Premier événement en date : l’annonce du rachat de CEDROM-SNI, propriétaire de l’agrégateur de presse Europresse par Cision le 20 décembre dernier. On en sait pour l’instant assez peu sur ce qu’il va advenir d’Europresse et de tous ses clients sur le sol français si ce n’est que cela va apporter « une excellente complémentarité stratégique » et « permettra de renforcer l’offre internationale » de Cision. Nous enquêterons donc sur les conséquences à court et long-terme de ce rachat et la nouvelle place de Cision dans le paysage de la veille, qui, rappelons-le, avait déjà racheté l’Argus de la presse cet été.
Autre rachat : celui de Xilopix, l’éditeur du moteur français Xaphir (pour lequel nos tests avaient été peu concluants) par le moteur français également Qwant. Les deux équipes travailleront ensemble pour développer des solutions de recherche adaptées au respect de la vie privée.
Enfin, l’outil de curation de contenus Storify, que certains de nos lecteurs connaissent et utilisent vient d’être acquis par la start-up américaine Livefyre spécialisée dans la curation de contenus et l’engagement d’audiences, elle-même acquise par Adobe en mai 2016. Storify fermera ses portes en mai 2018 et deviendra une fonctionnalité de LiveFyre qui est par contre un outil payant.
La lutte contre les fake news était un des thèmes central de l’année 2017. Et de nouvelles initiatives voient régulièrement le jour.
Que l’on soit novice ou expérimenté en matière de veille et de recherche d’information, la formation est et reste un élément clé pour rester à jour et approfondir ses connaissances existantes.
Et s’il n’est pas toujours évident de se libérer pour suivre une formation de quelques jours complets et d’obtenir le budget pour le faire, il existe une multitude d’autres solutions pour se former et notamment les MOOCs.
Nous allons voir si l’univers de la veille entre dans le champ des MOOCs.
• Search solutions 2017 : tendances et innovations pour la recherche d’information et ses outils
• Au delà de la simple correspondance de mots-clés : recherche sémantique, taxonomie, etc.
• La recherche au défi de la désinformation et des fake news
• Search industry awards
• De la recherche classique à la recherche conversationnelle
• Au delà de la recherche Web
RETOUR D’EXPÉRIENCE • Vera Lúcia Vieira : la pratique de l’information made in Brésil
SERVEUR • Orbit lance le module chimie en Beta
Le 29 novembre dernier, nous avons eu l’occasion d’assister à une journée d’étude riche en enseignements organisée par BCS, The Chartered Institute for IT à Londres. Cette journée d’étude payante appelée « Search Solutions » est organisée tous les ans à la même période depuis 2006 et est limitée à 70 participants afin de privilégier la qualité des échanges.
Mais à l’origine de cette manifestation annuelle, il y avait la volonté de combler le fossé qu’il pouvait y avoir, et qu’il y a toujours d’ailleurs, entre les ingénieurs et informaticiens qui travaillent chez les acteurs des outils de recherche (moteurs de recherche, bases de données, médias sociaux, etc.) et les utilisateurs de ces solutions (et notamment les professionnels de l’information).
Les thèmes traités dans cet article sont :
Lire aussi dans notre dossier spécial :
Search solutions 2017 : tendances et innovations pour la recherche d’information et ses outils
La recherche au défi de la désinformation et des fake news
Les Search Industry Awards
De la recherche classique à la recherche conversationnelle
Au-delà de la recherche Web
En quelques années, la recherche Web via les moteurs a considérablement évolué. Alors que pendant très longtemps, les moteurs se conformaient à la requête entrée par l’utilisateur, ce n’est plus le cas chez les géants du Web avec l’intégration de technologies alliant recherche sémantique, machine learning ou encore reconnaissance vocale ou visuelle.
L’une des évolutions majeures concerne les interactions entre l’utilisateur et la machine qui ont ainsi connu des mutations profondes ces dernières années.
Et au regard des présentations auxquelles nous avons assisté, l’avenir devrait être également riche en nouveautés.
Lire aussi dans ce dossier :
Search solutions 2017 : tendances et innovations pour la recherche d’information et ses outils
Au-delà de la simple correspondance de mots-clés : recherche sémantique, taxonomie, etc.
La recherche au défi de la désinformation et des fake news
Les Search Industry Awards
Au-delà de la recherche Web
La dernière session s’intéressait à la recherche au-delà de la recherche Web.
On retiendra de la présentation que les équipes de Microsoft à Londres qui travaillaient avant exclusivement sur le moteur de recherche Bing ont vu leurs attributions changer récemment et travaillent désormais uniquement au développement de solutions de recherche pour les produits Microsoft.
Cela a été illustré par la présentation du nouveau projet sur lequel travaillent les équipes à Londres : il s’agit d’un système permettant de répondre quasi-automatiquement à une demande de document par email.
Lire aussi dans ce dossier :
Search solutions 2017 : tendances et innovations pour la recherche d’information et ses outils
Au-delà de la simple correspondance de mots-clés : recherche sémantique, taxonomie, etc.
La recherche au défi de la désinformation et des fake news
Les Search Industry Awards
De la recherche classique à la recherche conversationnelle
Au-delà de la recherche Web
Un des grands sujets de l’année 2017 a bien évidemment été celui des fake news et des bulles de filtres.
Si l’on a déjà pu lire une multitude de choses sur le sujet, ces quelques interventions avaient le mérite d’apporter des éclairages différents en proposant notamment des solutions techniques et méthodologiques pour lutter contre ce phénomène et évaluer les contenus.
Lire aussi dans ce dossier :
Search solutions 2017 : tendances et innovations pour la recherche d’information et ses outils
Au-delà de la simple correspondance de mots-clés : recherche sémantique, taxonomie, etc.
Les Search Industry Awards
De la recherche classique à la recherche conversationnelle
Au-delà de la recherche Web
La journée s’est finalement terminée sur la remise de prix des « search industry awards » avec le meilleur projet de recherche d’une part et la startup la plus prometteuse d’autre part.
Dans la première catégorie, c’est Datasearch, le moteur de données de la recherche développé par Elsevier qui a remporté le prix face à Trip Database, un outil de recherche en médecine par les preuves qui a récemment été amélioré et chatnoir, un projet de moteur de recherche web.
Pour la start-up, c’est searchhub.io qui a remporté la palme face à Nalanda. Searchhub.io est une solution qui s’intègre à n’importe quel moteur de recherche et qui recourt à l’intelligence artificielle pour améliorer la pertinence des résultats et mieux comprendre l’intention de l’utilisateur. Avec son produit Nalytics, Nalanda propose une solution pour extraire de la connaissance à partir de données non structurées.
Lire aussi dans ce dossier :
Search solutions 2017 : tendances et innovations pour la recherche d’information et ses outils
Au-delà de la simple correspondance de mots-clés : recherche sémantique, taxonomie, etc.
La recherche au défi de la désinformation et des fake news
Les Search Industry Awards
De la recherche classique à la recherche conversationnelle
Au-delà de la recherche Web
Entretien croisé entre Vera Lúcia Vieira, professionnelle de l’information indépendante au Brésil et Carole Tisserand-Barthole, rédactrice en chef de BASES et NETSOURCES :
"Je n’ai pas le sentiment que le métier soit en voie de disparition mais il y a nécessité de se renouveler en permanence."
J’ai une formation en Lettres Français-Portugais avec une spécialisation en Marketing et je suis diplômée en Français des Affaires par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris.
Pendant dix ans, j’ai été professeur de français et de portugais dans l’enseignement secondaire et supérieur. C’est durant cette période que j’ai découvert avec intérêt la recherche d’information, pour suivre les nouvelles méthodes d’enseignement bien sûr, mais aussi pour m’informer sur les questions de marché impactant le métier.
J’ai très vite senti la nécessité d’aller au-delà de l’enseignement du français. Et c’est pour cette raison que j’ai décidé de m’adresser à la Chambre de Commerce France-Brésil où j’ai trouvé (et accepté) une offre d’emploi chez Rhodia Brasil (Rhône-Poulenc) au début des années 80. L’entreprise recherchait alors un professionnel pour participer à l’implantation de l’accès aux bases de données internationales.
