Fin annoncée de Google Reader : quelles alternatives ?

C’est un véritable coup de tonnerre qui a retenti sur la Toile le 13 mars 2013, avec l’annonce de la fin programmée – pour le 1er juillet – de Google Reader, le lecteur de flux RSS lancé en 2005 par Google.

L’annonce a eu l’effet d’un électrochoc pour la communauté des veilleurs. Pourtant, certains signes précurseurs auraient dû mettre la puce à l’oreille, car ils montraient que depuis quelques temps, le géant de Mountain View se désintéressait des flux RSS en général, et de son agrégateur en particulier.

Ainsi, aucune mise à jour de l’outil n’a eu lieu depuis plusieurs années. Pire, la dernière interface lancée en novembre 2011 a vu un certain nombre de fonctionnalités de partage disparaître, au profit d’une meilleure intégration du réseau Google+ (voir Netsources n°98).

Le blog officiel de Google Reader (http://goo.gl/lPYac) est d’ailleurs le témoin silencieux de cette désaffection, puisque les deux derniers billets datent du 13.03.2013 («Powering Down Google Reader») et du ... 31.10.2011 («New in Reader: a fresh design, and Google+ sharing»).

D’autre part, le portail personnalisé iGoogle – l’autre lecteur de flux RSS lancé par Google en 2005 – a quant à lui été condamné le 3 juillet 2012 (http://goo.gl/fuHG1), et doit fermer ses portes le 1er novembre 2013. 

On s’étonnera ici du long délai – 16 mois – laissé aux internautes pour trouver une alternative à iGoogle, quand le préavis n’est que de 3,5 mois pour Google Reader !

Enfin, plusieurs détails laissent à penser que Google compte abandonner Feedburner – son gestionnaire de flux RSS –, un outil fort prisé des blogueurs car il permet à la fois de créer un flux pour une page ou un blog, mais aussi de mesurer son audience.

Bref, ces indices auraient du nous faire prendre conscience du désintérêt de Google pour les flux RSS.

Pourtant, rares sont ceux qui n’ont pas été surpris par l’annonce de la fermeture prochaine de Google Reader, tant cet outil est apprécié des veilleurs.

En guise de justification, Google se contente d’annoncer dans ses blogs un «ménage de printemps». Il dit être conscient que les utilisateurs dévoués de Google Reader se désoleront de cette disparition, mais que la société se doit de réagir à la baisse d’audience de l’agrégateur, et concentrer son énergie sur moins de produits, afin d’améliorer l’expérience des utilisateurs...

Les réactions à cette annonce ont été immédiates et l’on a vu fleurir sur le Web de nombreux articles regrettant cette décision, de multiples tweets la commentant – avec l’apparition du hashtag #savegooglereader –, et des pétitions en ligne contre la fin de Google Reader. 

Parmi elles, celle de Dan Lewis sur Change.org (intitulée «Google: Keep Google Reader Running», http://goo.gl/5Fcmu) rassemblait plus de 100 000 signatures 48 heures après son lancement – elle en compte aujourd’hui près de 150 000 – !.

Dans les faits, il est – malheureusement – peu probable que pétitions et revendications aient un quelconque impact sur la stratégie de Google.

Si le verbe «to google» a fait son apparition dans le dictionnaire Merriam Webster et signifie «chercher des informations sur Internet en utilisant Google», il ne faut pas pour autant oublier que Google est une entreprise commerciale et non un service public, et que la société est libre de mettre fin aux outils et services qu’elle offre aux utilisateurs...

Google a décidé de supprimer son agrégateur, et il est fort probable que Google Reader disparaisse du Web le 1er juillet 2013. Alors autant prendre les devants et réfléchir aux alternatives possibles...

Le premier moment de découragement passé, on en vient à se dire que cette disparition est finalement une bonne chose. 

Pour les utilisateurs d’abord.

Cela fait des années que Google Reader n’avait pas été amélioré, alors que dans le même temps, les technologies comme les usages ont évolué. De nombreux services, quelquefois très performants, ont fait leur apparition, et ce sera l’occasion de les découvrir.

Le fait de choisir un agrégateur passe par ailleurs par une «remise à plat» de ses besoins en matière de veille, des process utilisés, des flux sélectionnés ... et cette phase d’analyse est toujours positive.

Le changement d’outil permettra enfin de dépendre un peu moins de Google, ce qui n’est pas forcément inutile...

La disparition de Google Reader va d’autre part redynamiser le marché, en offrant aux acteurs des opportunités de développement. 

Pour attirer les milliers d’internautes qui utilisent Google Reader, ceux-ci vont devoir améliorer leur offre, et l’on peut penser qu’ils vont notablement enrichir les fonctionnalités de leurs produits dans les semaines qui viennent.

La première difficulté pour eux va d’ailleurs être de pouvoir faire face rapidement à la montée en puissance de leurs abonnés. Feedly par exemple a annoncé 500 000 téléchargements de son application dans les 48 heures qui ont suivi l’annonce de Google... ce qui ne s’est pas fait sans quelques difficultés, les serveurs n’ayant pas été prévus pour ça !

Il est trop tôt ici pour comparer et détailler les offres des différents concurrents. Ceux-ci fourbissent leurs armes et ont (presque) tous annoncé qu’ils vont notablement étoffer les possibilités de leurs outils dans les semaines qui viennent, pour attirer les prochains migrants.

Nous présenterons en revanche les différentes familles d’agrégateurs qui existent – classées de la plus simple à la plus sophistiquée –, afin de dresser un panorama des types d’alternatives possibles et nous donnerons, pour chaque famille, quelques exemples d’agrégateurs.

Nous nous focaliserons ici sur les solutions “en ligne” gratuites ou bon marché, destinées aux ordinateurs.

LES CLIENTS DE MESSAGERIE

De nombreux logiciels de gestion de courrier électronique, tels que Microsoft Office Outlook ou Mozilla Thunderbird, offrent la possibilité de s’abonner aux flux RSS des sites web et de recevoir les actualités dans sa boîte de réception.

Traditionnellement, ces logiciels proposent la liste des flux auxquels on est inscrit dans une colonne sur la gauche ; il suffit de cliquer sur l’un d’entre eux pour afficher dans la partie centrale la liste des derniers articles et, en-dessous ou au-dessus selon le logiciel, le début ou l’intégralité du billet (selon les paramétrages du flux), avec un lien vers l’article sur le site d’origine ; on signalera que des astuces permettent de modifier un flux pour recevoir automatiquement l’intégralité des articles.

Les fonctionnalités de ces lecteurs sont généralement réduites. Ils possèdent néanmoins plusieurs atouts, parmi lesquels on citera la simplicité d’utilisation, l’archivage des articles – que l’on peut classer dans des dossiers... –, et la possibilité de lancer une recherche par mots sur l’ensemble des billets. Il peuvent donc fort bien convenir lorsque le nombre de flux surveillés n’est pas trop important.

En revanche, le client de messagerie n’est pas adapté à l’utilisation nomade, à la collaboration ou au partage sur les réseaux sociaux. Enfin, il est en général impossible de «taguer» les articles, ou de créer un flux RSS sortant.

On signalera d’autre part que si le logiciel Mail d’Apple a longtemps permis la lecture des flux RSS, cette fonctionnalité a été supprimée avec le dernier système d’exploitation «Mountain Lion». 

Cet abandon serait du au fait que Mountain Lion s’appuie sur le «Cloud» pour effectuer les mises à jour, ce qui n’est pas compatible avec les flux RSS ...

LES EXTENSIONS DE NAVIGATEURS

Mozilla Firefox a sans doute été l’un des premiers navigateurs à permettre la lecture des flux RSS, et son exemple a rapidement été suivi par d’autres (Internet Explorer...).

Puis, de nombreuses applications (extensions ou add-ons) ont été développées, avec des fonctionnalités quelquefois avancées, pour des navigateurs basés sur des logiciels libres, comme Firefox ou Google Chrome (d’autant que ce dernier ne lit pas les flux RSS en natif).

Parmi ces applications, on signalera notamment :

• Sage (http://goo.gl/3OOck), sans doute l’une des premières extensions pour lire les flux RSS, créée en 2004 par Peter Andrews pour Mozilla Firefox, et dont l’interface a été «relookée» il y a peu ;

• Feedly (ww.feedly.com), une application créée en 2008, qui a été développée pour Chrome, Firefox, Safari, mais aussi pour mobiles et tablettes, et qui est sans doute l’un des grands gagnants de la disparition de Google Reader. Pour faire face à l’afflux de nouveaux utilisateurs, le service a d’ailleurs dû consolider son infrastructure et a multiplié sa bande passante par dix.

Feedly mise sur la simplicité et la convivialité : il suffit de se connecter avec son identifiant Google Reader pour importer automatiquement l’ensemble de ses flux, ainsi que les articles sauvegardés dans la «liste de suivi» – ce qui est un vrai atout !

Plusieurs modes d’affichage des flux sont proposés : sous forme de liste – comme Google Reader –, ou sous une forme plus visuelle (magazine, mosaic..), avec une mise en avant des articles, images, etc.

L’outil permet de sauvegarder des articles (l’équivalent de la Liste de suivi), de les taguer, de les diffuser via Google+, Linkedin, Twitter, Facebook... et permet la synchronisation depuis un mobile ou une tablette.

Mais, pour le moment du moins, il n’offre ni archives des flux, ni possibilités de recherche sur les billets, ni flux RSS sortants... 

Son point faible réside principalement dans le fait que Feedly est aujourd’hui une extension de navigateur, qui fonctionne grâce à une synchronisation avec Google Reader (via son API) ; l’outil ne possède donc pas de base de données en propre.

Il annonce cependant le lancement prochain d’une version web (projet Normandy), qui prendra la suite de Google Reader à la fermeture de celui-ci, de façon transparente pour les utilisateurs de Feedly.

On notera néanmoins que certaines entreprises interdisent tous les téléchargements, y compris celui d’une simple extension.

LES “PORTAILS PERSONNALISES”

Lancé en 2006 par Tarik Krim, et racheté en 2012 par Dassault, Netvibes (www.netvibes.com) est le pionnier des portails personnalisés et devrait profiter de la disparition de Google Reader, d’autant que son concurrent direct, iGoogle, doit également fermer ses portes en novembre 2013 !

Il a pour lui sa convivialité, ses nombreuses options de personnalisation (tant pour l’apparence du dashboard que pour le mode d’affichage des flux), la possibilité d’intégrer dans le dashboard – outre les classiques flux RSS – des “widgets” comprenant des applications de toutes sortes, et le choix laissé à l’utilisateur de faire de son dashboard un espace privé ou public.

Il lui manque en revanche des options comme l’attribution de “tags” aux articles, la “liste de suivi”, la rediffusion via des fils RSS sortants, la synchronisation avec un mobile, etc.

LES AGREGATEURS ONLINE


Parallèlement aux portails personnalisés, d’autres agrégateurs offrent leurs services sur le Web, avec une apparence quelquefois très proche de Google Reader. Aucun cependant ne dispose encore, aujourd’hui du moins, de l’ensemble de ses fonctionnalités.

• The Old Reader (ww.theoldreader. com) n’hésite pas à indiquer qu’il est “Just like the old google reader, only better”.

Et effectivement, l’utilisateur n’est pas dépaysé et retrouve une interface très proche, qui plus est traduite (en partie) en français.

Comme pour de nombreux agrégateurs, il est possible d’importer le fichier de ses flux RSS. Mais l’outil est quelque peu submergé par le nombre de demandes et les temps d’attente sont pour le moment très longs. The Old Reader est en effet un projet personnel monté par trois amis, et il ne dispose pas encore des moyens techniques suffisants pour faire face à l’afflux de visiteurs (qui a été multiplié par 15 en quelques jours, pour atteindre 150 000 utilisateurs !). 

Cela étant, la situation devrait rapidement s’améliorer (un appel aux donations est d’ailleurs fait sur le blog...).

The Old Reader offre plusieurs fonctionnalités, comme la recherche par mots sur le texte des billets, la possibilité de les “liker” – et de les garder dans la liste des “liked”, équivalent de la liste de suivi – mais, pour le moment du moins, ne permet ni de les taguer, ni de créer des flux RSS sortants. D’autre part, aucune application n’est encore disponible pour les mobiles.

La notion de “partage” en revanche est prise en compte par The Old Reader, mais avec une optique différente de Google Reader. L’outil ne propose pas (encore ?) de “diffuser” les articles (via Twitter, Google+, Gmail...), mais de les “partager”, avec des utilisateurs préalablement identifiés. On peut rechercher des “amis”, via ses comptes Google ou Facebook notamment, et partager ainsi des documents, qui seront accessibles dans un dossier spécifique. A l’inverse, on peut suivre des personnes et profiter des découvertes qu’ils souhaitent partager. C’est une fonction que Google Reader a proposée un temps, et qu’il avait malheureusement supprimée pour intégrer davantage son réseau Google+.

• Nous avons déjà parlé de Newsblur (ww.newsblur.com) dans ces colonnes, dans un article intitulé “Newsblur, un lecteur de flux intelligent” (voir Netsources n°90, janvier/février 2011).

Lancé en 2010, cet outil est disponible en mode freemium, avec une version gratuite limitée à 64 flux – et des fonctionnalités plus réduites – et une version “premium” de 24$/an.

L’interface de l’outil est agréable, relativement proche de celle de Google Reader, avec une colonne rassemblant les flux sur la gauche et, pour un flux donné, la liste des articles dans la partie basse de l’écran et le texte des articles dans la partie haute.

Newsblur se distingue des autres agrégateurs en offrant pour chaque flux quatre formats d’affichage : “Feed” permet de consulter le texte – et éventuellement les images – de l’article, compris dans dans le flux (c’est le format classique des agrégateurs) ; “Original” ouvre le site depuis sa page d’accueil, mais dans le navigateur de Newsblur ; “Story” affiche la page complète de l’article telle qu’elle est sur le site, toujours depuis le navigateur de Newsblur. Une dernière version “Text”, réservée aux abonnés, affiche quant à elle le texte complet de la page.

Les articles peuvent être sauvegardés (Saved Stories) et partagés, sur un principe similaire à celui de The Old Reader.

L’originalité de Newsblur réside dans le système de classement intelligent des actualités. L’utilisateur est invité à indiquer, pour chaque article, ce qui le rend pertinent ou non (il dispose de différents critères), et l’agrégateur prend ces choix en compte pour son classement.

L’outil, qui est en open source, dispose d’une application pour les mobiles ; on regrettera néanmoins que, pour le moment du moins, il soit impossible de diffuser les articles sur les réseaux sociaux (seulement de les partager), de les taguer, ou de lancer une recherche par mots sur leur contenu.

• FeedBooster (//feeds.qsensei.com).

Relativement discret, FeedBooster est un agrégateur développé par la société Q-Sensei, et exploite les technologies mises au point par cette société dans le domaine de la recherche et de l’indexation.

L’outil permet d’importer aisément le fichier de ses flux RSS et offre plusieurs modes d’affichage de ceux-ci (liste de titres, avec les premières lignes du texte...). Il est possible de taguer ses flux afin de les classer dans des dossiers.

Les articles peuvent être sauvegardés dans une “liste de suivi”, ou être diffusés sur les réseaux sociaux ou par mail.

Mais la principale caractéristique de FeedBooster réside dans les nombreuses et puissantes possibilités de recherche qu’il offre.

Chaque flux ajouté est en effet analysé et l’outil extrait de chaque article des métadonnées comme le nom de l’auteur, la source, les tags..., qui constituent autant de filtres de recherche.

Une colonne sur la gauche classe en temps réel les articles et propose de les retrouver par date, auteur, tags (générés automatique-ment), source, langue, etc.

Une zone de saisie permet d’autre part de lancer une recherche par mots (en utilisant les opérateurs AND, OR, NOT et la troncature), sur l’ensemble des flux ou sur les flux répondant à l’un des filtres.

Enfin, l’outil peut être personnalisé de plusieurs façon, pour mettre en avant les actualités de ses sites favoris, enregistrer des profils de recherche, etc.

Bref, cet agrégateur surprend au premier abord car son fonctionnement est très différent de Google Reader – et de la plupart des agrégateurs – mais il possède une réelle valeur ajoutée en matière de recherche sur les flux, dont il conserve par défaut 90 jours d’archives (sauf pour les articles sauvegardés, qui sont conservés indéfiniment).

Il lui manque pour le moment la possibilité d’ajouter des tags aux articles, les flux RSS sortants, et l’application pour les mobiles. Mais là encore, FeedBooster annonce de prochaines évolutions...

Nous nous sommes centrés dans ce panorama sur les agrégateurs disponibles en ligne, accessibles gratuitement ou de façon peu onéreuse, et conçus principalement pour un usage sur ordinateur.

Mais d’autres types d’agrégateurs existent.

De nombreuses solutions ont ainsi été développées spécifiquement pour un usage nomade, et une consultation via un mobile (iOS, Android...) ou une tablette.

On citera parmi celles-ci Zite, Pulse ou Flipboard, qui permettent en général de concevoir un magazine à partir de flux RSS, twitter, facebook, et présentent l’information de façon agréable et ergonomique.

Les logiciels monoposte sont également une alternative à prendre en compte.

De nombreux articles se sont ainsi fait l’écho de Tiny Tiny RSS, un logiciel opensource qui propose des fonctionnalités similaires à Google Reader, mais qui nécessite des connaissances spécifiques en PHP ou MySQL pour l’installer sur un serveur.

D’autres outils, tels que Fever, RSS Owl... existent depuis longtemps, et ont déjà fait pour certains l’objet d’un article dans Netsources.

Des solutions de veille comme Website Watcher enfin ne doivent pas être oubliées. Elles permettent en effet de surveiller les modifications intervenues sur des pages web, mais aussi sur des flux RSS, et disposent de fonctionnalités – de filtrage notamment – plus puissantes que Google Reader.

Mais si de telles solutions ont des atouts certains, elles ne facilitent ni le partage ni la mobilité, puisqu’elles dépendent d’un poste.

Les solutions de veille développées par des acteurs comme Digimind, KB Crawl ou SindUp par exemple peuvent également être utilisées pour la lecture des flux RSS.

Accessibles le plus souvent en mode SaaS, elles sont infiniment plus puissantes, offrent de nombreuses fonctionnalités de crawling, de veille et de diffusion... mais sont aussi beaucoup plus onéreuses.

QUE FAIRE AUJOURD’HUI ?

Nous disposons encore de quelques mois avant la fermeture de Google Reader. Ces quelques mois doivent être utilisés pour tester les différents agrégateurs qui existent et nous permettre de faire un choix en connaissance de cause, et non seulement suite à un coup de cœur lié à l’interface.

Pour que ce choix soit le plus judicieux possible, nous conseillons d’analyser, parmi les différentes fonctionnalités de Google Reader, celles qui nous sont les plus utiles, sachant qu’aucun outil n’offre à l’heure actuelle l’ensemble de ces fonctionnalités. La situation est en effet susceptible d’évoluer et, d’autre part, des outils comme IFTTT ou Diigo (voir Netsources n°95 et n°84) seront peut-être à même de pallier les éventuelles “lacunes” de l’agrégateur choisi.

Nous avons quant à nous recensé un certain nombre de fonctions de Google Reader, qui présentent un intérêt pour le professionnel. 

On citera parmi elles :

• l’archivage des flux ;
• les possibilités de recherche (sur un flux, sur tous...) ;
• la traduction des flux ;
• la liste de suivi ;
• les possibilités de partage sur les réseaux sociaux ;
• les tags ;
• les flux RSS sortants
• la synchronisation avec une application pour mobiles.

L’importance de ces fonctions est d’ordre personnel et propre à l’utilisation que chacun a de son agrégateur. Outre la lecture des flux, Google Reader peut en effet être utilisé comme un moteur de recherche personnalisé (sur les archives des flux), comme un outil de diffusion de sa veille sur les réseaux sociaux, comme un espace de travail collaboratif, etc.

Pour bien tester les différents lecteurs qui existent, nous conseillerons de télécharger le fichier des flux RSS que l’on a enregistrés au fil du temps sur Google Reader. La manipulation est simple et décrite en détail dans l’article “Quelques pistes pour remplacer Google Reader”, publié sur le blog de Recherche-eveillee.com (http://goo.gl/zmLz7).

La plupart des outils décrits ici permettent d’importer directement ce fichier. Il permettra à la fois de tester les outils en “grandeur réelle”, et de conserver précieusement une copie de l’ensemble des flux enregistrés. Il faut savoir cependant que seuls sont exportés, dans un fichier xml, la liste des flux et leur organisation en dossiers. En revanche, les archives et les tags ne sont pas sauvegardés.

Quoiqu’il en soit, les différents acteurs annoncent tous des enrichissements prochains de leurs produits, voire le lancement de nouveaux agrégateurs (à l’instar de Digg par exemple). Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des développements...


Béatrice Foenix-Riou
Publié dans le n° 102 de Netsources (Janvier-Février 2013)

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