1re étape : les moteurs de recherche
Les moteurs de recherche sont le moyen le plus efficace de dénicher des listes. Celles-ci seront identifiées de deux manières, une directe et une indirecte :
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- depuis des résultats de recherche (recherche thématique);
- depuis des sites préalablement identifiés (recherche ciblée).
Recherche thématique
Pour obtenir des résultats de recherche pertinents, on pensera à combiner les mots-clés suivants :
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- La nature de document :
bdd, liste, bases de données, database.
- La nature de document :
Attention au terme « Liste » qui va probablement générer des résultats tels que des « tops » de sources issus de blogs de médias. Ces listes générales ne sont pas aussi qualitatives que ce que nous cherchons. Les termes base de données et database génèrent des résultats beaucoup plus intéressants.
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- Les mots clés liés à sa thématique.
Recherche ciblée
Pour obtenir des listes diffusées par des sites en particulier, on ajoutera à la combinaison de mots-clés :
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- Les emplacements possibles la plateforme de partage de documents Google Docs, ou la plateforme de tableurs Airtable (cf Figure 1). Pour cela, on ajoutera l’opérateur
site:nomdusite.com(par exemple site:airtable.com), suivi du mot-clé de mon sujet de recherche.
- Les emplacements possibles la plateforme de partage de documents Google Docs, ou la plateforme de tableurs Airtable (cf Figure 1). Pour cela, on ajoutera l’opérateur
À noter que pour rechercher du contenu sur les sites de création de bases de données, la recherche est souvent plus efficace en passant par Google que sur les plateformes elles-mêmes, dont les moteurs de recherche ne prennent pas en compte les opérateurs booléens.
Avec ce moyen, non seulement on retrouve les plateformes adéquates, mais aussi le contenu pertinent au sein de leurs tableurs. De plus, il est accessible sans inscription préalable contrairement aux plateformes.

Figure 1 : Liste d’investisseurs de startups partagée sur Airtable.com
Recherche dans Google Docs
La recherche de documents partagés publiquement avec Google Docs (Docs, Spreadsheets, Slides ou Forms) s’effectue grâce à l’opérateursite:docs.google.com- ou si l’on veut préciser que l’on cherche précisément une feuille de calcul :site:docs.google.com/spreadsheets- suivi des mots clés thématiques. Par exemple :site:docs.google.com/spreadsheets investisseurs.
Des documents Google contenant les mots-clés dans le contenu s’affichent. On constate que les résultats privilégiés sont en anglais, même en ajoutant « France » ou « French ».
Recherche dans les outils de bases de données ‘no-code’
Plus récentes que les Google Sheets, les plateformes de gestion de bases de données/tableurs en ligne disposent de fonctionnalités avancées et automatisées.
Elles permettent de créer des bases de données sans code sous forme de cartes, de listes ou de tableaux, et donc de partager ces tableurs de façon structurée. Et comme elles prévoient un abonnement gratuit pour les utilisateurs qui partagent publiquement leur contenu : c’est ce contenu-là qu’un professionnel de l’information peut retrouver quand il fait une recherche.
On peut citer : Airtable, Baserow pour la version open source, Monday.com, Folk ou encore Google Tables aux États-Unis.
À noter que les plateformes de gestion de projets comme Notion ou Clickup, avec lesquelles elles sont parfois confondues, donnent davantage accès à du contenu sous forme d’articles que de listes, à l’instar des plateformes de blogs.
Actuellement, la seule à donner des résultats probants sur un moteur de recherche est Airtable. Sur le moteur de recherche Google, la requête site:airtable.com mot-clé génère des listes intéressantes issues de différents comptes, ce qui permet d’identifier également des experts et des prestataires.
Par ailleurs, l’outil de gestion de base de données Folk.app, publie aussi une « liste des listes » appelée Famous Lists Templates, très qualitative, sur laquelle se développe d’ailleurs une partie de leur communication (cf. Figure 2).
2e étape : les médias sociaux
Les médias sociaux, surtout Twitter et LinkedIn, sont très utilisés pour partager des liens vers des contenus externes. En toute logique, on devrait donc y trouver des posts ou des tweets qui mentionnent des listes de sources intéressantes sur Google Sheets, Airtable et les autres.
les requêtes qui combinent plusieurs termes de recherche (format, nom de site…) ne donnent pas toujours les résultats escomptés, mais élargir la requête peut s’avérer plus efficace. Contrairement à notre recherche précédente sur Google, ici le terme « liste » peut s’avérer fructueux !
Mais sur Twitter, c’est surtout l’échange de liens qui est intéressant et par extension l’opérateur qui permet de rechercher des liens vers un site précis. On pensera donc à formuler la recherche suivante link:airtable.com mot-clé par exemple !
Hormis (OR), (NOT) ou les guillemets droits, les requêtes booléennes ne fonctionnent pas sur LinkedIn. On peut donc faire des recherches thématiques par mots-clés, en y ajoutant les mots list ou database mais pas faire de combinaisons en ciblant précisément les tableurs. Mieux vaut donc cerner des profils à surveiller… et attendre qu’ils partagent une liste comme :
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- Les experts et les acteurs d’un secteur : des consultants, des chefs d’entreprise, des prestataires qui veulent montrer que leur expertise va au-delà d’une liste déjà précieuse et qu’ils distribuent gratuitement ;
- Les chercheurs/ingénieurs : plutôt enclins au partage des sources, les profils scientifiques partagent souvent des ressources utiles (et gratuites !) pour faire avancer la recherche et pour faire la promotion de leur travail.
- Les documentalistes, mais aussi les professionnels de la recherche et de l’OSINT, dont le partage de sources et d’informations fait partie de la raison d’être.
Autres médias sociaux
Les serveurs de Discord ou de Mastodon ou des messageries comme Telegram ou WhatsApp restent difficiles d’accès : les groupes publics sont difficilement identifiables, il est souvent nécessaire d’avoir une invitation pour effectuer une recherche dans un groupe privé, quand il y a un moteur de recherche, il ne prend pas en compte les opérateurs booléens… Le tout pour un résultat qui est rarement à la hauteur du temps passé. Seule exception : Github, qui dispose d’un moteur de recherche performant, accessible librement, et qui fournit des résultats qui vont bien au-delà des listes d’outils techniques !
3è étape : collecte et intégration au livrable

Figure 2 : Liste des investisseurs français en capital-risque, diffusée sur Folk.app dans ses « Famous lists »
Qu’il s’agisse d’une liste de sources, d’outils ou d’entreprises, on pensera tout d’abord à les vérifier et à les trier, avant de les intégrer à son corpus, dans le format qui convient, sous forme de lien à insérer subtilement dans une analyse ou d’un document à placer en annexe, en format texte ou tableau. Ces possibilités dépendentaussi de la nature du document :
Les listes issues de Google Docs sont téléchargeables en format initial, PDF, CSV, TSV («Tab Separated Values») ou HTML, même partagées en « lecture seule » ;
Les listes issues de la plateforme Airtable peuvent être copiées sur son propre espace Airtable (« copy base »), téléchargées en CSV et imprimées (mais pas en PDF !). Il reste donc possible d’importer le CSV téléchargé dans Excel, Google Sheets ou le logiciel de votre choix.
En revanche, sur Folk.app, on ne peut que « partager » les listes en copiant leur lien sur email, Twitter, Facebook, ou LinkedIn.
Notre avis
Pour réaliser notre test, nous avons aussi essayé de retrouver une liste trouvée de façon aléatoire sur LinkedIn. Force est de constater que malgré notre méthode, nous ne l’avons pas retrouvée directement dans nos résultats de recherche. Cette méthode n’est donc pas exhaustive ni infaillible, mais elle nous a toutefois permis d’identifier d’autres listes pertinentes !
Pour éviter de passer à côté de listes de sources partagées sur des tableurs en ligne, on pourra créer des alertes Google avec les mots-clés appropriés (croisant les noms/URLs des tableurs en ligne avec des mots-clés thématiques) ou récupérer des flux RSS depuis les réseaux sociaux grâce à des outils ou fonctionnalités de création de flux !
