Europressse.com : recherche et veille à 360°

Au cours du mois de juin, Cedrom-SNI a annoncé un certain nombre d’évolutions majeures en termes de contenu pour son produit Europresse.com, résultat d’une stratégie plus globale amorcée depuis déjà quelques années.

Si Europresse.com était à l’origine connu comme un agrégateur de presse, il n’est désormais plus possible de le cantonner à cette seule fonction ; on parlera plutôt de «base d’informations» ou «base d’actualité», tant les contenus proposés sont aujourd’hui diversifiés.
      

6 500 SOURCES D’INFORMATIONS
      

La base dispose aujourd’hui de 6 500 sources d’informations (françaises et internationales) issues de multiples supports, d’où l’expression «360°».
      

On y trouve :
      

• de nombreux titres de presse (version imprimée et version web) ;
      

• des fils de presse et communiqués ;
      

• des sites et des blogs, référencés ou indexés en intégralité. Europresse.com propose des sites et blogs depuis déjà plusieurs années, mais leur nombre continue de croître ;
      

• des rapports et études accessibles sur le Web et payants – Europresse.com propose alors un lien vers le site d’achat ;
      

• les contenus d’informations des radios et télévisions françaises (nouveautés de mai 2012) ;
      

• les réseaux sociaux (nouveautés de juin 2012 ).
      

LES GRANDES NOUVEAUTES 2012 : RADIO, TV ET RESEAUX SOCIAUX
      

La grande nouveauté, lancée et présentée en juin 2012 lors du salon i-expo, concerne l’intégration des contenus d’information des radios et télévisions françaises et des réseaux sociaux.
      

Au niveau des radios et télévisions, Europresse.com dispose désormais des contenus d’information – journaux télévisés, émissions d’information, etc. à l’exception des émissions de divertissement, qui n’ont pas vocation à être intégrées à une base d’information – de TF1, France 2, France 3, Canal+, LCI, Itélé, BFM TV, LCP, M6, France 24 pour les télévisions et Europe 1, France Bleu, France Culture, France Info, France Inter, Radio Classique, RFI, RMC, BFM et RTL.
 

A venir : Arte, France 5, Euronews, NT1, TV5 Monde et Paris Première, Direct 8 et France Ô.
      

Le contenu audiovisuel de ces chaînes est traité par un logiciel de «speech to text», qui convertit automatiquement les paroles en texte. L’outil ayant un fonctionnement entièrement automatique, le résultat n’est pas totalement exempt d‘erreurs de retranscription, mais est globalement satisfaisant à des fins de repérage.
      

L’utilisateur pourra donc effectuer sa recherche textuelle dans l’interface classique d’Europresse.com, visualiser les mots-clés en contexte pour vérifier la pertinence des résultats, puis visualiser ou écouter les passages audio ou vidéo dans une console multimédia.
      

Au niveau des archives TV et radio, Europresse.com a fait le choix de ne conserver qu’une antériorité limitée, car l’expérience montre que, pour les contenus radio et TV, les utilisateurs consultent très majoritairement les éléments récents (diffusés quelques jours auparavant).
     

Il existe depuis plusieurs années des outils permettant de faire des recherches sur les contenus TV et radios.
      

Le service Voxalead News par exemple, développé par Exalead et encore dans ses laboratoires, en est un bon exemple.
      

Il permet d’interroger, depuis l’adresse http://goo.gl/S6CTJ  (en accès libre), des chaînes d’actualité dans neuf langues (dont le français, l’anglais, mais aussi le chinois, l‘arabe, le russe...) et de retrouver, pour un mot donné, les citations de ce mot dans le flux audio, avec visualisation ou écoute de l’émission et retranscription textuelle simultanée du flux audio. Parmi les chaînes suivies par Voxalead, on citera Europe1, BFM TV, AFP Vidéos, France 24, M6 News...
 

Parmi les grands serveurs et agrégateurs en revanche, Europresse.com est à notre connaissance le seul à disposer d’un tel contenu francophone.
      

Factiva propose bien des transcriptions textuelles de radio et télévision, mais il n’est pas possible de visualiser le résultat dans un lecteur multimédia et, même si on dénombre près de 250 sources TV ou radio, seules 4 radios/TV françaises sont représentées (BFM, Euronews, Europe 1 – avec une fréquence de mise à jour irrégulière – et RMC). Lexis Nexis offre quant à lui une centaine de transcriptions TV et radios, mais une seule pour la France avec Euronews.
      

Quant à EDD, il propose seulement l’accès à certains sites web (RTL...).
 

Kantar Media enfin offre la surveillance d’une centaine de chaînes de télévision française nationales et régionales, et près de 150 radios nationales et régionales. Mais il s’agit d’un service : le client n’a pas accès aux sources directement, il reçoit des alertes.
      

Pour ce qui est des réseaux sociaux, il existe aujourd’hui une offre pléthorique d’outils de recherche et de veille. Mais, bien souvent, ces outils proposent des fonctionnalités de recherche extrêmement simples et se concentrent exclusivement sur les réseaux sociaux, sans inclure d’autres sources d’informations.
      

Les grands serveurs/ agrégateurs (à l’exception d’Europresse.com) ne se sont pas encore aventurés dans cette voie-là. Seul Factiva a intégré depuis mai 2012 quelques éléments de Twitter dans son interface «Factiva Snapshot» (Voir Bases n°292). Les possibilités de recherche y sont cependant assez restreintes, puisque l’utilisateur peut uniquement visualiser les derniers tweets publiés par une sélection de twitteurs sur une trentaine de sujets, déjà définis par Factiva. De plus, aucune recherche sur ce contenu n’est possible.

Europresse.com en revanche a développé une véritable solution de veille personnalisable sur les réseaux sociaux.
          

Pour le moment, cinq outils majeurs sont disponibles : Twitter, Facebook, Flickr, YouTube et LinkedIn.
      

L’utilisateur va mettre en place sa requête au sein d’Europresse.com en disposant à la fois du langage natif de chaque réseau (chaque outil dispose en effet de ses propres particularités en matière de syntaxe, comme les hashtags pour Twitter par exemple) et des fonctionnalités de recherche traditionnellement  offertes sur Europresse.com. La requête pourra donc être la plus ciblée possible.
      

On signalera que ce n’est qu’une fois la requête créée et activée que l’outil commence à crawler le ou les réseaux sélectionnés avec les critères choisis et donc à enregistrer les éléments dans la base. Impossible donc d’effectuer une recherche rétroactive sur les réseaux sociaux, sans avoir préalablement créé une requête automatique personnalisée sur Europresse.com.  On est ici davantage dans une logique de veille régulière que de recherches ponctuelles.
      

Une fois les requêtes mises en place, l’antériorité des archives conservées dépend des options et de l’abonnement choisi auprès d’Europresse.com.
      

Pendant des années, Europresse.com a eu quelques difficultés à se différencier et à mettre en avant sa valeur ajoutée par rapport à ses concurrents ; l’agrégateur offre ainsi de nombreux titres de presse française, mais moins qu’EDD, et propose de nombreux titres de presse internationale, mais toujours moins que Factiva et LexisNexis. Cette fois-ci cependant, c’est lui qui joue le rôle de précurseur.
      

Les professionnels de l’information ne peuvent plus aujourd’hui se contenter d’effectuer des recherches et des veilles dans la presse ou les publications spécialisées.
      

Il leur est le plus souvent demandé d’élargir leurs sources d’informations et, en particulier, de couvrir la totalité des médias.
      

Ils doivent désormais prendre en compte aussi bien les supports traditionnels de la presse écrite et électronique, que les réseaux sociaux comme Twitter, ou encore les médias audiovisuels, dont la transcription textuelle est un véritable défi.
      

Cet élargissement de la couverture à tous les types de médias par Cedrom-SNI ne peut qu’aider les professionnels de l’information à jouer un rôle plus important en entreprise, notamment auprès des directions de communication, toujours soucieuses d’exhaustivité en matière de couverture médias.
     

Cette stratégie d’intégration nous paraît par ailleurs constituer un pas innovant, qui permet à l’entreprise de s’inscrire dans son environnement informationnel moderne.
      

Enfin, nous est démontrée – une fois de plus – la valeur ajoutée que peut apporter un véritable service professionnel, par rapport aux outils gratuits dont l’utilisation est souvent chronophage.


Carole Tisserand-Barthole
Publié dans le n° 294 de Bases (juin 2012)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire