Veille et recherche scientifique 2.0 : au-delà des ressources classiques

Avec l’avènement du Web 2.0, on a vu se développer de nouvelles ressources précieuses pour les professionnels de l’information (réseaux sociaux, blogs, sites de microblogging…). Si, au départ, ces nouveaux services ne proposaient que très peu de contenu pertinent dans le domaine des sciences dites «dures», le constat est aujourd’hui très différent.

Nous avons voulu dans cet article faire le point sur les ressources du Web 2.0 pour la veille et la recherche d’informations dans le domaine scientifique (ressources généralistes du Web 2.0 et outils spécialisés dans le scientifique et technique). Leur nombre étant très important et en augmentation constante, nous avons choisi de présenter une sélection d’outils – tous gratuits – appartenant à des familles différentes, pour illustrer la diversité des services existant.

LES OUTILS GENERALISTES DU WEB 2.0

L’ajout de contenu scientifique sur les outils classiques du Web 2.0 comme Twitter, LinkedIn ou encore Viadeo n’a pas été immédiat. Mais il serait pour autant dommage de les négliger car on peut aujourd’hui trouver des ressources intéressantes comme des partages de liens vers des articles scientifiques, la retransmission d’un congrès en temps réel, les dates et programmes de prochains congrès, les actualités et projets d’un organisme technologique…

Seul inconvénient, ces informations peuvent être noyées au milieu d’un flot de données pas spécifiquement scientifiques et surtout pas forcément professionnelles.

Voici donc un rapide tour d’horizon des outils généralistes pouvant présenter un intérêt pour les professionnels de l’information.

TWITTER

Commençons par Twitter, le célèbre site de microblogging, qui permet à ses utilisateurs de publier des informations en 140 caractères maximum.

On conviendra qu’il est difficile de publier des informations documentées et approfondies avec si peu de place, mais son intérêt ne réside pas là.

De nombreux professionnels (chercheurs, ingénieurs, enseignants-chercheurs…) et organismes (revues scientifiques, organismes technologiques, universités, etc) utilisent en effet Twitter pour diffuser des liens qui mènent vers des ressources web (articles scientifiques parus dans des revues, articles de blogs, etc) qui, elles, sont documentées et approfondies.

A titre d’exemple, on pourra citer les twitteurs – c’est désormais l’appellation officielle des utilisateurs de Twitter – suivants
  • @RhituC : une reporter de la BBC spécialiste des sujets scientifiques ;
  • @jwoodgett : un chercheur canadien spécialisé sur le diabète, le cancer et les neurosciences ;
  • @NatureNews : la revue américaine Nature, qui propose des liens vers ses articles ainsi que des ressources publiées par d’autres twitteurs ;
  • @Alexis_Verger : un chercheur en biologie moléculaire au CNRS ;
  • @MIT_Physics : le compte twitter du département de physique du MIT;
  • ou encore @Cern, le flux d’actualités du Cern, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire.
Seul inconvénient, de nombreux twitteurs ne se limitent pas à leur sujet de recherche et dérivent parfois sur des informations à caractère généraliste ou personnel.

Les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo


Les réseaux sociaux professionnels permettent aux internautes de créer leur profil professionnel public (une sorte de CV en ligne en quelque sorte) et de participer à des groupes de discussion.

Dans le cadre d’une veille ou d’une recherche, on pourra donc les consulter pour identifier des experts ou bien suivre des groupes de discussions autour des thématiques qui nous intéressent.

On trouve par exemple dans LinkedIn les groupes «Institute of Food Technologists» ou encore «Food Technology & Innovation», dont les membres partagent des liens vers des ressources intéressantes, des informations sur les prochains congrès, etc.

En revanche, on retrouve le même inconvénient que précédemment, à savoir que le contenu publié dans ces groupes peut être un peu éloigné des problématiques du professionnel de l’information (demande d’emploi, messages à caractère publicitaire…).

AUTRES RESSOURCES

Les ressources généralistes du Web 2.0 sont légion et toutes ne présentent pas d’intérêt d’un point de vue scientifique et technique ; on pourra néanmoins penser à un outil comme Slideshare – site de partage de présentations –, qui permet d’identifier notamment des supports PowerPoint ou PDF utilisés pour des conférences, présentations, publications....

Au final, ces outils généralistes hébergent du contenu scientifique potentiellement intéressant, mais ce contenu est parfois difficile à dissocier des autres informations présentes, et le tri peut vite devenir chronophage.

Par chance, il existe depuis quelques années des ressources spécialisées sur le contenu scientifique.

LES RESSOURCES SPECIALISEES

Il existe une multitude d’outils spécialisés, certains étant très récents, d’autres plus anciens et d’autres encore ayant déjà disparu du paysage.

Nous avons choisi ici d’en présenter cinq, en les répartissant par type d’outil.

Les plateformes de blogs scientifiques : l’exemple de Research Blogging et de ScienceSeeker

Les scientifiques ont progressivement investi la blogosphère et on trouve de nombreux blogs (très majoritairement anglophones) rédigés par des journalistes scientifiques, des chercheurs, des étudiants en doctorat, etc. Mais ces blogs sont parfois isolés et difficilement identifiables.

Pour nous aider à les localiser, il existe des plateformes de blogs scientifiques sur lesquelles on retrouve le contenu de blogs sélectionnés ou approuvés par les éditeurs de la plateforme. Research Blogging et Science Seeker font partie des plus connues.   

• ResearchBlogging.org est un pionnier en la matière, puisqu’il a été lancé fin 2007. Il se définit comme un site d’agrégation pour la recherche académique, et couvre les sciences dures mais égale-ment les sciences humaines et sociales. Sa mission est de collecter les meilleurs billets concernant la recherche évaluée par les pairs scientifiques, dans chaque discipline adadémique.
Les chercheurs du monde entier peuvent demander à faire intégrer leur blog à la plateforme, mais l’équipe de Research Blogging sélectionne les blogs selon la qualité de leur contenu.

Autre fait intéressant, seuls les contenus ayant trait à la recherche scientifique sont publiés ; un bloggeur qui mêle contenu scientifique et contenu hors-sujet (réflexions sur d’autres thématiques…) devra donc indiquer à Research Blogging ce qui est pertinent et ce qui ne l’est pas.

A ce jour, plus de 25 000 billets de blogs sont indexés. On peut effectuer une recherche en utilisant le moteur de recherche simple ou avancée (recherche par titre d’article, de journal, nom du bloggeur, tags, sujet, date…) ou naviguer parmi les catégories.

Une fois la liste des résultats affichés, on peut filtrer par Topics, Dates, View ou Language. Et pour chaque résultat, on dispose du titre du billet avec un lien cliquable – menant directement sur le blog d’origine –, un extrait du billet et la ou les références bibliographiques complètes citées dans l’article.

• ScienceSeeker.org est quant à lui beaucoup plus récent et a été lancé en janvier 2011.
Il se définit comme un agrégateur d’actualités scientifiques (sciences dures et sciences humaines et sociales) et indexe le contenu de plus de 1 100 blogs et autres sources d’actualités. Mais il ne dispose malheureusement pas de moteur de recherche.

Pour accéder au contenu, on utilisera donc la colonne de gauche en sélectionnant une thématique (plus d’une cinquantaine sont disponibles, dont biotechnology, chemistry, marine biology, mathematics, neurosciences ou encore veterinary medicine), puis en cliquant sur Posts, Blogs ou RSS, pour visualiser les derniers billets ou la liste des blogs de la catégorie, ou bien pour s’abonner au flux RSS de la thématique.

Le contenu fourni est intéressant mais potentiellement trop large pour les personnes qui s’intéressent à des thématiques précises.

Les réseaux sociaux scientifiques : l’exemple d’Academia et de Research Gate

Face aux réseaux sociaux généralistes comme Facebook, LinkedIn ou Viadeo, on trouve de plus en plus de réseaux sociaux thématiques, dédiés par exemple aux musiciens, aux écologistes ou encore aux quinquagénaires....

Les chercheurs et scientifiques ne sont pas en reste et disposent depuis plusieurs années de réseaux qui leurs sont spécifiquement dédiés.

Le principe de ces réseaux est le même que celui des outils généralistes : ils permettent à l’utilisateur de créer un profil détaillé, de présenter ses centres d’intérêts, de publier et de partager du contenu, ou encore de suivre les contenus publiés par d’autres utilisateurs…

Nous avons choisi de présenter Academia et ResearchGate, mais il en existe beaucoup d’autres comme My Science Work, Knowtex, Scival ou encore Colwiz.

• Academia.edu a été lancé en septembre 2008 et s’adresse aux universitaires, quelle que soit leur discipline (sciences dures, sciences humaines et sociales).

Il n’est pas nécessaire d’avoir un compte pour effectuer des recherches mais cela s’avère en revanche indispensable lorsque l’on souhaite télécharger un article en texte intégral.

A ce jour, le réseau social compte 1,9 million d’utilisateurs et recense plus de 1,5 million d’articles scientifiques, parfois disponibles en texte intégral.

D’après Academia, le site attire plus de 3,9 millions de visiteurs uniques chaque mois. Il permet donc aux universitaires de mettre en évidence et de promouvoir leurs travaux de recherche, au sein d’une plateforme disposant d’une certaine visibilité, de créer des contacts avec d’autres universitaires et d’identifier et consulter les travaux de recherche de leurs confrères.

Pour les professionnels de l’information, l’intérêt résidera principalement dans les fonctionnalités de recherche, qui vont permettre d’une part de repérer des publications dans un domaine ou sur un sujet bien précis et d’autre part, d’identifier des experts et spécialistes d’un sujet.

En haut de l’écran, l’internaute dispose d’un moteur de recherche simple, qui permet uniquement d’entrer des mots-clés séparés implicite-ment par un AND.

Au fur et à mesure de la saisie des lettres, des suggestions sont proposées et affichent les noms de personnes, les «research interests» et les universités se rapprochant des mots-clés.

Si l’on préfère lancer une requête sur le terme de son choix – il faut alors cliquer sur le bouton «View all results» après la saisie du mot –, on obtient une page de résultats comportant dans la partie centrale la liste des profils pertinents ; on peut affiner les réponses avec plusieurs filtres, proposés dans la colonne de droite : people, papers, research interests, universities, departments, journals, jobs ou mailing list.

En cliquant sur le nom d’une personne, on accède à son profil détaillé et aux papiers de recherche – texte intégral ou référence bibliographique – qu’il a ajoutés sur Academia.

Les papiers de recherche sont tous associés à des tags, sur lesquels on peut ensuite relancer la requête.

Les «research interests» disposent par ailleurs d’une page regroupant les membres intéressés par cette thématique et les articles qui y sont reliés, avec la possibilité d’affiner par «related research interests».

On peut également rechercher le nom d’une université puis d’un département, et visualiser les membres en faisant partie ainsi que leurs papiers de recherche.

Et pour finir, on peut identifier des revues spécialisées via le moteur de recherche ou naviguer parmi les 12 636 journaux disponibles (http://journals.academia.edu) et suivre leurs nouveaux contenus.

• ResearchGate.net a lui aussi été lancé en 2008 et est basé à Berlin.

Comme pour Academia, la recherche simple ne nécessite pas de compte ; ce dernier est d’ailleurs réservé aux titulaires d’une adresse mail institutionnelle (université, laboratoire). On peut toutefois demander une dérogation auprès des responsables du site, à condition d’en expliquer les raisons.

Selon l’entreprise, 1,9 million de chercheurs utilisent à ce jour ResearchGate pour partager des papiers de recherche, publier des données et engager des discussions avec d’autres chercheurs.

Il est possible d’utiliser une partie du service sans avoir de compte, en cliquant sur l’un des liens Researchers, Topics ou Publications proposés en bas de la page d’accueil

On peut alors naviguer dans l’annuaire des membres, consulter les dernières questions posées par certains membres et les réponses apportées par les autres et pour finir lancer une recherche sur les publications.

Le moteur permet d’entrer des mots-clés séparés par un AND (par défaut) ou un OR, d’effectuer une recherche sur une expression exacte (guillemets) et d’exclure un terme (tiret).

Lors d’une recherche sur les publications, on obtient la liste des articles sélectionnés, classés par pertinence – aucun tri chronologique n’est possible –. On dispose pour chaque article d’une fiche avec les références bibliographiques complètes, la liste des mots-clés (avec la possibilité de relancer la recherche sur l’un d’entre eux), un résumé très détaillé, la source et des liens vers des «articles similaires».

ResearchGate indique qu’il indexe les références de plus de 40 millions de documents, provenant de diverses sources : PubMed, Cornwell University Library, Intech, Repec, IEEE, Citeseer, la NASA et Biomed Central.

Les outils scientifiques de bookmarking social : l’exemple de CiteUlike


Les outils scientifiques de bookmarking social fonction-nent sur le même principe que les outils généralistes comme Diigo ou Delicious.

On citera parmi eux Connotea (dont nous avions parlé dans le n° 228 de Bases - Juin 2006), CiteUlike ou encore Bibsonomy.

Ils permettent à la fois :
  • de gérer une bibliographie en récupérant de manière semi-automatique des références sur les sites des grands éditeurs, bases de données en ligne (PubMed par exemple) et autres ressources proposant des références bibliographiques
  • de partager ou non ces références avec d’autres utilisateurs, de manière publique ou au sein de groupes ;
  • d’identifier des utilisateurs ayant les mêmes intérêts et de suivre leurs ajouts ;
  • ou de suivre les nouveaux résultats sur une thématique donnée.
C’est sans doute ce dernier aspect qui intéressera le plus les professionnels en charge de recherches et de veilles scientifiques.

CiteUlike.org existe depuis 2004 et a été créé par l’université de Manchester. Il compte à ce jour plus de 6 millions de références bibliographiques. Tous les utilisateurs ne rendent pas leurs bookmarks publics, mais un nombre relativement important d’entre eux jouent le jeu de la collaboration.

Pour retrouver des références sur les sujets qui nous intéressent, on dispose d’un bouton «Search» en haut de la page.

Le moteur recherche par défaut sur la majorité des champs, permet l’utilisation des opérateurs booléens AND (&&), OR (par défaut) et NOT (!), ainsi que de la troncature (?? pour un caractère et * pour un nombre illimité de caractères).

On peut également limiter la recherche à certains champs : tag (en écrivant tag :mot), auteur (author :mot), année (year :[année1 TO année2]).

La page de résultats affiche successivement :
  • le nom des utilisateurs intéressés par le mot-clé, avec un lien vers leur «library» (les signets qu’ils ont enregistrés) ;
  • les groupes concernés par cette thématique ;
  • et pour finir les articles qui disposent des termes de la recherche.
Des flux RSS sont proposés pour recevoir automatique-ment les nouveaux résultats d’une recherche, les nouveaux signets ajoutés par un utilisateur ou publiés dans un groupe.

Les outils de gestion bibliographique : l’exemple de Mendeley.com

A l’origine, les outils de gestion bibliographique comme Mendeley, Zotero, Endnote, Reference Manager, Refworks, etc. se limitaient à cette seule fonction, à savoir établir, trier et utiliser des listes de références bibliographiques d'articles, d'ouvrages ou même de sites web, concernant des publications scientifiques.

Mais certains d’entre eux, et notamment Mendeley et Zotero, ont mis en place des fonctionnalités collaboratives permettant de partager ses références bibliographiques avec d’autres internautes.

Mendeley est un outil bibliographique lancé en août 2008, qui dispose d’une version logicielle et d’un site en ligne.

On ne s’intéressera ici qu’à la plateforme «online», qui offre des fonctionnalités collabo-ratives.

On pourra rechercher et consulter les références sans disposer de compte, mais il est nécessaire d’en créer un dès lors que l’on souhaite enregistrer des références, les annoter, les organiser ou collaborer.

Depuis la page d’accueil, on dispose d’un moteur de recherche qui permet de lancer une requête sur les documents (Papers), les groupes ou les personnes.

La recherche porte sur plusieurs millions de références, mais il n’est pas possible d’obtenir un chiffre global plus précis.

En revanche, on peut connaître le nombre de documents par discipline : plus de 13 millions pour la médecine, plus de 2 millions en chimie, plus de 2 millions en sciences de l’ingénieur ou encore 1,6 millions en mathématiques.

On peut lancer une recherche avec plusieurs mots-clés séparés implicitement par un OR et l’on peut également utiliser le AND, les guillemets pour l’expression exacte et le tiret pour exclure des termes de la requête.

On dispose également, dans un second temps, d’une grille de recherche avancée qui permet de restreindre au champ titre, auteur, résumé, type de documents, date de publication ou discipline.

Depuis la liste des résultats affichés, il est possible de limiter la sélection aux seuls documents en open access.

Dans la majorité des cas, il est indiqué dans la référence où l’on peut se procurer le texte intégral du document.

La recherche de groupes permet d’autre part d’identifier des espaces thématiques, où les membres partagent des informations et des documents, ou posent des questions sur des sujets bien précis.

La recherche de membres quant à elle peut permettre d’identifier des chercheurs spécialisés sur certains sujets.

OUTILS DU WEB 2.0 ET RESSOURCES CLASSIQUES : QUELLE COMPLEMENTARITE ?

Au final, les ressources du Web 2.0 n’ont nullement vocation à remplacer les grands serveurs, mais représentent plutôt un complément intéressant, notamment lorsqu’il s’agit d’identifier des spécialistes et experts d’un domaine.

Nous avons cependant cherché à savoir si les références bibliographiques identifiées sur ces outils du Web 2.0 se retrouvaient sur les grands serveurs, et vice et versa.

Nous avons donc sélectionné dans les différents outils présentés une dizaine de références issues de disciplines scientifiques variées, publiées plus ou moins récemment, et nous avons regardé si elles étaient présentes sur Dialog et Scopus.

La quasi-totalité d’entre-elles se retrouvaient bien sur ces deux serveurs, à l’exception de quelques références très récentes (moins de quelques mois).

A l’inverse, il faut garder à l’esprit que les grands serveurs proposent des contenus non disponibles sur les outils du Web 2.0, car ceux-ci ne contiennent pas toutes les sources des grands serveurs, ni tous les articles publiés sur une source.

En matière de recherche et de veille dans le domaine scientifique, il faudra donc penser à utiliser :

•  les serveurs professionnels, qui continuent d’offrir, moyennant finance, un contenu riche et varié, validé et fiable, structuré, avec des fonctionnalités de recherche extrêmement perfectionnées ;

•  mais aussi les outils du Web 2.0, majoritairement gratuits, qui fournissent des contenus très récents (quelquefois en temps réel), permettent de tirer parti de l’intelligence collective, facilitent l’accès aux documents en texte intégral et surtout permettent d’identifier relativement aisément des spécialistes et experts, malgré des possibilités de recherche à des années lumières de celles proposées par les serveurs.


Carole Tisserand-Barthole
Publié dans le n° 296 de Bases (Septembre 2012)

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