nexis). Mais on sait moins que LexisNexis est l’un des pionniers de l’information brevet.

QUELQUES MOTS D’HISTOIRE...

C’est en effet en 1983 que LexisNexis lança LexPat, qui offrait le texte intégral des brevets américains. La deuxième étape, en 2005, consista à racheter Univentio, société qui avait « océrisé» un très gros volume de brevets en texte intégral.

Cela a conduit au lancement de TotalPatent en septembre 2007 pour valoriser ces contenus, et à la discrète disparition de LexPat. TotalPatent est d’ailleurs devenu un produit à part entière à cette occasion, pour lequel un abonnement spécifique est nécessaire, ce qui ne manque pas de logique.

On notera  par ailleurs qu’Univentio alimente d’autres serveurs avec ses textes intégraux de brevets, comme STN International par exemple.

Le contenu de TotalPatent est un des plus larges – sinon le plus large –, sur le marché  avec le texte intégral des brevets de 30 offices, et des données bibliographiques pour 70 autres.

ASTUCES DE RECHERCHE

On dispose de trois types de recherche, les deux premières – Guided Search et Advanced Search – étant très semblables.

Dans la recherche avancée, on choisit en les cochant les offices sur lesquels doit porter la recherche, et on précise si celle-ci porte sur les demandes et/ou les brevets délivrés.

On peut aussi choisir de chercher tout ou partie du brevet (titre, titre et abstract…), indiquer la date ou la période de son choix et l’on peut, dans des zones de saisie spécifiques, filtrer selon différents critères (par code, par pays…).

On entre ensuite les termes de recherche dans la zone de saisie prévue, en utilisant les opérateurs de LexisNexis et en limitant le cas échéant la requête sur certains champs (à choisir parmi près de 200).

On dispose par ailleurs d’un LoockUp Assignee or Inventor  qui permet de rechercher sur les variations d’un nom et d’en sélectionner certains, qui vont alors se mettre automatiquement dans la zone de saisie avec le bon préfixe.

Ces noms de déposants ou d’inventeurs sont issus des termes présents dans la base.

On dispose aussi d’un thésaurus de sociétés parmi lesquelles on peut choisir les noms de déposants, qui sont ensuite transférés dans la boîte de recherche ; ce thésaurus ne vient pas de TotalPatent, mais d’autres sources d’Elsevier. Contraire-ment au cas précédent, on ne peut donc être certain de trouver un brevet déposé par une des sociétés identifiées ainsi.

On dispose également d’une recherche sémantique qui à été construite à partir de l’analyse de l’ensemble du texte des brevets américains et de millions d’articles scientifiques publiés dans différentes revues d’Elsevier.

Bien que le logiciel de LexisNexis ne permette pas la combinaison d’étapes, il y a, dans TotalPatent, une façon détournée d’y arriver en combinant des recherches sauvegardées ; c’est un peu le même principe que pour Scopus.

Récemment, a été ajouté un outil Compare and analyze qui permet de comparer deux ou trois résultats de recherche en visualisant les parties communes.

D’une façon plus générale, on dispose de plusieurs fonctionnalités d’analyse des résultats.

Signalons enfin les liens établis entre les citations non brevet d’un brevet et la référence correspondante dans Scopus, si elle y est présente bien sûr.

C’est une approche très originale, même si malheureusement tous les articles cités en référence d’un brevet ne sont pas présents dans Scopus.

On pourra dire en conclusion que TotalPatent, comme beaucoup d’autres consacrés aux brevets, peut être un outil simple ou très complexe selon la façon dont on l’utilise.

Mais il fait partie de l’offre sur le marché et permet, pour un coût raisonnable, d’avoir accès à un service ayant une approche spécifique d’un contenu très riche.







François Libmann
Publié dans le n° 290 de Bases (Février 2012)

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