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La veille brevet comme outil de souveraineté : l’exemple taïwanais

Philippe BORNE
Bases no
446
publié en
2026.04
104
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derwent | veille technologique | veille concurrentielle | intelligence économique
La veille brevet comme outil de souveraineté : l’exemple ... Image 1
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Taïwan est bien plus qu’un point de tension géopolitique. Malgré sa petite taille, l’île figure parmi les acteurs majeurs du brevet mondial et sa pratique de la veille technologique mérite l’attention des professionnels de l’information. Un rapport récent de l’Office taïwanais de la Propriété Intellectuelle (TIPO) sur les systèmes de propulsion des drones en offre une illustration concrète : méthodologie rigoureuse, visée opérationnelle immédiate, ancrage dans les enjeux d’indépendance technologique.

À l'heure où la souveraineté technologique est devenue une priorité, ce rapport taïwanais montre ce que peut être une veille brevet vraiment au service de la stratégie.

Taïwan, un acteur à suivre dans le monde du brevet

Malgré sa petite taille (36 200 km2, 24 millions d’habitants), Taïwan occupe une place de premier plan dans le monde du brevet. Le TIPO a reçu en 2025 51 000 demandes de brevet, à mettre en perspective avec les 16 800 demandes nationales françaises reçues par l’INPI la même année (chiffre OMPI), la France étant un pays quasi 3 fois plus peuplé que Taiwan.

L’objet du rapport du TIPO : les drones, un sujet hautement stratégique

Les drones, d’abord utilisés pour la reconnaissance militaire, se sont rapidement diffusés dans de nombreux domaines : applications commerciales, industrielles, agricoles, logistiques, télécommunications ou encore loisirs. Leur diversité de formats, de capacités et de missions en fait aujourd’hui un moteur de transformation industrielle et sociétale. Toutefois, leurs performances (autonomie, capacité d’emport, adaptation à l’environnement, efficacité des missions) dépendent avant tout de leur élément central : le système de propulsion.

Une vision de la veille technologique très opérationnelle

Ce rapport ne se limite pas à cartographier le paysage des brevets, car il ne s’agit pas ici seulement de dresser un état des lieux sur un sujet donné, d’analyser le paysage des brevets, d’explorer les trajectoires technologiques, avec les principaux acteurs et leurs forces et faiblesses.

En effet, il formule des préconisations. des préconisations concrètes pour renforcer l’indépendance technologique de Taïwan sur un sujet directement lié à sa défense. La visée est donc explicitement opérationnelle. Une section couvre les politiques des principaux pays actifs (Taïwan, États-Unis, UE, Japon, Corée du Sud, Chine continentale), avec pour chaque zone les principales entreprises actives sur le secteur, indépendamment de leur politique brevet. Autre originalité : 25 pages sur 200 sont consacrées aux bases scientifiques et techniques des systèmes de propulsion, ce que l’on rencontre rarement dans les rapports produits de ce côté-ci de la planète, et qui rend le document accessible aux non-spécialistes du domaine.

La méthodologie : une rigueur documentée pas à pas

Un chapitre très détaillé est consacré au cheminement qui conduit à la stratégie de recherche, qui est traditionnelle, c’est-à-dire basée sur des mots-clés et des codes de classification. Ce cheminement commence par la définition de 7 catégories et 13 sous-catégories techniques (figure 1).

La recherche est effectuée sur la base de données interne du TIPO (GPSS pour Global Patent Search System, 以全球專利檢索系統) et sur Derwent Innovation ; elle est limitée aux demandes de brevet déposées jusqu’au 31 mai 2025.

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Quels usages de l’IA à la bibliothèque de Sciences Po ? Témoignage de Caroline Maufroid, iconographe

Christel RONSIN
Bases no
446
publié en
2026.04
118
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veille audiovisuelle | droit d'auteur | retour d'expérience | Intelligence artificielle
Quels usages de l’IA à la bibliothèque de Sciences Po ? ... Image 1
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Interview menée par Christel RONSIN

Caroline Maufroid, iconographe à la bibliothèque de Sciences Po, partage son expérience de l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAG) dans la gestion des fonds documentaires audiovisuels. Entre limites techniques et défis juridiques, son témoignage éclaire les écueils et les opportunités d’une technologie en pleine évolution.

Titulaire du diplôme d’ingénierie documentaire de l’INTD, Caroline Maufroid est spécialisée dans le domaine audiovisuel. 11 ans d’expérience dans les agences photo AKG, REA et la Collection lui ont permis d’acquérir la rigueur nécessaire à la gestion documentaire et informatique d’un important flux d’images et de vidéos. Depuis 11 ans, elle est iconographe et administratrice de la Banque d’images de Sciences Po qu’elle a mise en place.

CHRISTEL RONSIN : Caroline, depuis quand utilisez-vous l’IA à la bibliothèque, et pour quelles activités ?

CAROLINE MAUFROID : Dès 2019 nous en utilisions déjà ! À l’époque, notre système de gestion des actifs numériques (DAM), développé avec l’éditeur Einden, intégrait Google Vision. Cet outil permettait une indexation automatique des mots-clés par reconnaissance visuelle, ainsi qu’un module de reconnaissance faciale et une fonction de transcription audio (speech-to-text) pour les vidéos. Les résultats n’étaient cependant pas à la hauteur de nos attentes.

Ces modèles d’IA, non adaptés au fonds spécifique de Sciences Po - principalement des captations de conférences -, peinaient à traiter des discours complexes avec des accents marqués, un vocabulaire technique pointu et une multitude de noms propres. La qualité était comparable à celle des sous-titres automatiques de YouTube !

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©Caroline Maufroid/Sciences Po

De même, la description automatique des images s’avérait peu pertinente. Notre fonds, très homogène (photos de cours, de conférences et portraits), posait problème : Google Vision réduisait par exemple un portrait à des termes génériques comme « cravate, sourire, lunettes », alors que nous avions besoin du nom du chercheur et de son laboratoire. Le décalage entre nos exigences de précision contextuelle et les résultats proposés était trop important, nous avons donc abandonné ces fonctionnalités. Aujourd’hui, nous sommes en attente des nouveautés de notre éditeur pour le printemps 2026, qui s’annoncent prometteuses.

CR : Utilisez-vous d’autres outils d’IA dans votre travail ?

CM : Oui, notamment pour la documentation audiovisuelle. J’utilise régulièrement Google Lens pour identifier des éléments dans nos fonds photo. Par exemple, pour des voyages d’étudiants dans l’Union Européenne, où les images ne sont pas légendées, cet outil me permet de reconnaître des bâtiments ou des lieux grâce à la reconnaissance visuelle. Cela nous fait gagner un temps précieux, Google Lens évite ainsi des lacunes dans l’indexation. Cela me permet aussi de retrouver des publications anciennes d’images sur le web quand il faut rechercher des crédits photo.

Par ailleurs, depuis deux ans, Sciences Po dispose d’une plateforme de valorisation de notre contenu éditorial, incluant articles, podcast et conférences vidéo. Ce portail, ouvert au grand public depuis quelques mois, existe en deux versions : Conférence (1) dédiée à l’actualité, et Sources (2) qui est à dimension pédagogique. Pour les transcriptions automatiques, Sources utilise Whisper, un outil OpenAI, tandis que Gemini génère les chapitres, les mots-clés et les résumés des conférences.

Cependant, nous ne l’appliquons pas systématiquement à l’ensemble de notre fonds, car l’utilisation de ces IAG a un coût, nous sélectionnons donc les contenus prioritaires.

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IA générative et contenus protégés : vers un rééquilibrage mondial du rapport de force ?

Philippe MASSERON
Bases no
446
publié en
2026.04
115
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droit d'auteur | Intelligence artificielle
IA générative et contenus protégés : vers un rééquilibrage ... Image 1
IA générative et contenus protégés : vers un rééquilibrage ... Image 1

Depuis mars, plusieurs pays tentent un rééquilibrage de leurs politiques en faveur des titulaires de droits vis-à-vis de l’IA générative. Trois axes communs se dessinent : transparence sur les corpus d’entraînement, mécanismes de licence, rémunération des ayants droit.

Le Royaume-Uni renonce à l’exception TDM (Text and Data Mining)

Le Gouvernement britannique réfléchissait depuis 2021 à rapprocher sa loi sur le copyright du droit européen par l’instauration d’une exception pour le TDM commercial. Cette exception aurait permis aux acteurs de l’IA d’entraîner licitement leurs modèles avec des œuvres protégées sans autorisation ni rémunération des ayants droit.

Le 6 mars, la Commission numérique et communications de la Chambre des lords avait envoyé un message ferme via : rapport sur le droit d’auteur et les industries créatives. Les lords exhortaient le Gouvernement à ne pas affaiblir le droit d’auteur, recommandant au contraire de renforcer la transparence et les mécanismes de licence.

Le 19 mars, le Gouvernement a tranché (1) par une position radicale : abandon du projet d’exception ! Un signal politique fort alors que le Royaume-Uni apparaissait jusqu’alors très favorable aux acteurs de l’IA.

Le Parlement européen veut la rémunération des titulaires de droit d’auteur par les acteurs de l’IA

Il faudra se souvenir du 10 mars 2026 et de l’adoption très nette (460 voix pour, 71 contre et 88 abstentions) du rapport porté par le député Axel VOSS(2) dans le cadre de la commission des affaires juridiques (JURI).

Le Parlement y affirme sa détermination à faire respecter le droit d’auteur et appelle la Commission à travailler dans ce sens.

Le texte insiste sur la nécessité de renforcer la transparence et de créer un marché des licences, notamment via des accords volontaires collectifs, répondant ainsi aux demandes répétées des ayants droit qui dénoncent le pillage de leurs œuvres par les acteurs de l’IA. Le rapport propose également l’adoption d’un dispositif de présomption d’utilisation d’œuvres protégées par les fournisseurs d’IA calqué sur le mécanisme étudié en France (voir plus bas), ce qui renverserait la charge de la preuve.

 Nul doute que la Commission européenne, en phase d’évaluation et d’éventuelle révision de la directive 2019/790 sur le droit d’auteur(3), devra prendre en compte cette mobilisation des députés.

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Publicité, vecteurs émotionnels, transmission silencieuse : trois risques invisibles dans votre évaluation des LLMs

Anne-Marie LIBMANN
Bases no
446
publié en
2026.04
117
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retour d'expérience | publicité | Intelligence artificielle
Publicité, vecteurs émotionnels, transmission silencieuse : ... Image 1
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Les professionnels de l’information ont largement dépassé le stade des benchmarks. Ils évaluent aujourd’hui les LLMs de manière plus intuitive : cohérence sur la durée, sensation de neutralité, fiabilité perçue, absence de bizarreries récurrentes. Pourtant, trois phénomènes structurels influencent fortement la qualité réelle des réponses, sans être visibles à l’œil nu.

Ces angles morts prolongent la réflexion engagée dans notre précédent article sur l’alignement éthique : aux règles explicites imposées aux modèles s’ajoutent des forces plus profondes, économiques, internes et héritées.

Lire aussi : LLM : l’alignement éthique, le critère qu’on oublie d’évaluer – BASES nᵒ 444 (en accès libre)

Le business model : une influence économique qui émerge

OpenAI a lancé sa régie publicitaire en février 2026, d’abord aux États-Unis, et a rapidement généré plus de 100 millions de dollars de revenus annualisés, avec des projections de plusieurs milliards par an, malgré des pertes attendues de 14 milliards cette année.

Impact concret : dans une réponse conversationnelle, il n’existe aucune séparation claire entre contenu neutre et contenu influencé : la recommandation publicitaire est fondue dans le texte, sans label détachable.

Le précédent Google Search est parlant : perçu à l’origine comme un outil de classement neutre, il a progressivement intégré la publicité jusqu’à rendre difficile la distinction entre résultats sponsorisés et organiques. Avec les LLMs, le risque est identique, mais plus insidieux.

À l’opposé, Anthropic a affirmé publiquement que Claude resterait sans publicité, en en faisant le thème de sa première campagne Super Bowl. Perplexity confirme la viabilité économique de ce choix : 500 millions de dollars d’ARR (chiffre d’affaires annuel récurrent) avec un abonnement professionnel à 200 $/mois, sans publicité. Il semblerait qu'il n'y ait pas non plus de publicité dans l'abonnement Pro à 20 $/mois.

Les vecteurs émotionnels internes : le modèle peut « être » dans une disposition qui modifie son comportement sans que vous le remarquiez

En avril 2026, l’équipe d’interprétabilité d’Anthropic a identifié 171 vecteurs émotionnels internes dans Claude Sonnet 4.5.

Un vecteur émotionnel est un schéma d’activation mesurable dans les couches du réseau de neurones, associé à un concept précis : «calme», «désespoir», «défiance». Ces vecteurs sont mesurables par les équipes de recherche via l’analyse interne des activations du modèle, mais pas par l’utilisateur ordinaire. En revanche, c’est bien le contexte de la conversation qui les active : chaque mot, chaque ton du prompt guide involontairement le modèle vers un état interne particulier, comme l’humeur d’une personne influencée par l’ambiance.

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Presse d’investigation en France : une offre foisonnante, un accès de plus en plus fragmenté

FRANÇOIS LIBMANN
Bases no
445
publié en
2026.03
1416
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Tagaday | veille medias | Newsdesk
Presse d’investigation en France : une offre foisonnante, ... Image 1
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Le journalisme d’investigation n’a jamais été aussi productif. Pourtant, pour les professionnels de la veille et de l’information, accéder à cette production de façon aisée et à un coût abordable est de plus en plus difficile. Multiplication des titres indépendants, abandon de la vente à l’article, modèles d’abonnement complexes : cet article dresse un état des lieux de ces obstacles et des initiatives qui tentent d’y répondre.

1. Un paysage éditorial en pleine expansion

Plusieurs facteurs convergent pour expliquer le dynamisme du journalisme d’investigation en France. La multiplication des affaires politiques et économiques portées sur la place publique, favorisée par la levée progressive de certains modes de protection bien établis, crée une demande forte d’informations/révélations. Cette intolérance croissante de l’opinion publique face aux dérives pousse un nombre grandissant de journalistes, professionnels comme amateurs, à mener des enquêtes et à en diffuser les résultats le plus largement possible.

Le développement des outils de publication en ligne comme en format papier a considérablement abaissé les barrières à l’entrée : il est désormais possible de lancer un média, certes avec des moyens limités, totalement indépendant des grands groupes de presse.

Cependant, sa distribution, payante ou gratuite, demeure un problème majeur  en raison des coûts de promotion rapidement élévés.

Les coûts de fabrication au sens large n’étant pas nuls, certains titres en ligne ont décidé d’offrir le libre accès à leur publication sans obligation d’abonnement. A la place, ils sollicitent des dons, bien sûr sur une base volontaire, et il semblerait que ce système fonctionne.

LIRE AUSSI :

Sourcing : l’info locale se renouvelle

1.1 La presse libre et indépendante : un panorama fragmenté

On recense aujourd’hui plus d’une centaine de publications françaises indépendantes, avec une grande diversité thématique et éditoriale. Les principales catégories sont les suivantes avec quelques exemples :

  • Investigation généraliste : Mediapart, Disclose
  • Écologie : Reporterre, Vert
  • Information généraliste à gauche : Politis, Le Média
  • Information locale et régionale : Médiacités (Lille, Lyon, Nantes, Toulouse), Rue89 Strasbourg, Rue89 Lyon, Rue89 Bordeaux
  • Information militante : Dijoncter, Rebellyon

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L’IA générative au service de la veille : entre innovation et méthodologie

Christel RONSIN
Bases no
445
publié en
2026.03
1572
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Intelligence artificielle | knowledge management | veille concurrentielle | intelligence économique | retour d'expérience
L’IA générative au service de la veille : entre innovation ... Image 1
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Interview de Christelle Urvoy, Consultante en intelligence économique et veille stratégique, menée par Christel RONSIN

Christelle Urvoy partage son approche pragmatique pour intégrer l’intelligence artificielle générative (IAG) dans les processus de veille, de pédagogie et de gestion des connaissances. Elle explique comment allier innovation et méthodologie entre automatisation des tâches, vigilance sur les sources et réhumanisation des échanges. 

Entrepreneuse depuis 15 ans dans le conseil en IE et en veille stratégique, Christelle Urvoy dirige la société Advicie depuis 2012. Elle a été présidente de la section du Centre des Jeunes Dirigeants (CDJ) du Val-de-Marne de 2016 à 2018. Elle est également animatrice de la Fresque de la connaissance depuis 2025.
Christel RONSIN : Christelle, comment intégrez-vous l’intelligence artificielle générative dans vos activités professionnelles ?

Christelle URVOY : Sur la veille, j’intègre désormais l’IA à plusieurs étapes du cycle, en restant très attentive à la confidentialité. Je ne transmets aucune information identifiable sur mes clients : l’IA me sert surtout à structurer des hypothèses, repérer des angles d’analyse et reformuler des enjeux.  Je l’utilise aussi comme un effet miroir : je pose des questions, parfois similaires à plusieurs reprises, pour comparer les réponses et faire émerger des variations qui nourrissent et affinent mes analyses.

L’IA joue aussi pour moi un rôle d’équipier, car je n’ai pas toujours la possibilité de travailler en équipe.  Sur des analyses macro, c’est un outil extrêmement utile pour dresser un panorama générique. Dès qu’on passe au micro, ou que la démarche doit s’appuyer sur des chiffres fiables et récents, l’IAG manque encore de précision sur ces aspects.

C.R. : Selon vous, comment l’IA générative répond-elle aux besoins des différents profils d’entreprise que vous accompagnez ?

Pour les grandes entreprises, ces outils fonctionnent bien, car sur un marché international, où il y a beaucoup de données publiques, l’IA excelle : elle permet d’effectuer du sourcing étranger, de croiser de nombreuses informations difficiles à analyser rapidement nous-mêmes, et de fournir une vision claire des enjeux concurrentiels.

Pour les PME et TPE ou sur des marchés de niche, dès qu’il s’agit de besoins très ancrés localement, la donne change, car le web regorge moins de données sur ces petites structures. Ce qui rend l’analyse ou la veille concurrentielle plus difficile, avec un besoin d’aller chercher de l’information sur le terrain.

C.R. : Quels outils utilisez-vous en particulier ?

C.U. : Je teste énormément d’outils pour voir leurs limites et identifier leurs évolutions. Aujourd’hui, je combine principalement ChatGPT et Gemini.  Pour le sourcing, je privilégie Perplexity.  J’ai également testé DigitalKin, spécialisé dans les sources sur Google Scholar et d’autres bases académiques.

LIRE AUSSI :

Pour aller plus loin sur DigitalKin et les outils de recherche scientifique : IA : un nouveau paradigme pour la recherche documentaire scientifique

Sur l’écosystème Google Scholar et ses évolutions : Les 20 ans de Google Scholar : un tournant

C.R. : Et pour les autres étapes du cycle de veille, comment intégrez-vous l’IA générative ?

C.U. : Pour le traitement et l’analyse, je l’utilise peu, je reste très prudente à cause des biais potentiels.  La prise de recul et l’esprit critique sont notre vraie valeur ajoutée. Pour la diffusion, et améliorer l’impact des livrables, je réalise des expérimentations sous forme de vidéo et podcast avec NotebookLM.

J’apprécie aussi l’IAG pour son côté créatif, surtout avec ChatGPT. Même si ses réponses peuvent parfois être « hallucinatoires », cette capacité à proposer des perspectives originales est un atout. Par exemple, je l’utilise pour trouver des angles innovants dans la diffusion d’informations.  Il n’est pas question d’utiliser les hallucinations en tant que telles, mais plutôt de profiter de son approche parfois utopique pour raconter une information vraie sous un angle nouveau.  Cela parle davantage à certains clients qui se projettent plus facilement dans des scénarios un peu « science-fiction », alors que les données restent réelles.  Cela donne une manière narrative de présenter l’information qui est bien plus engageante que des newsletters classiques, par exemple.

C.R. : Quelles sont les attentes de vos clients concernant ces technologies ?

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IA générative et droit d’auteur : premières décisions et ligne de fracture

Philippe MASSERON
Bases no
445
publié en
2026.03
1356
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Intelligence artificielle | droit d'auteur
IA générative et droit d’auteur : premières décisions et ... Image 1
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Cet article constitue la deuxième partie d’une analyse de Philippe Masseron publiée dans BASES en février 2026 :  IA générative et droit d’auteur : la bataille pour la qualification juridique de l’entraînement (1re partie)

Deux décisions en Allemagne et deux aux USA, permettent-elles de dégager des tendances sur la façon dont les juges américains et européens qualifient les utilisations d’œuvres protégées lors des phases d’entraînement des IA ?

Avec la multiplication des contentieux (une dizaine en mars), les juridictions européennes et américaines commencent à statuer sur la licéité de l’utilisation d’œuvres protégées pour entraîner les IA génératives. Ces quelques décisions ne sont pas définitives (1), mais elles permettent d’identifier les lignes de force juridiques.

Au cœur de ces litiges figure une question commune : l’usage massif d’œuvres protégées pour l’entraînement des IA relève-t-il du monopole d’exploitation de l’auteur ou peut-il bénéficier des mécanismes d’exception comme le fair use aux USA ou l’exception TDM (text and data mining) en Europe ?

Philippe Masseron, ancien Directeur Général du CFC et Directeur Général du gf2i, partage son expertise sur les grandes problématiques liées au droit d’auteur à l’ère de l’intelligence artificielle générative.

Quelles sont les logiques juridiques ?

Le fair use américain (ou utilisation loyale) (2) autorise, dans certaines conditions, l’utilisation d’œuvres sans autorisation ni paiement de droits. Ce principe du droit anglo-saxon repose sur plusieurs critères évalués par les juges pour déterminer s’il existe une atteinte aux droits d’auteur.

Quatre critères eux-mêmes subdivisibles en plusieurs éléments :

  1. but et nature de l’utilisation (commerciale ou non, éducative, de recherche, transformative, etc.) ;
  2. nature de l’œuvre protégée (degré d’originalité, publication préalable ou non) ;
  3. quantité et importance de l’emprunt par rapport à l’ensemble de l’œuvre ;
  4. effet de l’utilisation sur le marché potentiel ou la valeur de l’œuvre.

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Ce à quoi vous avez vraiment droit en matière d’IA avec un compte Google personnel gratuit ou une licence Microsoft 365 Business sans l’option Copilot

Anne-Marie LIBMANN
Bases no
445
publié en
2026.03
1367
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Intelligence artificielle | veille métier | ChatGPT
Ce à quoi vous avez vraiment droit en matière d’IA avec un ... Image 1
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Google et Microsoft ont rendu l’IA omniprésente dans leurs services. Reste à savoir ce qui est réellement inclus sans abonnement supplémentaire.

Pour un utilisateur français, la réponse suppose de distinguer le compte Google personnel gratuit, la licence Microsoft 365 Business standard, les options payantes, les restrictions d’âge, les disponibilités régionales et les écarts entre assistant conversationnel, personnalisation avancée et fonctions agentiques.

Cet état des lieux pratique de mars 2026, vu de France, s’appuie sur des usages observés et sur ce qui est effectivement documenté dans les sources officielles des deux acteurs.

LIRE AUSSI :

Sur la place de l’IA dans la panoplie Microsoft/Google (copilotes, licences, coûts) : L’arrivée de l’IA dans la panoplie d’outils des veilleurs et documentalistes

Sur la bascule vers les agents IA et les copilotes type Copilot / Gemini: Repenser la veille à l’ère des agents IA

Compte Google personnel gratuit : ce que l’on a vraiment

Gemini, c’est quoi exactement ?

Gemini désigne à la fois le modèle de langage développé par Google DeepMind et l’interface conversationnelle accessible sur gemini.google.com, l’équivalent de ChatGPT d’OpenAI, accessible sans frais à tout titulaire d’un compte Google personnel gratuit.

Gemini n’est pas un produit isolé : c’est le point d’entrée d’un écosystème plus large intégrant Search, Maps, Photos, YouTube et Gmail, avec des niveaux de connexion variables selon le pays et le type de compte.

La frontière entre ce qui est gratuit, ce qui est payant et ce qui est indisponible en France n’est pas toujours explicite. Il faut aussi distinguer le compte Google personnel (gmail.com) du compte Google Workspace, utilisé dans les organisations ayant souscrit une licence G Suite : les droits en matière d’IA y diffèrent sensiblement, mais ce périmètre ne sera qu’évoqué ici.

Quatre dimensions structurent ce que l’on peut faire ou non avec le compte gratuit : le chatbot et les modèles qui le font tourner, les images et documents qu’il peut traiter, les options de personnalisation, et les fonctions agentiques et la confidentialité

Le cerveau du compte gratuit : Flash

Gemini n’est pas un modèle unique, mais une famille aux capacités croissantes : Flash, Pro, Ultra. C’est Flash qui fait tourner le chatbot inclus dans le compte gratuit, accessible via gemini.google.com. Quand un utilisateur ouvre Gemini et échange avec l’assistant, c’est Flash qui répond : un assistant capable de traiter des demandes en langage naturel, de générer des textes, d’analyser des documents soumis par l’utilisateur et de répondre à des questions complexes en s’appuyant sur sa base de connaissance.

Pour les tâches quotidiennes, ce niveau est solide. Ses limites apparaissent sur les analyses en plusieurs étapes, les très longs documents ou les requêtes à grande précision, là où Pro et Ultra prennent l’avantage. Les limites d’usage varient aussi selon la charge du service, la complexité des requêtes et la région.

C’est donc Flash qui constitue le chatbot gratuit de Gemini, l’interface conversationnelle avec laquelle l’utilisateur interagit au quotidien.

Images et documents : ce que le chatbot gratuit peut traiter

Le chatbot Flash ne se limite pas au texte. Avec un compte gratuit, Gemini peut aussi travailler sur des images et des documents : c’est ce qu’on appelle le multimodal.

Pour les images, Google intègre un moteur de génération et d’édition appelé Nano Banana 2, correspondant techniquement à Gemini 3.1 Flash Image. Ce moteur ne se limite pas à la génération à partir d’un texte : il peut modifier une image existante, en combiner plusieurs, et produit un « text rendering » (« rendu final du texte») dans l’image qui rivalise désormais avec DALL-E 3. Concrètement, un utilisateur gratuit peut générer jusqu’à 20 images par jour en résolution 1K, et depuis février 2026, utiliser la fonction d’édition locale au pinceau (in-painting) sur mobile en France. Les abonnés accèdent à des quotas plus élevés selon leur offre : 50 images/jour avec Google AI Plus, 100 avec Pro, 1000 avec Ultra, ainsi qu’à une résolution 2K et à la fonction Redo with Pro, pour régénérer une image avec davantage de détails, notamment pour les infographies.

Pour les documents, Gemini peut analyser des fichiers soumis par l’utilisateur : rapports, notes, sources documentaires. La limite à connaître est celle de la fenêtre de contexte : la quantité maximale de texte que le modèle peut «garder à l’esprit» simultanément. Avec Flash, un document volumineux risque de faire «oublier» au modèle ses premières informations au fil de la conversation. Pour un document de plusieurs centaines de pages, mieux vaut découper l’analyse en plusieurs échanges.

Au-delà du chatbot : personnaliser Gemini avec les Gems et les Connected Apps

Gemini offre des options pour adapter son compor­tement à des besoins spécifiques, et une partie est accessible sans abonnement.

Le premier niveau, ce sont les Gems : des assistants personnalisés que l’utilisateur configure lui-même depuis l’interface Gemini ou via gemini.google.com/gems/view. On leur donne un rôle, des instructions, et éventuellement des fichiers de référence (guide interne, notes, document de travail) pour des réponses plus ciblées. Le Gem exploite uniquement ce qu’on lui fournit, pas l’ensemble du compte Google.

Le deuxième niveau repose sur les Connected Apps : une connexion de certains services Google à Gemini, permettant à l’assistant de puiser dans des données réelles de l’utilisateur. Les services accessibles en France incluent Maps, YouTube, Search, Google Flights et Hotels. Un niveau plus avancé, la Personal Intelligence, étend cette logique à Gmail et Google Photos pour des réponses encore plus contextualisées, mais son déploiement reste partiel en France en raison du RGPD, contrairement aux États-Unis où cette fonction est disponible même pour les comptes gratuits.

Agents et confidentialité : les vraies limites du compte gratuit

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IA : un nouveau paradigme pour la recherche documentaire scientifique ?

François LIBMANN
Bases no
444
publié en
2026.02
2828
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Intelligence artificielle | littérature scientifique | veille technologique
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On avait fini par penser que la recherche dans la littérature scientifique et les brevets était intimement et irrévocablement réalisée avec des outils de logique booléenne plus ou moins sophistiqués. Nous allons voir dans cet article qu’une approche alternative est maintenant disponible et donne des résultats intéressants. Nous allons présenter dans cet article plusieurs nouveaux outils, ainsi que d’autres à venir dans les prochains numéros de BASES.

Cinquante ans de recherche booléenne : un modèle qui n’a guère varié

On peut dater à 1972 (date de début de commercialisation du serveur Dialog au sein de la société américaine Lockheed) la mise en place de la recherche dans des corpus de littérature scientifique en utilisant une logique booléenne sur des documents préalablement indexés.

À mesure que la puissance informatique devenait disponible, l’utilisation de cette logique booléenne a permis de construire des requêtes d’une très grande complexité combinant jusqu’à plus de 100 étapes.

Durant de nombreuses décennies, ce domaine de recherche s’est étendu grâce à l’enrichissement substantiel des corpus, notamment par la création de centaines de banques de données spécialisées disponibles sur divers serveurs, ainsi que par l’émergence de systèmes globaux tels que Scopus ou Web of Science .

De nouvelles fonctionnalités, comme les citations enchaînées ou la recherche de valeurs numériques, ont été ajoutées sans modification majeure du système de recherche.

L’arrivée de Google Scholar en 2004 marque d’une certaine façon la « dégradation » des systèmes de recherche puisque la requête devient ultrasimple, outre le fait d’être gratuite. Elle se fait dans un grand volume de documents, sans que l’on en connaisse précisément les contours, mais cela permet de recevoir dans presque tous les cas des réponses au moins approximatives.

La simplicité radicale de la recherche, la gratuité et le volume mis à disposition ont séduit de nombreux chercheurs et servi de prétexte à d’assez nombreuses directions d’entreprises pour couper l’accès aux serveurs payants et supprimer le service de documentation, les chercheurs étant supposés se débrouiller seuls avec Google Scholar.

Par ailleurs, l’essor de l’ open access a entraîné la création de nombreux sites offrant un accès libre à des informations scientifiques, avec des fonctionnalités de recherche booléenne, mais souvent peu avancées. Une autre solution de facilité, mais qui ne recherche que sur des volumes limités, et laisse dans l’ombre des pans entiers de données.

Lire aussi : Nous avons testé les contenus des différents outils de recherche d’information scientifique en accès libre , Netsources N°168, 2024.02.

Par ailleurs, l’apparition et le développement des serveurs de préprints, dont arXiv , le pionnier, a été lancé en 1991, remettaient en cause le principe de relecture préalable par les pairs, mais pas les façons de rechercher dans un corpus.

Ce n’est qu’en 2015 qu’est apparu Semantic Scholar qui semble être le premier outil mis à disposition à avoir utilisé l’IA pour la recherche dans la littérature scientifique. Nous y reviendrons ci-après.

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Plume : un assistant conversationnel au service de l’eau et de la biodiversité

Christel RONSIN
Bases no
444
publié en
2026.02
2435
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Tags
Intelligence artificielle | knowledge management | retour d'expérience
Plume : un assistant conversationnel au service de l’eau et ... Image 1
Plume : un assistant conversationnel au service de l’eau et ... Image 1

Interview de Sandrine Clerc, Chargée de projets donnée et connaissance - Documentation & veille. Interview menée par Christel RONSIN le 17/12/2025

Sandrine Clerc partage son expérience de mise en place de Plume, un assistant conversationnel dédié à l’eau et à la biodiversité. Entre collaboration étroite avec les informaticiens, sélection rigoureuse des ressources et réflexion sur l’empreinte écologique des outils d’intelligence artificielle générative (IAG), elle explique comment son équipe a relevé le défi de créer un outil innovant, fiable et accessible.

Après un parcours dans différents établissements publics, Sandrine Clerc est depuis 7 ans chargée de projet en gestion des connaissances à l’Office international de l’Eau (OiEau, Limoges). Elle est en charge d’une part de l’animation d’un réseau de documentalistes spécialisés dans les thématiques de l’eau et de la biodiversité et d’autre part de la valorisation du portail documentaire partenarial (2), de la base de connaissance (1) et de son assistant conversationnel Plume.

CHRISTEL RONSIN : Sandrine, pouvez-vous commencer par présenter la finalité de la base de connaissances eau et biodiversité, ainsi que ses principales fonctionnalités ?

SANDRINE CLERC : L’objectif était de créer un portail permettant d’effectuer des recherches, tout en valorisant notre premier outil, le portail documen­taire partenarial (« portail doc »). Nous avons ensuite commencé à intégrer des fonctionnalités d’intelligence arti­ficielle, jusqu’à déployer récemment un assistant conversationnel, que nous avons nommé Plume . Il va rechercher des informations uniquement dans le périmètre de notre base de connaissances et ne va pas, par exemple, chercher des compléments sur le web.

CR : Depuis quand votre assistant conversationnel Plume est-il opérationnel ?

SC : Nous avons ouvert la base de connaissances, incluant Plume, début avril 2025. Nous portons une attention particulière aux questions de droits d’auteur et veillons à ce que les contenus captés respectent ces règles. Cette démarche s’inscrit dans une logique d’ouverture et de transparence, d’autant que tous nos partenaires sont des organismes publics*. Nos travaux, financés sur fonds publics, sont donc destinés à être partagés gratuitement et sont librement réutilisables.

* Pour en savoir plus sur le réseau partenarial documentaire, se reporter au N° 398 de Bases, décembre 2021

CR : Est-ce que vous pouvez nous parler de la genèse de ce projet ?

SC : Nous avons commencé par imaginer comment relier les ressources de notre « portail doc » à d’autres types de contenu. Les échanges ont d’abord eu lieu avec les membres de notre réseau de documentalistes, avant d’impliquer mes collègues informaticiens de l’OiEau. Puis il y a environ un an et demi, nous avons recruté un développeur spécialisé en IA, capable de mettre en place un assistant conversationnel par exemple . Le projet a donc connu une accélération.

Dès début 2024, nous avons travaillé sur l’architecture technique de la base de connaissances et son volet conversationnel. Nous avons également organisé des ateliers avec nos collègues documentalistes pour valider les grandes étapes du projet : maquettage des écrans, organisation de l’accès à l’information, utilisation des filtres, etc. Les informaticiens de l’OiEau ont construit la partie technique , tandis que j’ai collaboré avec eux pour définir les fonctionnalités destinées aux utilisateurs. Au total, entre la réflexion initiale et l’ouverture au public, cela nous a pris 3 à 4 ans.

CR : C’est donc un projet collaboratif avec vos partenaires, où les documentalistes se concentrent sur la partie fonctionnelle, tandis que les informaticiens gèrent la partie technique ?

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