Spat prend les rênes d'i-expo

Si l'histoire d'i-expo n'est pas tout à fait une épopée, les évolutions et changements n'ont pour autant pas manqué.

L’ancêtre d’i-expo a été créé en 1974 par l'ADBS et l'ANRT (Association nationale de la recherche et de la technologie), et s’appelait alors IDT. Le GFII a rejoint les organisateurs en 1993, tandis que l'ANRT abandonnait en 2000 la manifestation, au motif que les banques de données ne comptaient plus parmi ses préoccupations ; rappelons que cette association avait accueilli en son temps le bureau français du tout nouveau serveur Esa/Irs de l'Agence spatiale européenne, l’un des premiers serveurs créés pour être un pendant européen au serveur américain Dialog.

A cette époque, le salon était organisé par la structure Ditinfo, qui était gérée alternativement par l’ADBS et le GFII.

Suite à une mauvaise édition du salon, la présidente de l'ADBS – qui assurait alors la gérance – prit la décision de déposer le bilan de Ditinfo en 2002.

Considérant qu'une telle manifestation ne pouvait disparaître, le président du GFII (à l’époque Serge Chambaud) décida d'assurer la continuité de la manifestation ; celle-ci fut rebaptisée i-expo et réalisée en partenariat avec la société Spat, spécialisée dans l'organisation de salons et partenaire d'IDT depuis de nombreuses années.

Ce partenariat a plutôt bien fonctionné jusqu’à ce qu’en 2013, le GFII décide de rompre avec Spat, lui laissant totalement les rênes d'i-expo.

Pour l’édition 2013 d’i-expo, Spat pousse encore plus loin que les années précédentes la notion de salons complémentaires réunis dans un même lieu, et rassemble dans le même hall de la porte de Versailles :

• i-expo, le salon de l'information stratégique, de la veille et de l'intelligence économique ;

• KMforum 2.0, Information médias à destination des DirCom et des agences de RP ;

• Online, le salon sur l'actualité de l'e-commerce, du digital marketing et de l'e-pub ;

• ainsi que, pour la première fois cette année, Time 2 Marketing, consacré au marketing 3.0.

L’ESPACE PEPINIERE DE PROJETS

Cette année, une innovation est d’autre part proposée avec l'espace “pépinière de projets”.

Il s'agit d'accueillir de jeunes entreprises innovantes, des “start-up”. Ces start-up doivent avoir été créées depuis moins de 24 mois, et avoir un projet innovant dans le domaine des applications B to B, relatif à un contenu informationnel ou à la veille, l'intelligence économique ou la gestion des connaissances.

Les start-up sélectionnées par les organisateurs d'i-expo disposent d’un certain nombre d’options gratuites, comme la présence d'une page PDF sur le site web, un poster dans un espace dédié du salon et la participation à l'évaluation du meilleur projet, doté d'un prix de 1 000 €.

En complément et pour 750 €, elles peuvent disposer d'un mini-stand et d'une présentation produit de 40 minutes (les candidatures sont à adresser à jdecostil@ spat.fr).

Pour le reste, la structure du salon est classique avec des conférences plénières gratuites et un programme d'ateliers-formations payants, organisés par le groupe Comundi Stratégies formations.

Toute une série d'exposants viendront par ailleurs présenter des conférences d'applications.

Les thèmes choisis sont ceux qui intéressent aujourd'hui : veille, crowdsourcing, cloud computing, valorisation de l'information, open data, community management, big data…

Parmi les conférences du congrès – placé sous le haut patronage de Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique –, on notera les conférences plénières d'ouverture et de clôture, qui ont pour titres respectifs “L'information stratégique comme moteur d'innovation, de compétitivité et d'emploi en France et en Europe” et “La culture de l'information : du flux contrôlé à l'inondation”.

L'ADBS fait par ailleurs un retour remarqué à i-expo, puisqu'elle y organise son assemblée générale et qu’elle participe à la plénière d'ouverture ; ses deux co-présidentes y prendront en effet la parole.

Outre l'ADBS, de nombreux autres partenaires soutiennent activement i-expo, parmi lesquels le Cigref, dont le concept d'entreprise numérique est le fil rouge de ses réflexions et de ses travaux.


François Libmann
Publié dans le n° 302 de Bases (Mars 2013)

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